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mardi 4 octobre 2016

Hildebrandt, Le Divan du Monde, 1/10/2016

Hildebrandt et Lescop, le divan du monde, 1er octobre 2016 (c) Aurélien Arcaix

Hildebrandt et Mr. K, le divan du monde, 1er octobre 2016 (c) Aurélien Arcaix


Ah les vicissitudes de la vie d'artiste, faite de hauts et de bas ! Prenez Hildebrandt par exemple qui se présente sur la scène du Divan du Monde, marchant avec des béquilles, résultat d'un accident survenu sur le tournage de son dernier clip. Hildebrandt fête ce soir la sortie de son excellent premier album en solo « Les Animals » et, hélas, hélas, hélas, le divan du monde sonne cruellement creux avec une trentaine de spectateurs seulement, une maigre foule se rassemblant dans la fosse. Et c'est bien dommage. Affirmons-le une fois de plus, les absents ont eu tort. Situé au croisement de différentes cultures, Hildebrandt a donné un concert de grande classe où les influences se culbutent entre rock, chanson et pop électronique. On s'en doutait un peu à l'écoute mais certains titres comme « Les Animals » et « Vos gueules » possèdent un potentiel scénique certain que l'on qualifiera de « rentre dedans » bien servies par un duo de guitaristes furieux, Pierre et Nico, ex-membres comme lui du groupe Coup d'Marron. Cette électricité latente fait contraste avec d'une part les claviers et boite à rythmes d'obédience électro mais aussi les textes en français ancrés dans la tradition de la chanson (à ce titre notons également les reprises de Ferré et de Gainsbourg). Au milieu de tous ces mélanges se trouve Hildebrandt, artiste à la voix puissante et à l'univers singulier qu'il convient de découvrir au plus vite.
https://www.facebook.com/hildebrandtmusic/

samedi 10 septembre 2016

Hildebrandt : « Les Animals »



Pas tout à fait un nouveau venu, (Wilfried) Hildebrandt a sorti trois albums avec son groupe COUP d'MARRON avant de se lancer en solo. De son groupe Wilfried a gardé un certaine appétence pour le verbe, l'écriture dans la langue de Voltaire ce qui ne manque pas de le placer comme un héritier, ou plutôt un nouveau héros de la chanson française dépoussiérée.

Si la pochette un brin rétro, sur laquelle il trône tel un Lee Hazlewood, évoque celle d'un vieux vinyle, la musique d'Hildebrandt se joue de tous les clichés généralement associé au « vintage ». De re-création il n'est point question ici. Il s'agirait plutôt de réinventer la chanson (cf. « Gracias »). Mélanger le verbe en français à un habillage musical savamment étudié, à la fois synthétique et organique (voire acoustique cf. « C'est jamais loin »), mettant sur un pied d'égalité une guitare nerveuse et entraînante (« Les animals », la meilleure du lot) et des arrangements hérités de la scène électro (« Vos Gueules »), sans jamais se départir du format chanson, se situant à l'exact croisement du rock, de la pop et de la chanson. Une belle réussite.