Affichage des articles dont le libellé est Twin Peaks. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Twin Peaks. Afficher tous les articles

samedi 16 mai 2020

Twin Peaks : « Lookout low »



Le groupe chicagoan (sans aucun rapport avec David Lynch) que l'on avait connu autrefois pourvoyeur d'un rock garage déchaîné met la pédale douce sur son nouvel effort, le quatrième du groupe. Toujours ancré dans les années 1960, la musique de Twin Peaks semble avoir mis le cap à l'ouest, la Californie dans un endroit imaginaire, rêvé par le groupe, quelque part entre Haight-Ashbury (San Francisco) et Laurel Canyon (Los Angeles). Plein de jolies mélodies à reprendre en coeur ce nouvel album fait de la place à de nouveaux instruments, tel que le piano (acoustique comme électrique), et à des harmonies vocales à faire pâlir d'envie qui vous savez. Posé, calme et relaxant, acide et psychédélique, ce nouvel album a pour modèle esthétique des formations telles que Crosby, Stills, Nash & Young ou Moby Grape, autant de groupes légendaires dont Twin Peaks reprend le flambeau avec classe et inspiration. Excellent. 

https://fr-fr.facebook.com/twinpeaksdudes/



lundi 20 avril 2015

Twin Peaks : « Wild Onion »




Plongeant la tête la première dans le garage rock des années 1960, le nez entre les compiles Nuggets et l'intégrale de Ty Segall et de Thee Oh Sees pour la touche moderne, Twin Peaks (aucun rapport avec la série télé de David Lynch) ressort avec un effort compilant la bagatelle de 16 titres dépassant rarement les trois minutes. L'affaire est pliée en quarante minutes, c'est dire ! Se distinguant du premier combo punk venu, Twin Peaks, dont les membres sont à peine sortis de l'adolescence, trouve l'inspiration aussi bien dans le psyché (« Strange World », « Stranger World ») que dans la pop ensoleillé des années 1960 (« Making Breakfast », « Sweet thing », « Ordinary People »), ces derniers titres sonnant un peu comme des Beach Boys passés à la moulinette punk ; « Fade away » nous rappelle bruyamment les racines bruitistes de la chose. S'il ne fallait retenir qu'un titre (difficile!), notre cœur balancerait certainement du côté de « Telephone », dont l'accroche power pop bien envoyée a tout du tube potentiel. Faisant de son agrégat d'influences sa richesse potentielle, le quatuor Chicagoan brille lorsqu'il s'agit de mélanger le tout passant d'une attaque démentielle de guitare à un pont acoustique (« Flavor »). Bien envoyé, varié, efficace, noisy mais planant, ce deuxième album tout à fait honorable ressemble au résumé de la journée de quatre musiciens bipolaires. Emotions fortes garanties...