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mercredi 17 juin 2015

Ron Sexsmith, le new morning, 15 juin 2015.




Avec la régularité d'un chronomètre Suisse, le Canadien Ron Sexsmith enchaîne les albums depuis 1995, douze à ce jour. Sans jamais vraiment percer auprès du grand public, Ron a acquis avec le temps un certain niveau de respectabilité chez ses confrères auteurs-compositeurs, Paul McCartney, John Hiatt ou Elvis Costello. Sa notoriété, assez confidentielle, fait qu'à ce jour Ron se produit encore dans des salles à dimension humaine, comme le new morning que le natif de Toronto et son groupe de quatre musiciens (guitare, basse, batterie et piano) investissent ce soir. Plutôt gauche et emprunté Sexsmith fait montre d'un sens de l'humour assez particulier : « Cette chanson s'appelle « Sneaking out the back door » (prendre la fuite par la porte de derrière), c'était ma philosophie de vie pendant quelques années ! ». Entre ballades folks un tantinet mélancoliques et morceaux plus rocks et enlevés de son dernier effort, l'excellent Carousel One (Ah "Getaway car" !!), Sexsmith revisite sa discographie et offre la bande son rêvée pour une ballade automobile sur une route d'Amérique du Nord. Juste avant un passage acoustique en solo, le légendaire Steve Nieve (pianiste historique des Attractions d'Elvis Costello) est venu faire un petit tour derrière le clavier le temps d'une relecture de « Everyday i write the book », son jeu de piano, virtuose, est toujours aussi aérien, un pur moment de grâce musicale, comme suspendu. Une bien belle soirée et une ambiance chaleureuse en dépit d'un public un peu clairsemé.
http://www.ronsexsmith.com/
https://www.facebook.com/ronsexsmith

mardi 21 avril 2015

Ron Sexsmith : « Carousel One »



Avec la régularité d'un métronome (13 albums en 24 ans), Ron Sexsmith se bâtit peu à peu une discographie des plus respectables. On avait donc quitté notre ami Ron en 2013 avec un album « Forever Endeavour », enregistré suite à une alerte médicale (finalement sans conséquence), majoritairement acoustique et à dominante mélancolique. Maîtrisant l'art du contre pied comme personne, Ron Sexsmith est de retour deux ans plus tard avec un disque diamétralement opposé. Signe que quelque chose a changé chez lui, sur la pochette arbore un sourire (certes timide) lui que l'on a plutôt l'habitude de voir la mine boudeuse. « Carousel One » (qui tire son nom du nom de la plateforme de livraison des bagages en provenance de Toronto à l'aéroport de Los Angeles) est donc un disque enjoué, dans la lignée des grands songwriters pop des années 1960/1970. Un disque fait pour le voyage. Tout au long des quatorze plages qui le compose, Ron s'amuse avec différents genres s'essayant au folk teinté de country (« Loving You ») ou au rock n'roll teinté d'influences 50s (« Getaway car » et son charmant piano). Au fil des écoutes, alors que le disque dévoile ses trésors un à un, on prend alors conscience d'être en possession d'un classique instantané. Ni plus, ni moins. Une réussite de plus à mettre au crédit de Ron Sexsmith, décidément une valeur sûre un songwriting à l'heure actuelle.