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samedi 6 avril 2013

Rival Sons, Le Trabendo, 30 mars 2013.




Une des plus fines formations du moment, les Rival Sons font revivre les grandes heures du hard rock et du rock n’roll garage des années 1970. Il suffit pour s’en persuader d’observer la foule bigarrée composant le public réuni au Trabendo en ce samedi soir. Un public inter générationnel, où tous les âges se croisent, certains portant cheveux blancs et tee shirts à l’effigie des grands noms du rock du passé, alors que le groupe n’existe que depuis quelques années seulement. Dans les faits, les Rivals Sons ont faits leurs tous les codes régissant le rock d’avant. Personne, dans la scène actuelle, ne vocalise comme Jay Buchanan. Installé sur la droite de la scène, Scott Holiday, redonne toute sa signification à la notion de guitar hero. Et celle-ci n’a rien de ringard. Groupe fin techniquement s’il en est, cette virtuosité des quatre musiciens ne vire jamais à la démonstration froide et stérile. Au contraire, tout est mis au service de l’émotion et du feeling. De longs soli psychédéliques émaillent le concert, jamais ennuyeux et le groupe prend bien soin d’alterner les ambiances et d’électriser le public grâce à la science du riff de Scott Holiday (ah « Pressure and time », « Get what’s coming » c’est quelque chose…). Enfin comme tout bon groupe qui se respecte, le blues voire le jazz pour certaines parties de batterie, n’est jamais bien loin. Et là la paire rythmique Michael Miley (excellent batteur) et Robin Everhart (basse) apporte le recul et le groove nécessaire. Un groupe de musiciens monstrueux au service d’un répertoire de qualité, pas besoin d’aller chercher plus loin…  
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mardi 30 octobre 2012

The Blackfeet Revolution + Rival Sons, Le nouveau Casino, 29 octobre 2012.




Un petit mot pour commencer sur The Blackfeet Revolution a qui est dévolue la première partie. Le duo guitare/batterie, évolue dans un registre où se télescope blues, hard rock et dynamique punk avec une alternance entre passages calmes et gros son. Puissant et exécuté à la perfection l’ensemble manque toutefois encore un peu de personnalité et a bien du mal à sortir de la tutelle des Black Keys (à l’époque des premiers albums) et autres Black Box Revelation. Une simple question de maturation sans doute…

C’est ensuite que déboule sur scène, la grosse affaire de la soirée, le quartet californien Rival Sons qui est probablement la plus efficace machine à rocker apparue ces trois dernières années. L’inspiration des Rival Sons vient du hard rock des années 1970 et à bien des égards, le groupe n’est pas sans rappeler Led Zeppelin. La musique est un subtil équilibre entre blues et hard rock agrémenté de soli de guitare psychédéliques et ménageant un groove subtil de la section rythmique, sans aller jusqu’à la soul (à la différence des Bellrays par exemple), disons que la black music ne semble jamais bien éloignée de leurs préoccupations. La voix du chanteur, Jay Buchanan rappelle un peu Chris Robinson (The Black Crowes) voire éventuellement Jim Morrisson sur les passages les plus psychés. Mais surtout les Rival Sons sont de monstrueux instrumentistes, des requins, des tueurs. Un peu trop même, tellement pro que tout cela semble un peu suspect. Des virtuoses, d’expérience, probablement plus si jeunes que cela… Quoi qu’il en soit, tout est parfaitement en place. Pendant une bonne heure et demie, on a pu ainsi revivre (enfin presque) les grandes heures du rock des années 70, notons au passage un beau croisement de générations dans la salle pleine comme un œuf du nouveau casino. Les Rival Sons, votre nouveau groupe préféré…