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mercredi 28 septembre 2011

Art Brut, La Maroquinerie, 27 septembre 2011.


Dans la foulée de leur excellent nouvel album, « Brilliant ! Tragic ! », une nouvelle fois produit par Black Francis, le quintet anglais Art Brut, et son humour ravageur, sont de retour dans la capitale en ce mardi soir. Cette bande de rigolos qui n’a rien trouvé de mieux pour commencer le show qu’une reprise instrumentale du « Paradise City » des Guns n’Roses. Cette petite touche humoristique passée, le groupe a donné une prestation électrique et déchaînée, sautant dans tous les sens, dans l’effrayante foulée du batteur Mikey Breyer qui a l’habitude de jouer debout. Quant au guitariste Jasper Future, il se tient debout sur le devant de la scène aussi stoïque que pouvait l’être en son temps, Carlos l’ancien bassiste d’Interpol avant de s’exciter à son tour. Le show nous a également permis de prendre des nouvelles du petit frère du chanteur Eddie Argos (cf la chanson « My little brother » extraite du premier album) qui n’a plus 22 years old, qui n’est plus « out of control », qui est devenu professeur et a désormais un emprunt à rembourser. Comme le dit Eddie « ce n’est pas lui qui inquiète mes parents ». Un excellent concert mais un peu monotone à la longue en partie à cause de la voix d’Eddie Argos qui ne chante pas vraiment mais ressemble plus à un comique débitant ses blagues alors que le groupe balance un gros rock derrière. Art Brut reste néanmoins l’un des meilleurs groupes anglais apparus ces dernières années…

www.artbrut.org.uk

dimanche 15 novembre 2009

Art Brut vs. satan


On ne parle pas assez des britanniques d’Art Brut. Ces derniers, en toute discrétion et complètement « off the radar », viennent de nous gratifier d’un excellent album, leur troisième en l’occurrence, intitulé « Art Brut vs. satan ». Mais qui est ce satan ? Certainement pas Black Francis, qui a produit le disque, et les a gratifié d’un son clair et tranchant aussi efficace que celui du grand modèle Pixies. Pour le reste la formule bouge peu, Eddie Argos chante toujours aussi peu mais déclame ses textes à l’humour toujours aussi ravageur. Connaissez-vous un autre groupe capable de vanter les mérites des comics books et des milkshakes au chocolat sans être ridicule ? Ou les malheurs avec la gente féminine ? Une section rythmique qui dépote, quelques excellents riffs de guitares, excellents et bien mis en valeur par le Sir Francis et le tour est joué. Certes ça ne révolutionnera pas le monde, mais ça fait du bien et ça remonte le moral. Après tout c’est bien pour ça qu’on l’aime notre bon vieux rock n’roll, non ?
http://www.artbrut.org.uk/
www.myspace.com/artbrut

lundi 16 juillet 2007

Art Brut : « It’s a bit complicated »


C’est un petit peu compliqué, clame la pochette, qui fleure bon les souvenirs d’école et d’enfance. En fait, pas tant que ça. Voire même, réflexion faîte, pas du tout. En effet, le rock n’roll façon Art Brut, c’est très simple. Une rythmique dynamique (en concert, le batteur joue debout) et un gros son de guitare. Avec quelques bons riffs, le tour est joué. Ajoutez les paroles hilarantes d’Eddie Argos (qui récite plus qu’il ne chante de son accent 100 % cockney) sur les petites contrariétés de la vie, les filles, les premières fois où l’on tombe amoureux, les dimanches soirs, tout ça, quoi… Les cuivres « kick horns » sur « late Sunday evening » sont du plus bel effet. Le tout est irrésistible. Vivement conseillé. Dans le fond, comme antidépresseur, c’est tellement efficace que dans un monde parfait, l’album serait remboursé par la sécurité sociale.