
samedi 1 mars 2008
Pamela Hute : Three

dimanche 24 février 2008
Festival Sons d’Hiver #2, Tamar-Kali + Black Rock Coalition Orchestra, Maison des Arts de Créteil, 23 février 2008.
Je me répète peut-être, mais je suis cette année encore, épaté par l’organisation du festival sons d’hiver, qui a, de nouveau, réussi un coup fumant pour cette soirée de clôture de l’édition 2008. La soirée new-yorkaise de samedi a tout simplement été exceptionnelle avec par ordre d’apparition la chanteuse Tamar-Kali puis The Black Rock Coalition Orchestra dans un concert « Salutes to James Brown ». Vraiment, réussir à attirer dans cette banlieue de Créteil des musiciens américains de classe internationale, cela relève de l’exploit. Exploit qui rend malgré tout, criant le manque d’actualité dans cette belle salle de la maison des arts le reste de l’année.
Donc, Tamar-Kali accompagnée de son groupe les « 5ive-Pieces » a assurée une première partie rageuse et franchement emballante. Chanteuse Noire, Tamar-Kali a une voix superbe soul. Ceci pour le fond. La forme, elle déroute, car son groupe est très rock voire même franchement métal. C’est assez étonnant, mais on accroche facilement, car les musiciens sont excellents. Ce mélange est issu d’un mouvement typiquement new-yorkais que l’on appelle l’afropunk. On pense aux BellRays (voir mes messages des 4 février et 4 juillet 2007) ou aux Noisettes (voir mes posts des 19 mars et 12 novembre 2007) mais en version encore plus rentre dedans. Pourtant, sous le déluge de décibels, c’est pourtant de la soul music que l’on entend, le batteur en particulier possède le sens du groove.
Groove, le mot est lâché et la transition toute trouvée pour évoquer la suite de la soirée et le concert hommage au soul brother number one. Derrière son clavier, Gene Williams donne le ton : « Nous sommes tous là pour la même raison, on adore James Brown ». Collectif à géométrie variable fondé en 1985 par Vernon Reid (le guitariste de Fishbone, absent ce soir) The Black Rock Coalition Orchestra est en mission pour remettre le rock n’roll à la place qui lui revient de droit, au sein de la communauté Noire, car sans le peuple Noir, il n’y aurait pas de rock n’roll aujourd’hui. Après avoir rendu hommage à Jimi Hendrix, Sly Stone et Stevie Wonder, le nouveau projet de la Coalition est consacré à James Brown. Et c’est un véritable big band qui a fait le déplacement jusqu’à Créteil. Trompette (Wayne Cobham), saxophone (Roger Byam), batterie (Fred Alias, à la frappe aussi impressionnante que celle de Buddy Miles), clavier, basse (Ron Munroe) et deux guitares. Bien évidemment, pour n’importe quel chanteur, il n’est pas aisé de se glisser dans les mocassins de Mr Dynamite. En sus des deux guitaristes (Michael Hill et Kelvyn Bell), il seront deux (Manchild Black et George Thomas O’Bryant aka GTO) plus une chanteuse (Queen Aminah) a tenter de relever le défi à tour de rôle. Des cinq vocalistes que l’on a entendu, GTO, qui possède une voix qui rugit autant que le moteur de la voiture du même nom, a le timbre qui se rapproche le plus de celui de James. Il est également le plus expansif sur scène et paye de sa personne pour assurer le show : roulades, grands écarts, sprints dans le public, l’athlète a probablement fini la soirée sur les rotules. Queen Aminah est la plus jolie du lot, talons haut et petites robes sexy comme tout, elle est aussi une chanteuse remarquable. Manchild Black a lui eu la faveur de la gente féminine, sa voix évolue plus dans un registre crooner, très émouvante par exemple sur « Try Me ». Musicalement le rendu brownien est impeccable, funky et rageur, aussi bon que les concerts de Fred Wesley (voir mes messages des 14 mai et 1er septembre 2007) auxquels j’ai assisté. J’ai particulièrement aimé « Payback », « Cold Sweat », « It’s a man’s world » (dans une version à tirer les larmes), « I feel good », « Get on the good foot »… Il ne faut cependant pas croire que l’on a assisté à un simple copié/collé. Le groupe s’est vraiment approprié la musique de James et s’est lancé dans des jams impressionnantes, chaque musicien aura ainsi droit à son solo. Cette impressionnante prestation s’est terminée dans la liesse avec « Sex Machine ». Plus personne n’est assis, le concert se termine à cappella et même le batteur s’est emparé du micro, avec pour seul accompagnement les battements de mains du public. Ouah, quelle soirée…
samedi 23 février 2008
Festival Sons d’hiver #1, Massacre, Maison des arts de Créteil, 22 février 2008.
Donc, le trio Massacre est un peu esseulé ce soir. Massacre a été formé au début des années 80 par le guitariste anglais Fred Firth accompagné par le bassiste américain Bill Laswell et le batteur, étasunien également Fred Maher. Leur premier album « Killing Times » deviendra culte, car pendant longtemps il sera le seul du groupe. Ce n’est que depuis 1998 que Laswell et Firth, accompagné d’un nouveau batteur Charles Hayward, ont décidé de réactiver Massacre.
C’est dans l’obscurité et dans un silence quasi religieux, tranchant avec l’ambiance habituelle des salles de concert, que le trio fait son entrée sur scène. Des ronds de lumière crue délimitent la place réservée à chacun. Maintenant, que faut-il retenir de cette heure et demie instrumentale et expérimentale. D’abord des moments de pure mélodie avant que le groupe ne s’engage dans un tunnel sans fin, malstrom sonore indescriptible. Dans une réminiscence zeppelinienne, Firth, les pieds nus, triture ses cordes de guitare à l’aide d’un archer. Bill Laswell, le bonnet sur la tête, donne aussi dans l’expérimentation, j’ai rarement entendu une basse aussi peu orthodoxe. Les trois musiciens sont virtuoses mais le batteur Charles Hayward, m’a réellement impressionné. Il a un jeu très fin et pose des fondations bien utiles aux deux autres qui me semblent un peu barrés. Musicalement Massacre se situe dans des eaux troubles entre finesse jazzy, groove funk et un torrent de guitare noise. J’avoue avoir un peu décroché par moment, tellement ce groupe demande une attention de tout les instants. Ce fut néanmoins une soirée intéressante.
vendredi 22 février 2008
La Leçon de Rock
Je ne sais pas qui est cet huluberlu, mais à mon avis il mérite un oscar, direct ! Enfin à supposer que ce type soit acteur. Quoi qu'il en soit, à force d'énormités, cette leçon toute personnelle sur le rock est hilarante. Un véritable moment d'anthologie (à regarder avec le son).
Et un grand merci à Isa pour m'avoir envoyé cette perle !
Nada Surf, Le Showcase, 20 février 2008.

Quinze jours après la sortie de leur nouvel album « lucky », le trio new-yorkais Nada Surf, est déjà sur le pied de guerre prêt à défendre ce nouvel opus sur les scènes européennes. Le premier concert français de cette nouvelle tournée a donc eu lieu mercredi soir au Showcase.
Situé dans le huitième arrondissement, le Showcase est une salle chic et classe, une des plus belles de la capitale. Dès la sortie du métro on est en pleine carte postale, l’hôtel des Invalides, le Grand Palais, la Tour Eiffel qui à la nuit tombée scintille de mille feux et le pont Alexandre III, sous lequel se trouve le Showcase. En effet, le Showcase est située sous le pont, sur les quais. La salle est toute en longueur séparée en deux par des arcades. Les murs sont en pierre blanche. A gauche des arcades se trouve le bar, un espace lounge agrémenté de tables basses, de fauteuils et de canapés noirs et d’un baby-foot. La vue sur la Seine est époustouflante (pendant le concert, les lumières des bateaux mouches, se reflètent sur les murs) grâce à l’immense baie vitrée, décorée avec de lourds rideaux en velours rouge/bordeaux. A droite des arcades, on trouve la salle de concert à proprement parler, la scène et une fosse, de forme rectangulaire, un peu comme un grand couloir. Comme vous pouvez le voir, pour leur retour sur une scène française, les Nada Surf ont de la chance de pouvoir jouer dans un endroit aussi beau. En fait le problème du Showcase, c’est surtout l’état d’esprit qui y règne. Situé dans les beaux quartiers, l’endroit est majoritairement fréquenté par une clientèle plus bourgeoise que bohème. Le week-end, l’endroit devient une boite de nuit tendance bobo/chic dans laquelle il n’est pas aisé de rentrer, physionomiste à l’appui. Mais ce soir il s’agit d’un concert donc on devrait pouvoir éviter ces désagréments, même si quelques spécimens bobo sont tout de même présents, on se demande bien pourquoi (ils n’en ont rien à battre du groupe) ?
Bref, voilà pour l'ambiance, parlons maintenant de musique. Et sur ce point là, les Nada Surf, n’ont rien à craindre de personne. J’estime personnellement qu’il s’agit d’un des tout meilleurs groupes de rock sur scène à l’heure actuelle. Avec l’aide ce soir d’un clavier d’appoint, un texan dénommé Louis, le trio a démarré sur les chapeaux de roues avec l’excellent disco/pop/rock « Hi Speed soul ». Daniel, le bassiste casquette Gavroche et dreadlocks en vrac, et Ira, le batteur, donnent une assise rythmique impeccable très rock mais tendant parfois vers la disco. En résumé, solide et donnant des fourmis dans les jambes. Matthew, le chanteur guitariste, se colle là-dessus avec une grande maîtrise mélodique. Quand au clavier, son apport est essentiel et apporte une touche plus mélancolique, bienvenue sur les titres les plus lents. L’album « Let go », à mon avis leur meilleur disque, est particulièrement bien représenté (« hi-speed soul », « fruit fly », « killian’s red », « paper boats », « blonde on blonde », « inside of love »…). Quant au dernier album seront joués « See these bones », « Whose authority », « I like what you say » et « Ice on the wing ». Sinon j’ai beaucoup aimé « 80 windows », « What is your secret ?» et le medley « Stalemate/Love will tear us apart » (reprise de la Joy Division). Ajoutez à cela le fait que Matthew et Daniel, s’adressent à la foule dans un français parfait, sans aucun accent, ce qui crée un lien unique entre le groupe et son public et il n’en faut guère plus pour passer une excellente soirée pop/rock.http://www.nadasurf.com/
lundi 18 février 2008
Shake Your Hips ! FNAC Montparnasse, 16 février 2008.



dimanche 17 février 2008
Neil Young, le grand rex, 15 février 2008.
Moi qui avais vu Neil Young deux fois à Bercy, je suis particulièrement heureux de le voir ce soir dans le cadre plus intimiste du Grand Rex. La première partie est assurée par son épouse Pegi Young, excellente dans un registre country-folk. Avant son arrivée sur scène, une voix off nous met dans l’ambiance : « Les chansons interprétées ce soir ayant déjà été choisies par Neil Young, aucune demande ne sera accordée ». Voilà qui a le mérite d’être clair, voilà aussi de quoi alimenter sa réputation légendaire, il est paraît-il aussi aimable qu’une porte de prison et a un caractère de cochon. Bref. Vêtu d’un costume crème et d’une chemise blanche, le Maître fait son entrée sur scène et s’installe sur une chaise au milieu de ses guitares folk et banjos disposées en arc de cercle. Et c’est parti pour un premier set acoustique d’une heure faisant la part belle aux albums « Harvest » et « After the goldrush » (deux des chefs-d’œuvres des années 1970 susmentionnés). « The Needle and the damage done », « From Hank to Hendrix », « Heart of Gold »… L’auteur de ces lignes en a des frissons le long de la colonne vertébrale… Entre les morceaux, Neil semble un peu perdu sur scène, ne sachant quoi faire (il me semble pourtant que les chansons étaient déjà choisies) avant de se déplacer lentement vers l’un des deux pianos et de jouer «A man needs a maid ». Au bout d’une heure, Neil se lève et salue la foule. Mon cœur s’arrête de battre. C’est déjà fini ? Non ce n’est pas possible ! Notre amie la voix-off nous rassure aussitôt, il s’agit d’un entracte de vingt minutes.
A son retour sur scène Neil est accompagné de Rick Rosas à la basse, Ben Keith à la guitare et la lap-steel et du batteur du Crazy Horse, Ralph Molina. La Gretsh prête pour la bataille Neil se lance alors dans un set électrique et sauvage sur les accords de « Mr Soul » et d’enchainer sur « Don’t cry no tears ». J’ai également beaucoup aimé « Oh Lonesome me » et la très rare « Bad fog of Loneliness ». Très bel hommage également a été rendu au guitariste Danny Whitten avec "Winterlong" (qui a été en son temps magnifiquement reprise par les Pixies). Le son est énorme, et Neil semble galvanisé par l’électricité qui lui donne un bon coup de fouet. Ah la riff rageur de « Dirty Old Man ». J’ai par contre été un peu déçu par « No hidden path », extraite du nouvel album, dans une version interminable et, osons le mot, chiante comme la pluie d’environ 20 minutes. Une version fleuve, beaucoup, beaucoup trop longue. Heureusement les rappels nous réconcilient aussitôt avec le Maître, « Cinnamon Girl » et « Rockin in the free world ». La foule est en liesse, hurle à tout rompre et refuse de quitter la salle. Neil revient une dernière fois pour un instrumental. Et voilà, nous sommes dans un monde libre et nous écoutons du rock. Et moi sur ces bonnes paroles, je vais me coucher. Bonne nuit mes biens chers frères, mes biens chères sœurs.
http://www.neilyoung.com/
lundi 11 février 2008
Nada Surf : Lucky

C’est donc avec plaisir que j’ai acheté, la semaine dernière, « Lucky » le nouvel opus du groupe qui vient de sortir. Comme d’habitude, la galette est de qualité, le savoir-faire mélodique du groupe est évident. Les arrangements sont très travaillés avec des cuivres (c’est une première), les cordes et les claviers me semblent avoir pris un peu plus d’importance cette fois-ci. Et toujours cette note subtile entre mélancolie et joie qui sied si bien à la voix de Matthew. Les deux facettes du groupe sont bien présentes tantôt pop/rock à coup de riffs de guitares imparables et parfois sur un registre plus acoustique, plus intime. Nada Surf, c’est un groupe d’artisans au sens noble du terme. Qui, patiemment, taille la pierre et confectionne de parfaits petits bijoux pop. De la belle ouvrage. Félicitations Messieurs.
N.B. : Comme d’habitude, l’album est proposé avec un disque bonus et quatre titres, deux inédits et deux versions acoustiques.
http://www.nadasurf.com/
vendredi 8 février 2008
The Smashing Pumpkins, Palais Omnisport de Paris Bercy, 6 février 2008.



Vu des gradins, la vue est étonnante, une litanie de crânes qui se dégarnissent, comme on l’a vu plus tôt, le temps passe… Entouré par trois inconnus, le guitariste Jeff Schroeder, la bassiste Ginger Reyes et la clavieriste Lisa, le duo a donc égrené pendant plus de deux heures et demi, son répertoire, les vieux tubes et d’autres titres plus obscurs (« My blue heaven », une face B). Le premier titre joué ce soir, Porcelina, nous rappelle cette vérité fondamentale, que le dernier album a tendance à nous faire oublier, les Smashing sont aussi un formidable groupe psychédélique. Le concert fût, à l’image des Pumpkins, des plus variés. J’ai beaucoup apprécié les versions acoustiques de « 1979 » (Billy seul à la guitare folk) et de « Perfect » (Billy à l’acoustique et Jimmy au tambourin). Ce fût un vrai plaisir de réentendre « Try, try, try » ; « Stand inside your love » ; « Today » ; « Bullet with butterfly wings » (aussi rageur qu’au premier jour). Il y eu aussi des surprises et des titres inédits. Par contre, je trouve que les deux compères ont un peu forcé la dose sur « United States », ce titre qui entretien une parenté lointaine avec le « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin, dans une version trop longue et un solo de guitare interminable, la version du disque est nettement meilleure. Au final, ce fut un très bon concert, et il y a une bonne raison pour cela, contrairement à celui de 2000, Billy n’expérimente plus à tort et à travers avec ses chansons. Toute la différence est là.
http://www.smashingpumpkins.com/
mardi 5 février 2008
Steve Earle, la Java, 5 février 2008.

Ce soir, Steve Earle est en concert à la Java, une salle en sous-sol et lieu mythique s’il en est, qui a vu débuté Edith Piaf et Django Reinhardt. De fait, le lieu respire le vieux Paris tel qu’il peint sur les murs de la salle. Un vieux bar avec un comptoir en bois, des colonnes sur la gauche. Le sigle « la java » écrit en carrelage rouge sur le sol quand on arrive. La Java, c’est la survivance d’un Paris qui, hélas, n’existe plus. Steve Earle est accompagné ce soir de sa nouvelle femme (c’est la sixième paraît-il) la chanteuse country Allison Moorer qui assure, en solo, une agréable première partie. Vers les 22 heures, Steve Earle commence son set acoustique avec son harmonica autour du cou. Excellent concert folk, tantôt blues à la guitare Nationale, j’adore le son de cette guitare en métal, tantôt country au banjo et à la mandoline. Vers le milieu du show, un DJ fait son apparition et donne une note plus urbaine (est-ce un effet secondaire de sa récente installation à New York ?) à l’aide de boîtes à rythmes et de scratches pour rythmer l’ensemble. L’amalgame détonne un peu, sans être forcément désagréable, mais il me semble qu’un percussionniste aurait aussi bien fait l’affaire. Mais bon c’est quand même un chance d’avoir pu voir en live Steve Earle (pour moi c’est la deuxième fois) qui, au lieu d’être un mythe vivant, aurait facilement pu rajouter son nom à la longue litanie des trop tôt disparus. Respect.
dimanche 3 février 2008
Paris 70’s

Editions parigramme, 252 pages, 29 euros.
http://www.parigramme.com/
dimanche 27 janvier 2008
Intrigo + Stevans, l’O.P.A, 25 janvier 2008.
Ce fut ensuite au tour de nos amis de Genève, Stevans (voir mes messages des 11 mars et 8 avril 2007 ainsi que l’interview du 13 novembre) de prendre la scène d’assaut, il va de soi. Quel excellent groupe que Stevans qui, une fois encore, a livré une performance remarquable et carrée.
www.myspace.com/chiccaandriollo
www.myspace.com/stevansgroup
http://www.stevans.net/
vendredi 25 janvier 2008
Heath Ledger (1979-2008)


Ce que je viens de vous décrire, c’est la fin du film « Lords of Dogtown » (en aparté, la bande originale est exceptionnelle) et le personnage de Skip est joué par l’acteur australien Heath Ledger. L’acteur qui fut aussi l’un des six Bob Dylan (sous le nom de Robbie Clark) de Todd Haynes dans « I’m not there », le dernier film sorti de son vivant, a été retrouvé sans vie à son domicile de Manhattan mardi dernier. Dernière victime de ce qui semble être une tragique coïncidence à Hollywood. Son décès intervient une semaine après celui de Brad Renfro (Bully, Sleepers, Ghost World) un autre jeune acteur plein d’avenir. Heath Ledger avait 28 ans. Cette petite digression cinématographique avait pour but de lui rendre un dernier hommage. R.I.P.

vendredi 18 janvier 2008
Elvis Perkins : Ash Wednesday

Evidemment, compte tenu de ses antécédents familiaux, de la mort de ses parents notamment, sur laquelle on ne s’attardera pas ici, il aurait été facile pour le jeune Elvis Perkins (voir mon message du 12 novembre) de faire un album sombre et dépressif. Même si son folk ouaté ne le transformera jamais en « King of the night » qui fait fureur sur les dancefloors du samedi soir, son premier album « Ash Wednesday » est remarquable. Cet album ne pouvait mieux commencer qu’avec « While you were sleeping », l’une des chansons les plus fortes du disque, une sorte de mélancolie acoustique éclaircie par quelques par des chœurs « uh oh » pop, le tout piloté par la guitare folk entraînante d’Elvis. A l’écoute du reste de disque on pense d’emblée à un croisement entre Bob Dylan et les arrangements baroques à la Tom Waits. L’album lorgne parfois vers la world music (le violon tsigane d’All night without love), parfois vers la pop façon Nada Surf, Weezer light, « May day I », qui est aussi le titre le plus électrique du disque. « Moon Woman II » nous fait penser qu’il y a un peu d’Elliott Smith et un soupçon de la voix de Jeff Buckley chez cet homme là. « It’s only me », titre folk en solo intégral est le sommet du disque, triste et mélancolique, l’ombre de Nick Drake plane au dessus de cette chanson. Remercions enfin pour finir Elvis Perkins qui nous a gratifié de quelques chœurs en français au milieu d’ « Emile’s Vietnam in the Sky ». Surveillez Elvis Perkins, grand talent en devenir, après des débuts pareils, qui sait ce que cet homme nous réserve pour la suite…lundi 14 janvier 2008
Big John Hamilton : How much can a man take

dimanche 13 janvier 2008
Catherine Howe : What a beautiful place.


Hélas, les choses se passant rarement comme elles le devraient, cet album sombrera corps et âme. Le premier album de Catherine Howe sera également le dernier du label Reflection qui avait eu le bon goût de la signer. De ce fait ce disque sera indisponible durant de longues décennies avant sa réédition en CD en 2007. Ce faux départ caractérisé aura une influence plutôt néfaste sur la suite de la carrière de Catherine Howe. Trois autres albums tout au long des années 70 puis plus rien jusqu’en 2005.
samedi 12 janvier 2008
Evie Sands : Any way that you want me


lundi 7 janvier 2008
Karen Dalton (1938-1993)



Née dans l’Oklahoma en 1938, Karen Dalton est arrivée à New York en 1960. Contrairement à ses contemporains de la scène folk, elle n’est ni auteur, ni compositeur. Son répertoire est exclusivement composé de reprises. Elle est, par ailleurs, mal à l’aise en studio. Aussi, Karen a bien du mal à convaincre une maison de disque de la signer et vit un temps dans une communauté hippie du Colorado. Il faudra toute la force de persuasion du producteur Nikolas Venet pour la convaincre d’entrer en studio. Après plusieurs tentatives et autant d’échecs, son premier album « It’s so hard to tell you who’s going to love you the best » sort en 1969, neuf longues années après son arrivée à New York alors que ses copains des débuts sont déjà des stars confirmées. L’album a été, selon la légende, enregistré en une seule session d’une journée. Ceci explique certainement « l’aridité » (ceci n’est pas une critique) du disque. Guitare acoustique, basse, quelques guitares électriques et percussions discrètes. Et c’est tout. Pourtant il n’en faut pas plus pour que la magie opère. Le timbre habité de Karen et les arpèges de guitare font le reste. L’album est court et dépasse à peine la demi-heure, cependant cette dernière laisse une empreinte durable. L’album, accompagné d’un DVD regroupant quelques courts reportages que lui ont consacré l’ORTF ressort au milieu de l’été 2006 (l’auteur de ces lignes à appris l’existence de Karen Dalton en lisant Rock & Folk à la plage). C’est alors un succès aussi tardif qu’insoupçonné. Les sorties se sont succédées depuis. Son deuxième album « In my own time » (1971) est réédité dans la foulée suivi au milieu 2007 d’un concert inédit des années 60 (pas encore écouté).
Le deuxième album de Karen Dalton, « In my own time » sort en 1971. C’est aussi son dernier disque. Comparativement à son précédent effort, « In my own time » est un album plus « produit ». Les guitares sont toujours acoustiques mais cette fois il y a des batteries, de l’orgue, du violon et même des cuivres. Cette fois-ci Karen, qui ne compose toujours pas, pioche à la fois dans les répertoires country traditionnel (« Katie Cruel », « Same old man »), blues et même soul. L’album comprend deux belles reprises des classiques « When a man loves a woman » et de « How sweet it is », le standard de la Motown. Le digipack assez luxueux du CD est accompagné d’un livret dans lequel Lenny Kaye (le guitariste de Patti Smith), Nick Cave et Devendra Banhart se répandent en louanges. C’est bien mais c’est un peu tard. Karen Dalton est morte en 1993 à 55 ans dans la rue New Yorkaise, complètement démunie et sans domicile fixe…
dimanche 6 janvier 2008
Alela Diane : The Pirate’s Gospel

samedi 5 janvier 2008
Patti Scialfa : Play it as it lays

http://www.pattiscialfa.net/
mercredi 2 janvier 2008
Après le Déluge de Robert Polidori.

Pour quiconque a un jour connu la folle euphorie d’un samedi soir sur Bourbon Street, ce livre serre le cœur. Car, plus de deux ans après la tragédie, la Nouvelle-Orléans souffre toujours et à toujours besoin de nous (entre autres), les lointains cousins français. Plus de la moitié des habitants de la ville sont toujours en exil et, vraisemblablement, 200 000 personnes ne retrouveront pas leur domicile. Certes l’ouvrage est dispendieux (environ 72 €) mais une partie des revenus est reversée à l’association Tipitina’s Foundation, destinée à réhabiliter le vie musicale à la Nouvelle-Orléans ainsi qu’à la radio WWOZ afin de sauver toutes ces formidables musiques issues de Louisiane.
mardi 1 janvier 2008
LOVE IS THE SONG WE SING – San Francisco Nuggets 1965-1970

Tout est résumé dans le sous-titre « San Francisco Nuggets 1965-1970 ». C’est à une exploration en profondeur de la scène musicale que l’on nous invite. Une « time-capsule » à savoir un lieu et une époque donnée. Alors évidemment toutes les stars que vous connaissez sont là : Janis Joplin (en solo ou avec Big Brother), Santana, Steve Miller band, Sly Stone, Quicksilver, le Grateful Dead ou bien encore le Jefferson Airplane et Country Joe & the Fish. Mais pas seulement. Les 77 titres compilés ici nous ouvrent bien des perspectives et permettent d’élargir largement le spectre. On y trouve d’abord quelques curiosités, The Great Society dont la chanteuse, une certaine Grace Slick trouvera la gloire avec Jefferson Airplane ou bien encore The Warlocks qui n’est autre que la première mouture du Grateful Dead. Il y a ensuite les incongruités comme Blue Cheer qui ont inventé le heavy-metal (qui s’en souvient ?), les flamin’groovies qui ont fait la même chose avec le punk ou bien encore The Bells qui apportent une touche jazzy franchement inattendue (la remarque vaut également pour le groupe Mother Earth). Ce qui au passage permet de démonter bien des idées reçues sur la scène de San Francisco de l’époque et témoigne surtout du bouillonnant bain de créativité qui régnait sur la baie dans ces années-là.
Et il y a enfin les véritables surprises, les groupes qui auraient bien mérités de percer. Moby Grape et son excellent folk-rock psychédélique. Les Sons of Champlin et leur étonnant rythm & blues psychédélique. Les survoltés Count Five, les très intéressants Chocolate Watchband, It’s a Beautiful day et Youngbloods…
Ecoutez les disques, faîtes brûler un bâtonnet d’encens et feuilletez les 120 pages du livret regroupant une bonne centaine de photos vintage. Et voilà vous y êtes San Francisco est à vous ou presque. Plus qu'un coffret, un voyage, un trip ultime. Peace, Love, Respect, Unity. Happy new year & best wishes for 2008.
http://www.rhino.com/
dimanche 30 décembre 2007
She Wants Revenge : « This is forever ».

http://www.shewantsrevenge.com/
www.myspace.com/shewantsrevenge
samedi 29 décembre 2007
The Dilettantes : 101 Tambourines

mardi 25 décembre 2007
lundi 24 décembre 2007
Rouda : Musique des lettres.

http://www.rouda.fr/
mardi 18 décembre 2007
Bruce Springsteen & The E-Street Band, Palais Omnisport de Paris-Bercy, 17 décembre 2007.
La salle est donc pleine comme un œuf, et ce jusqu’au plafond. La taille de la scène a même été réduite pour permettre à des spectateurs de prendre place sur les gradins derrière la scène, qui sont habituellement interdits au public. De fait, on assiste à un concert près du public, sans décor particulier, simplement rock n’roll.

Une musique de fanfare, se fait entendre pendant que le public patiente. « Bonsoir Paris, ça va ? » demande Bruce, qui a fait des progrès en français, à la foule. Et le E-Street Band d’enchaîner sur le nouveau single « Radio Nowhere ». Ils sont neuf sur scène et je suis désolé de le dire, mais le E-Street Band c’est quand même une sacrée bande de bourrins. Surtout le batteur, Max Weinberg, raide comme la mort derrière son kit, il joue avec les avants bras, sans aucune souplesse de poignet. Aucun swing ni groove mais un débit de sulfateuse. Un jeu dénué de feeling mais tout en puissance. Mais ne soyons pas bégueule car le concert fut excellent. Parmi les grands moments, « Reason to believe » transformé en boogie-blues avec une intro à l’harmonica (jouée par le Boss) à couper le souffle, « The River », pour le coup délicate et pleine d’émotion et « Because The Night », composée pour Patti Smith et que Bruce a longtemps refusé de jouer. Et puis il y a eu aussi les tubes « Born to run », ah… Le saxo du « big man » Clarence Clemmons… « Dancing in the dark » avec en guest Elliott Murphy (voir mes posts des 14 et 17 mars), « She’s the one »… Le concert s’est achevé dans une atmosphère de liesse, sous le feu nourri des applaudissements. Pour le dernier rappel les membres du groupe ont revêtu des bonnets de Père Nöel, à l’exception de Bruce qui a choisi une version Stetson dudit bonnet et ont interprété un « Santa is coming to town » parfaitement raccord avec la saison. Au final, même si Springsteen m’a paru par moments un peu fatigué, on a passé une excellente soirée avec l’un des derniers « King » du rock n’roll. Thank you man !
Je profite de la présente pour souhaiter un excellent rétablissement à l’organiste Danny Federici, membre du E-Street Band, et absent sur cette tournée pour raison de santé.
http://www.brucespringsteen.net/
vendredi 14 décembre 2007
LuTTès

Aujourd’hui coup de projecteur sur LuTTès (Voir mes messages des 10 et 13 février ) ; quatuor francilien aux prestations scéniques intenses. LuTTès c’est Grégoire Van der Elst à la guitare et au chant, Chadi Chouman à la guitare, Romain Speiser à la batterie et Julie Poudou à la basse. Faisons un peu mieux connaissance avec ce groupe originaire du neuf-quatre (le Val de Marne comme l’auteur de ces lignes !)...
1) Comment est né le groupe ? Est-ce que vous pouvez nous parler de vos débuts ?
LuTTès : Le groupe est né suite à l'initiative de Greg, le chanteur, qui voulait créer un projet solo de ses chansons, puis l'envie de monter un groupe est venue toute seule, ne souhaitant pas être seul impliqué dans le projet. Il contacte Julie, avec qui il a joué dans un autre groupe pendant 4 ans. Son ami Renaud, batteur, le rejoint également. Après avoir entendu parler de ses talents de guitariste, Greg contacte Chadi pour lui proposer de rejoindre le trio. C'est un an après que Romain, rejoint LuTTès à la place de Renaud.
2) Lors du concert en février dernier, j'ai été surpris par la diversité de vos influences, du jazz manouche, du hip-hop, du rock...
LuTTès : En effet, LuTTès a beaucoup d'influences différentes ! Le chanteur vient de la chanson française et du rock, Romain le batteur est très influencé Jazz et autres rythmes du monde, Chadi par le jazz manouche, la musique tzigane mais aussi la chanson, le rock, le punk... Quant à Julie, influencée Rock, Jazz rock, reggae...
3) Etes-vous de grands lecteurs ?
LuTTès : Oh oui tous autant que nous sommes ! Et tout autant que nos influences musicales, nous sommes intéressés par divers styles de lectures, intello, Luttès ?? lol
4) Comment décririez-vous votre univers ?
LuTTès : Très dur, notre univers est indescriptible !! Car nous ne voulons pas être ancré dans UN univers mais restons ouvert à plein de choses ! De par les influences de chacun, l'univers de LuTTès est vaste ! Quelques ingrédients : du rock puissant, des textes inspirés et habités, de l'humour et des mélodies entêtantes... Nous essayons, dans le paysage musical d’aujourd’hui, d’être un trait d’union entre chanson française et rock.
5) Ou en êtes-vous de l'enregistrement de votre premier album ?
LuTTès : Ah.. toujours en quête de partenaires pour le sortir cet album, après une collaboration avec les Studios de la Seine, nous recherchons une distribution pour continuer cette aventure. Nous avons sorti un premier 4 titres issus du futur album pour nous permettre de démarcher.
6) Une dernière question pour Greg (le chanteur/guitariste NDA), comment va ta folie ?
Julie Poudou (basse) : Je répondrai pour lui... Toujours aussi fou et c'est comme ça qu'on l'aime ! En ce qui concerne la folie générale du groupe... De plus en plus intéressante, les prochains morceaux en sont la preuve !
Propos recueillis par email le 14 décembre 2007.
Un grand merci au groupe pour sa gentillesse et sa disponibilité.
Pour en savoir plus sur LuTTès n'hésitez pas à visiter le myspace du groupe.
jeudi 13 décembre 2007
Ike Turner (1931-2007)

Ike Turner, ex-mari de Tina, guitariste, pianiste, compositeur est décédé ce matin. En dehors d’une vie conjugale plutôt agitée et toutes sortes de déboires extra-musicaux, Ike Turner est un homme clé de l’histoire de la musique Afro-Américaine de ces quarante dernières années. Producteur, talent-scout, il a contribué aux débuts de carrières de nombreux bluesmen, B.B King, Howlin’Wolf, Elmore James et Little Milton. C’était aussi un pionnier du rock n’roll, avec son groupe les Kings Of Rythms et leur tube « Rocket 88 ». Né à Clarksdale (Mississippi), il est décédé dans son sommeil à son domicile près de San Diego (Californie). Le co-auteur, avec Tina, du fabuleux "River Deep Mountain High" avait 76 ans. R.I.P.
Quelques vidéos d'Ike sont disponibles ici.
lundi 10 décembre 2007
Mick Hart : « Finding Home »

http://www.mickhart.com.au/
www.myspace.com/mickhartmusic
lundi 3 décembre 2007
Nathaniel Mayer, La Maroquinerie, 2 décembre 2007.

Bref, l’assistance est plutôt clairsemée en ce dimanche soir, Mayer est loin d’avoir fait le plein. A peine une dizaine de personnes traînent dans la fosse de la Maroquinerie (une salle de 500 places). On croise Monsieur Mayer sur le côté de la salle, on se sert la main :
- Monsieur Mayer, c’est un honneur…
- C’est comment ton prénom ?
- Régis et voici mon frère Thomas. J’adore le nouvel album…
- Why don’t you give it to me ? Tu sais petit, c’est la vérité, la vraie vie, Why don’t give it to me ? Ca arrive tous les jours…
- Oui, c’est de la soul music…
Et voilà c’était la leçon de vie de Monsieur Nathaniel Mayer. Un peu plus tard, alors que la salle s’est un peu remplie, le concert commence. Trois musiciens, basse, batterie et guitare, tous trois portant des lunettes, vêtus de jeans, baskets et de tee-shirts à l’effigie du patron. La musique commence, le guitariste le crâne dégarni mais les cheveux longs portant bouc et lunettes à la John Lennon s’approche du micro : « Ladies and gentlemen, from Detroit, Michigan, Nathaniel Mayer » ! On s’y croirait. Mayer fait alors son entrée en scène, claudiquant, marchant à l’aide d’une canne, mais classe dans son costard blanc et chemise bordeaux en soie. Malgré son age et avec tout le respect que je lui porte, Nate, entre-nous soit dit, c’est quand même un sacré lascar. A peine arrivé sur scène il pointe du doigt une jeune pépette en jupe sexy : « Hey young lady, i want dance with you ! » et de la fixer du regard pendant toute la chanson du même nom. La nénette ne sait plus où se mettre. Puis il s’attaque à une autre proie : « Shake your Booty ! ». Avant de la pointer du doigt durant sa nouvelle chanson : « Why don’t you give it to me ? » puis de désigner le mec de la donzelle « You give it to him, she’s making you an happy man »…
Bon arrêtons avec les grivoiseries, par ce que sur scène ça avoine grave ! Détonnant le cocktail blues/soul/rock n’roll. Les musiciens sont particulièrement efficaces, le groupe est très soudé autour du boss en particulier durant son tube de 1962 « Village of love » (« la chanson sur laquelle vous avez été conçus »). Après une trop courte heure d’excellent concert, la soirée s’achève dans la confusion. Nate quitte la scène : « Je reviens dans dix minutes, ne bougez pas, j’ai besoin d’un verre ». En fait la pause s’éternise, Nate improvise une séance de dédicaces près du bar. Les musiciens sont en place pour reprendre quand un employé de la salle débarque : « Ah, non c’est pas possible ! » et de mettre en route un disque. Sur scène c’est la stupéfaction, les musiciens se regardent, s’interrogent du regard, personne ne sait quoi faire. Puis obtiennent de haute lutte le droit de jouer un rappel et commencent à jouer alors qu’un disque est toujours diffusé. Finalement cette bande de petits malins réussira à enchaîner deux morceaux. Et c’est donc sur cette demie fausse note que s’achèvera cette formidable soirée. Maximum respect à Monsieur Nathaniel Mayer qui a assuré malgré sa santé défaillante, qui trahit les années à courir après le pognon.
dimanche 2 décembre 2007
J.J. Cale : Rewind

Dès le début on est dans l’ambiance sudiste, voix traînante, rythme paresseux, arpèges folk. Quelques arrangements country « Waymore’s Blues » ; « My Baby and Me » ou piano jazzy « Guess I Lose » ; « Out of style » viennent égayer les chansons. Le disque est composé pour une bonne part de reprises de Leon Russell, Randy Newman, Waylon Jennings et plus étonnant d’Eric Clapton, qui a construit sa gloire dans les années 70 grâce à des reprises de Cale (Cocaïne…). Les deux hommes ont d’ailleurs récemment collaboré ensemble sur le disque « The road to Escondido ». A bientôt 69 ans (il les aura le 5 décembre prochain) J.J. Cale ouvre les archives d’une œuvre épicurienne et tellurique en forme d’hymne à la gloire de la paresse. Ça fait aussi du bien, parfois.
http://www.jjcale.com/


