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dimanche 2 novembre 2025

The Freaky Buds : « Western Smoke »

 


Les couleurs chatoyantes et le design 50s de la pochette ressemblent à une carte postale envoyée par le groupe nantais. De fait, plus qu’un deuxième album, ce nouvel effort des Freaky Buds s’écoute comme le résultat d’une aventure au long cours. C’est que nos gars ont vu les choses en grand ! Cette fameuse authenticité, le groupe l’a trouvé auprès de Kid Andersen au sein de son Greaseland Studio, qu’ils ont rejoint après un road-trip à travers la Californie. Un moment fondateur de leur inspiration. Le reste relève de la magie. A cette excellente collection de compostions, ancrées dans le blues et la tradition, Kid Andersen a su apporter un grain et une profondeur incroyables, une sorte d’abrasivité qui faisait tout le sel d’un RL Burnside par exemple. A la fois rugueux, hypnotique, et portant porté par le groove (« Nothing to lose »), ce nouvel album a vu les Freaky Buds viser en plein dans le mille. Placée en toute fin de programme « She’s nineteen years old », enregistrée en compagnie d’Alabama Mike, fait figure d’exception dans ce cocktail de guitares et d’harmonica en fusion, ce qui explique sa position en clôture d’album, comme une cerise placée en bonus au sommet d’un gâteau électrique. C’est une réussite complète.

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jeudi 30 septembre 2021

The Freaky Buds : « Hard Days Fuzzy Nights »

 


Il est un peu trop facile, depuis le début de la pandémie, de tout relier à la Covid 19. Pourtant l’écoute du premier album du quatuor nantais donne l’étrange sensation d’un disque d’époque, d’un album de pandémie. Et bien évidemment, un tel disque ne pouvait être qu’un album de blues. Un album langoureux, qui réchauffe et fait chaud au cœur dans il déborde de feeling, dans le chant, dans l’interaction entre guitares et harmonica, et dans ce groove tranquille, mais assuré avec autorité, par la batterie parfois rehaussé de percussions sexy. Un groove assuré par la batterie seule puisque le groupe a décidé de se passer de bassiste. Appelons cela un moins pour un plus, l’assise est plus flexible mais procure à l’écoute une sensation d’intimité, une sorte de sourdine, propice à l’écoute confinée (pandémie, toujours…) Mais quoi qu’il en soit l’album fait du bien ! Car le groupe à beau revendiquer des influences rock allant des Black Keys à Royal Blood, on pense plutôt, pour notre part, à une approche rustique sous influence JJ Cale. Une forme de blues déglinguée, certes, héritée de RL Burnside, et plus généralement du label Fat Possum (cf. « Runaway » ; « Too far gone »), mais en version tranquille et apaisée. Où le feeling est si puissant qu’il emporte tout sur son passage, même la saturation des guitares. A découvrir...

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