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lundi 31 décembre 2018

All Them Witches : « ATW »



Depuis que l'on avait été proprement estomaqué par leur formidable album inaugural, on garde un œil curieux et avisé sur la formation de Nashville qui, sans jamais démériter, n'a pas vraiment réussi a retrouver un tel niveau d'inspiration. Du moins jusqu'ici. Car, sobrement intitulé ATW, soit les initiales du groupe, la formation rebat les cartes, une nouvelle donne pour renverser la table, bref une réinvention de leur son tout en gardant intacte une partie de leur identité. La période stoner/doom du groupe semble ainsi révolue, mais le métal est toujours là, rampant dans le fond, prêt à sortir les crocs (cf. «1st vs. 2nd », « Fishbelly 86 Onions »). Ainsi le groupe mais la pédale douce sur la distorsion et le gros son sans pour autant renoncer au guitares. Une baisse générale du niveau des amplis au profit d'une démarche plus intime (le formidable « Half-Tongue ») et qui n'a jamais été aussi proche du blues dans l'esprit (« Workhorse »). Un idiome auquel vient se greffer une culture psychédélique le temps de morceaux au long cours (cf. les dix minutes magistrales d' « Harvest Feast ») qui voient l'auditeur passer par toutes les couleurs suivant le fil d'une démarche volontiers expérimentale (« Diamond », "HTJC"). Un grand disque !

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mardi 1 août 2017

All Them Witches : « Sleeping through the war »



Le gros problème d'All Them Witches, c'est son premier album, le fabuleux « Our mother electricity ». Un coup d'essai en forme de coup de maître appelé à devenir un classique. Parti trop haut, trop fort et surtout trop vite, le groupe de Nashville a bien du mal depuis a donner une suite à la hauteur des espérances folles nées à la suite de ces débuts en fanfare et ce en dépit d'une discographie (quatre albums) qui n'a absolument rien d'infamant. Il en va de même avec ce quatrième disque, excellent comme toujours, mais un brin palot en comparaison. Si All Them Witches possède une telle côte de sympathie c'est parce qu'il se situe pile dans notre périmètre. A savoir un groupe de rock maîtrisant à merveille le gros son (« Don't bring me coffee ») qu'il combine à des influences allant du blues (« 3-5-7 »), au space rock psychédélique (« Am I going up »). Ainsi ce nouvel effort, comme les précédents, alterne le chaud et le froid, passant d'une tornade électrique aux nappes planantes (« Bulls », le formidable morceau d'ouverture) sans heurts ni efforts apparents. Cette démarche complexe prend tout son sens sur des formats longs flirtant avec les dix minutes (« Internet » le morceau de clôture). Si, comme la majorité de ses contemporains, All Them Witches collectionne les influences venus des années 70, le quatuor se distingue en ne recherchant pas à recréer stérilement à tout prix une époque révolue. Au contraire, ATW propose une musique, respectueuse du passé certes, mais résolument actuelle et propulsée par une dynamique totalement contemporaine. Un bien bel album, très réussi, porté par une force de composition et une tension (« Alabester ») sans pareils. 

En concert le 29 septembre à Paris (Trabendo).
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