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jeudi 21 août 2025

Tami Neilson : « Neon Cowgirl »

 


Depuis sa Nouvelle-Zélande d’adoption, la Canadienne Tami Neilson construit, album après album, un corpus des plus attachant dont la nouvelle itération est sortie au début de l’été. Solidement ancrée dans une tradition musicale séculaire typiquement étasunienne, qui va du country & western au rockabilly, Miss Neilson ne se prive pas de quelques pas de côté vers la pop (« Borrow my boots ») ou la soul music (« Love Someone »). C’est ainsi, chez elle, la musique est considérée comme un tout indivisible, peu importe les considérations de style, rien ne compte plus que l’émotion véhiculée et la justesse de l’interprétation. En l’espèce, l’auditeur sera plus que servi et ce nouvel effort s’écoute comme un grand huit émotionnel, émouvant (« Keep On », « Foolish Heart », « Loneliness of love ») ou euphorisant (« Heartbreak City, USA » ; « You’re gonna fall » en duo avec l’excellent JD McPherson). Le talent vocal exceptionnel de Tami Neilson trouve ainsi l’écrin parfait, propre à faire briller de mille feux l’aspect protéiforme de sa voix. Un nouvel album hélas enregistré sans son frère, fidèle guitariste, auquel le disque est dédié alors « qu’il était endormi ».

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vendredi 20 juin 2025

Tami Neilson, New Morning, 19 juin 2025

C’est dans un New Morning étouffant sous la chaleur et devant un public autant en nage que les artistes sur scène que Tami Neilson a fait son retour, trois ans après un passage au Balajo et à quelques semaines de la sortie de son très prometteur nouvel album « Neon Cowgirl » (sortie le 11 juillet), dont plusieurs extraits furent joués. Entourée par un merveilleux groupe de musiciens, au touché et au feeling impeccable, la chanteuse a fait montre de l’étendue de son talent. Un peu de country et un peu de rockabilly, pour un rendu soul à 100 % : quelle voix à faire frissonner la colonne vertébrale, quel charisme ! Très à l’aise avec ou sans son harmonica et sa guitare, Tami Neilson habite la scène d’une façon unique avec un sens de l’humour imparable. Et le public le lui rend bien, chaude ambiance (dans tous les sens du terme) ! Une artiste authentique. Tami Neilson, la garantie d’une soirée réussie !







jeudi 1 septembre 2022

Tami Neilson, Le Balajo, 31 Août 2022.

 

C’est dans le cadre incroyablement suranné du Balajo, le dernier dancing rock’n’roll de Paris, ouvert en 1936, que l’on a pu, enfin, découvrir sur scène la formidable Tami Neilson (et son sens de l’humour), en provenance directe de Nouvelle-Zélande. La piste de danse occupe la majorité de l’espace, tout autour sont installée tables et banquettes, la scène minuscule occupe un coin, juste à côté d’un pole pour la danse. C’est un peu le problème de l’endroit, pas vraiment étudié pour accueillir un concert, la scène reléguée dans un coin semble plus pensée pour un groupe accompagnant les danseurs. Mais peu importe, Tami se fond dans le décor, resté dans son jus. Le groupe qui l’accompagne se résume à sa plus simple expression : un batteur et un guitariste (son frère Jay Neilson). Tami quant à elle, joue de l’harmonica sur le premier titre et assure la rythmique à la guitare acoustique la plupart du temps. Mais surtout Tami chante ! Et sa voix est d’une puissance incroyable et tutoie les sommets d’émotions (il est rageant d’entendre certains discuter pendant ces moments particulièrement émouvants). Un peu de rock’n’roll, un peu de country, beaucoup de soul au sens large, cf. la reprise de « It’s a man’s man’s man’s world » de James Brown dont Tami changeât les paroles pour mieux coller à ses préoccupations, voici la recette magique de la chanteuse aux influences aussi sûres que bien digérées. Enfin, sa voix incroyable a séché le public sur place, surtout dans les titres quasiment à cappella, sur un simple accompagnement rythmique (cf. « Queenie, Queenie »). Excellent.

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mercredi 3 août 2022

Tami Neilson : « Kingmaker »

 


Situé dans un croisement particulier et bien à elle, ce nouvel effort de la chanteuse plonge l’auditeur dans un voyage imaginaire infini en passant par tous les états. Il y a tout d’abord sa voix, tellement puissante et évocatrice, qu’une tornade pourrait être baptisée de son nom en forme d’hommage. Et quel hommage ! Son organe est si puissant qu’elle le module à l’envi en s’adaptant à tous les styles, énergique (« Kingmaker ») ou langoureux (« Beyond the stars »). C’est quasiment intrinsèque à sa musique, Tami Neilson est protéiforme et passe de la soul (« Green Peaches » qui sonne comme un inédit du regretté Tony Joe White) au pur rock’n’roll (« Mama’s Talkin’ » ; "Ain't my job"), sans oublier une touche western, pour le plus grand bonheur de nos oreilles. C’est ce dernier aspect qui se révèle le plus prégnant sur ce nouvel effort. Mais il s’agît avant tout de clarifier le risque de confusion entre country et western. On ne doute pas que la country fasse partie des influences de la chanteuse (cf. « King of Country Music ») mais un titre comme « Baby you’re a gun » évoque plutôt les grands espaces de manière cinématographique, comme la bande originale d’un film, un western naturellement, restant à tourner. Mais qu’importe l’idiome le rythme, le swing, reste la principale préoccupation de l’artiste qui enchaîne les perles toutes aussi entraînantes les unes que les autres. S’il est question de « King » dans le titre, ce nouvel effort, dans un monde parfait, devrait faire d’elle une « Queen ».

En concert le 31/08 au Balajo.

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samedi 6 février 2021

Tami Neilson : « Chickaboom deluxe edition »

 



Pour tous ceux qui ont raté l'album de la chanteuse, une véritable éclaircie en 2020, voici une merveilleuse session de rattrapage qui nous est offerte avec cette édition deluxe. Ce nouvel album voit la Canadienne, Néo-zélandaise d'adoption, d'humeur rétro entre rockabilly (« Queenie, Queenie », haute voltige rythmique) et country-western (« Hey bus driver » ; le langoureux « Sleep »). Autant de genres permettant à la chanteuse de faire montre de son exceptionnel talent d'interprète lui permettant de briller dans un registre rentre-dedans (cf. le rageur « Call your Mama ») convenant à merveille à son coffre hors-norme. Une chanteuse de haut-vol mais aussi une fine plume, parsemant ses chansons d'anecdotes croustillantes transpirant le vécu. La palme revenant à cet incroyable « Ten tonne truck » faisant effectivement l'effet d'un semi-remorque pris en plein poire laissant l'auditeur KO pour le compte. Enfin, cette édition deluxe présente en bonus cinq chansons enregistrées en live issus de l'album ou des enregistrements précédents de la chanteuse (« A Woman's Pain » issu de l'album « Sassafrass ! »). Loin d'être insignifiantes, ces versions enregistrées en concert apportent un éclairage différent, plus soul (« You were mine »), sur le talent de l'artiste. Un road-trip en plein patrimoine musical étasunien qui fait du bien !

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lundi 10 août 2020

Tami Neilson : « Sassafrass ! »





Canadienne de naissance mais installée en Nouvelle-Zélande, la chanteuse Tami Neilson possède un grain de voix puissant, fort expressif, une qualité fort à propos sur la scène soul où les disparitions tragiques, d'Amy Winehouse ou de Sharon Jones, laissent de nombreux fans orphelins, petits cœurs éplorés qui trouveront dans cet album largement de quoi se consoler. Cet album, justement, mérite que l'on s'y attarde ! D'aucuns, et à juste titre, peuvent regretter un certain conformisme de la scène soul actuelle, surtout soucieuse de coller au plus près d'une esthétique, indépassable, hérité des années 1960. Un reproche, assez commun, que Tami se charge de souffler d'un râle puissant de sa voix rauque. Sans perdre de vue l'esthétique vintage, la musique de Tami ressemble à un shaker géant dans lequel la chanteuse a secoué ses vinyles préférés, de la soul (la langoureuse « One thought of you ») au rockabilly ("Kitty Cat"), un soupçon de country (« A Woman's pain » ; « Somking Gun ») et pointe de tropicalisme latin pour l'aspect festif (« Bananas ») en sus. Un mélange un peu dingue mais frais et énergisant ! Superbe !