Affichage des articles dont le libellé est CEYLON. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CEYLON. Afficher tous les articles

mardi 11 février 2020

Ceylon : « Où ça en est »



Avec son titre en forme de question, le duo composé de Louise et Tristan (on suppose que c'est eux sur la pochette) nous pose une interrogation fondamentale derrière son aspect tout bête. Où ça en est ? On est en droit de se poser la question et pour un bon petit moment encore alors que l'on part à la découverte de l'univers singulier du duo. D'obédience psychédélique, un genre en vogue dans nos contrées à l'heure actuelle, la musique de Ceylon aime les détours plutôt que les chemins sagement balisés. Inspirée par la musique de film, le duo aime à étirer ses compositions sur la longueur (seulement 6 titres sur ce premier effort) le temps de trouver les fameux détours évoquer plus avant. Et autant d'occasion d'alterner plages contemplatives et planantes (« Où le mal II », formidable) et brusques accélérations (des guitares, de la batterie), les potards flirtant dangereusement, intensément, avec la zone rouge (« Le Cinq » ; "Hamlet Roi") ; il nous semble même entendre un bout de jazz içi (« Où le mal I ») et là (« Le Cinq »). Loin d’éclaircir le mystère, les textes cryptiques, majoritairement en français svp, rajoutent une couche supplémentaire. Et avec ça on en est où mon ami ? Toujours dans la merde très cher, oui, dans la merde, mais avec un super album à écouter ! 

https://www.facebook.com/ceylonlatranse/

vendredi 15 mars 2019

CEYLON



Alors que la musique de Ceylon s'échappe des enceintes telle les volutes d'une substance litigieuse, on réalise alors, à ce moment précis, qu'il sera une nouvelle fois question des années 1960 et de psychédélisme sur ce blog. Mais avec grand plaisir ceci étant. Car si le genre susnommé a été revisité plus souvent qu'à son tour au cours des dernières années, le jeune groupe toulousain, qui sort son premier EP, franchit le Rubicon à son tour, avec conviction, prenant le sujet à bras le corps. Alors que les titres défilent, plongeant l'auditeur dans un univers onirique, on prend conscience que ces musiciens n'ont finalement pas peur de grand-chose. Ni des chansons à rallonge s’étendant au-delà des quatre minutes réglementaire provoquant une transe contemplative aiguë chez l'auditeur (cf. « We Cry »). Et pas plus des clichés qui ne manqueront pas de leur tomber dessus parce qu'ils ont l'outrecuidance d'utiliser un sitar (ou, du moins, quelque chose d'assez ressemblant). Et enfin parce qu'ils ne sont pas effrayés non plus par le fait de chanter en français le temps d'un titre assez pop, yéyé, primesautier (cf. « Ceybon ») ce qui ma foi, est assez rare pour être souligné. Tel un miroir déformant, à cette immédiateté de façade, le groupe oppose une facette plus expérimentale, planante voire franchement barrée (l'outro de « We Cry », « Marées Mortes »). Preuve que les Toulousains ont plus d'un tour dans leur sac, voire éventuellement, plus d'une substance dans l'organisme. A découvrir. 

En concert le 2 avril à Paris (L'international)
https://www.facebook.com/ceylonlatranse/