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vendredi 14 avril 2023

Blackfeet Revolution : « Désordre »

 


On les avait perdus de vue depuis un moment et c’est un avec un immense plaisir, ne boudons pas notre joie, que l’on retrouve le duo et, pour la première fois, en français. Car si musicalement, le duo reste fidèle à un rock’n’roll brut de décoffrage, aux effluves garage et surf (« Sensation »), carré et efficace, ce nouvel EP marque une évolution notable pour le groupe. Est-ce la maturité acquise avec les années ou simplement l’utilisation du français qui donne un supplément d’âme bienvenu aux textes, incarnés avec une grand acuité ? Quoi qu’il en soit, le duo ici marie le fond et la forme. Des paroles profondes s’interrogeant sur la marche du monde, sans se prendre trop au sérieux non plus, et un rock’n’roll puissant à la répétition entêtante (cf. « Vivre ») qui donne des fourmis dans les jambes. Recette gagnante.

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https://blackfeetrevolution.bandcamp.com/





mercredi 23 janvier 2013

Blackfeet Revolution




Découvert en première partie des Rival Sons il y a quelques mois, les Blackfeet Revolution sont un duo guitare/batterie pratiquant un rock garage déjanté soufflant fort sur les braises du blues. Tout cela n’est pas sans rappeler les Black Keys et autres White Stripes et c’est un peu la limite du projet. Car pour le reste, les Blackfeet Revolution ont accouché d’un petit maxi (cinq titres) bien rock n’roll comme on les aime (« Frogs on fire », « Make me you man » démentiels !). Il faut dire que le duo a mis les petits plats dans les grands pour arriver à ses fins. Le son est énorme, la production impeccable. La batterie pulse (« Liar »), les guitares déchirent et les arrangements, si ils se font discrets sont toujours à bon escient (les chœurs féminins sur « Frogs on fire »). Bref l’écrin est parfait pour mettre en valeur leurs qualités de musiciens et ils en ont. La batterie groove et cogne fort sans jamais sonner bourrin. Le guitariste développe un style intéressant, entre sens du gros riff et des motifs entêtants avec une alternance entre passages calmes et violents qui n’est pas sans rappeler des bons souvenirs (l’album « nevermind » de Nirvana). Même le chant dans la langue Shakespeare est de bon niveau. Au final, ce maxi vaut le détour, en attendant que ces promesses soient confirmées sur la longueur d’un album…

mardi 30 octobre 2012

The Blackfeet Revolution + Rival Sons, Le nouveau Casino, 29 octobre 2012.




Un petit mot pour commencer sur The Blackfeet Revolution a qui est dévolue la première partie. Le duo guitare/batterie, évolue dans un registre où se télescope blues, hard rock et dynamique punk avec une alternance entre passages calmes et gros son. Puissant et exécuté à la perfection l’ensemble manque toutefois encore un peu de personnalité et a bien du mal à sortir de la tutelle des Black Keys (à l’époque des premiers albums) et autres Black Box Revelation. Une simple question de maturation sans doute…

C’est ensuite que déboule sur scène, la grosse affaire de la soirée, le quartet californien Rival Sons qui est probablement la plus efficace machine à rocker apparue ces trois dernières années. L’inspiration des Rival Sons vient du hard rock des années 1970 et à bien des égards, le groupe n’est pas sans rappeler Led Zeppelin. La musique est un subtil équilibre entre blues et hard rock agrémenté de soli de guitare psychédéliques et ménageant un groove subtil de la section rythmique, sans aller jusqu’à la soul (à la différence des Bellrays par exemple), disons que la black music ne semble jamais bien éloignée de leurs préoccupations. La voix du chanteur, Jay Buchanan rappelle un peu Chris Robinson (The Black Crowes) voire éventuellement Jim Morrisson sur les passages les plus psychés. Mais surtout les Rival Sons sont de monstrueux instrumentistes, des requins, des tueurs. Un peu trop même, tellement pro que tout cela semble un peu suspect. Des virtuoses, d’expérience, probablement plus si jeunes que cela… Quoi qu’il en soit, tout est parfaitement en place. Pendant une bonne heure et demie, on a pu ainsi revivre (enfin presque) les grandes heures du rock des années 70, notons au passage un beau croisement de générations dans la salle pleine comme un œuf du nouveau casino. Les Rival Sons, votre nouveau groupe préféré…