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vendredi 1 novembre 2024

Duplessy & The Violins Of The World : « The Road with you »

 


La route avec toi. On ne saurait rêver un meilleur titre pour décrire le parcours musical du guitariste et compositeur Mathias Duplessy. Depuis 2010, ce dernier poursuit un projet, intitulé les Violons du Monde dans lequel le guitariste croise les cordes avec différents instruments, tous dérivés de la vielle, elle-même un instrument précurseur du violon, venant de tous horizons et des quatre coins du monde. Sur ce nouvel effort, le quatrième, le groupe est ainsi constitué du fidèle Guo Gan (erhu, un instrument traditionnel chinois), et de Zied Zouari (violon oriental), Mandakh Daansuren (morin Khuur, instrument mongol), Aliocha Regnard (nyckelharpa suédoise), Sabir Khan (sarangi, Inde), enfin le contrebassiste Damian Nuevo et le pianiste Rehann Duplessy complètent le dispositif. Si la démarche de Duplessy est belle, c’est parce qu’elle donne à écouter un monde qui joue ensemble. Il n’est point question ici d’une musique dite « du monde » ou traditionnelle mais de fusionner l’ensemble desdites traditions autour des compositions du guitariste. D’obédience plutôt classique, le guitariste laisse de la place à différents styles musicaux, l’ombre du folk et du jazz manouche plane sur sa musique, certaines pièces évoquent la musique de film, le western ou le kung-fu. Grand fan de Bruce Lee depuis son enfance, paraît-il, la légende veut que ce dernier ait fait basculer le compositeur dans ces influences orientales et asiatiques qui depuis fleurissent dans sa musique. Quoi qu’il en soit, ce nouvel album est, une fois de plus, un sublime carnet de voyage musical, qui transporte l’auditeur dans une odyssée mélodique, orné d’une sublime pochette à l’avenant.

En concert le 29 janvier 2025 à La Cigale

https://www.facebook.com/Duplessyandtheviolinsoftheworld

https://mathiasduplessy.fr/






dimanche 16 avril 2023

Mathias Duplessy et les Violons du Monde + Zsofia Boros, Le Café de la Danse, 15 avril 2023

 

Le plateau, d’une qualité superlative, réuni ce soir au Café de la Danse nous démontre par l’exemple, s’il était nécessaire, à quel point la sensibilité, la personnalité des musiciens influent sur la musique jouée. Nous commençons par la guitariste classique hongroise Zsofia Boros, invitée par Mathias Duplessy pour son premier concert français, après que ce dernier ait découvert sur internet une de ces compositions reprise par la musicienne. Le récital de Zsofia Boros se distingue par une musicalité extrême, une douceur infinie, une virtuosité délicate et précieuse. Seule avec son instrument, les mains se déplaçant avec grâce le long des cordes et du manche, les yeux clos, le visage laissant transparaître mille émotions, la Hongroise offre un moment suspendu et magique, dégagé des contingences matérielles. Le répertoire est composé de pièces argentines mais aussi de reprises de pièces pour guitare de Mathias Duplessy. Ce dernier lui succède sur scène, accompagné de son projet les Violons du Monde, composé d’une contrebasse et de trois instruments traditionnels : nyckelharpa (Scandinavie), erhu (Chine) et morinkhuur (Mongolie). Trois instruments à cordes et joués à l’archet qui font voyager le spectateur du jazz manouche au western en passant par Erik Satie (moi aussi j’ai envie de jouer de la musique traditionnelle s’amuse Duplessy). La performance de Duplessy se révèle beaucoup plus percussive, rapide (heureusement mon cardiologue n’est pas dans la salle rigole le guitariste) et énergique. Soit l’exacte opposé de la vision donnée par Zsofia Boros qui a repris le musicien en première partie. Mais une qualité musicale égale et de grande qualité pour ponctuer cette belle soirée.

https://www.facebook.com/zsofiaborosguitarist/

https://www.facebook.com/Duplessyandtheviolinsoftheworld/

samedi 29 février 2020

Duplessy & Les Violons du Monde, le Café de la Danse, 27 février 2020.



Ils sont cinq, disposés en arc-de-cercle, contrebasse, guitare et les fameux violons du monde, que des instruments à cordes incarnant une disposition qui, dans l'esprit, rappelle le bluegrass. Guitariste intrépide et infatigable voyageur en musique(s), Mathias Duplessy s'est donc entouré d'un string band, composé d'instruments dérivés de la vielle ou du violon venus de destinations aussi lointaines et exotiques (du moins vu d'ici) que la Chine ou la Mongolie. Au menu donc une épopée musicale aux lointaines ramifications jazz manouche, folk ou country/western, rendant hommage à ces idiomes et à la musique de films d'Ennio Morricone. C'est ainsi un souffle tantôt chaud, tantôt froid qui traverse le public en équilibre entre la mélancolie qui émane des « violons du monde » et le guitariste survolté, possédé par le rythme et la musique, aux éclairs véloces et autres accents virtuoses, dégageant une énergie folle et ce sans le moindre ampli à l'horizon. Magnifique.