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vendredi 9 mai 2025

Cecilya and The Candy Kings : « Parisian Mambo »

 


C’est en 2019 que la chanteuse espagnole Cecilya Mestres a posé ses valises à Paris. Un confinement plus tard, en 2021, Cecilya sortait un premier album, très réussi, aux sonorités americana, folk et rock. C’est en 2023 que débute la formation telle qu’on la connaît maintenant, sous le nom de Cecilya and The Candy Kings, avec une orientation nettement plus rock’n’roll et marquée par les années 1950. Ce nouvel effort, le troisième, continue d’explorer ce sillon rétro avec peu ou prou la même équipe, l’excellent guitariste Rodolphe Dumont et le légendaire saxophoniste Gordon Beadle, en tête de pont. Pourtant, tout en restant ancré dans cette veine fifties, à faire briller le chrome des bagnoles, Cecilya élargit le spectre, s’ouvrant au jazz swing et au rhythm’n’blues, à grand renfort de saxophones à couper le souffle, sans oublier les influences latines, faisant référence au mambo présent dans le titre de l’album. Un pied dans le jazz, un autre dans le rock’n’roll, Cecilya rugit et éructe, une petite boule d’énergie qui donne le peps à tout le groupe et à l’auditeur en même temps. Mais la lady sait aussi se faire douce et brille également dans un registre plus proche de la balade romantique (« Ruby »). Brillamment produit et arrangé avec soin (piano, contrebasse), voici un album au charme rétro évident mais mû par une dynamique contemporaine. Excellent de bout en bout.

En concert le 17 mai au Triton (Les Lilas)

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dimanche 26 février 2023

Cecilya and The Candy Kings, Sunset, 25 février 2023.

 

Ah quelle chose merveilleuse que la musique qui nous permet l’espace d’un instant de voyager dans le temps ou l’espace sans bouger de place. Prenons Cecilya par exemple qui le temps d’un set d’une grosse heure environ nous a transporté « Back in 1955 », comme l’indique le titre de son dernier effort (enfin si on fait abstraction des écrans de portables qui se lèvent inopportunément. La chanteuse espagnole, installée en France, a fait une refonte totale de son projet musical, délaissant l’americana de son premier disque (dont aucun titre ne sera joué mais il y aura en revanche beaucoup de reprises pointues) pour un rockabilly au swing survolté. Il ne reste plus qu’une seule guitare (mais quelle guitare, celle de l’impeccable Rodolphe Dumont!) ; saxophone, piano, batterie et contrebasse complètent la formation. En tout cas, la chanteuse à l’air heureuse, souriante et épanouie, en contrepoint de la mine boudeuse affichée sur la pochette du premier album. Entourée d’un groupe impeccable à tout point de vue, les nombreux solos de guitare, de piano ou de sax sont là pour en attester, Cecilya nous a ravis et fait swinguer ! Vivement une autre date !

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samedi 4 février 2023

Cecilya and The Candy Kings : « Back in 1955 »

 


Après un premier album plein de charme, la chanteuse espagnole est de retour entourée d’une toute nouvelle formation, The Candy Kings, dans laquelle on retrouve le fidèle guitariste Rodolphe Dumont et le légendaire saxophoniste Gordon Beagle. A l’image de l’immense sourire barrant le visage de la chanteuse sur la pochette, nous pouvons affirmer sans prendre trop de risques, que ce nouvel effort donne la banane. Baigné dans une tradition séculaire, dont les racines s’étendent des années 40 à 60, le groupe s’infiltre dans un fin interstice entre rock’n’roll et rhythm’n’blues. La finesse de la section rythmique, contrebasse à l’appui et rimshot ravageur de la batterie, baigne l’ensemble d’un swing jazz raffiné. Tout est à l’avenant et d’une grande élégance : du piano boogie woogie dévastateur (« From Barcelona ») à la guitare aux effluves blues (« Evening »). Et sans oublier de mentionner les interventions pleines de feeling de Sax Gordon au CV prestigieux (Duke Robillard, Solomon Burke, James Cotton, Junior Wells, Ben E.King etc.) Le décorum rétro parfaitement mis en place, la chanteuse peut ainsi briller de mille feux. Tour à tour, charmeuse, féline ou rugueuse, bien en gorge, c’est un véritable festival vocal auquel nous sommes conviés. Un album au charme rétro intemporel, que l’on n’a pas fini d’écouter.

En concert le 25 février (Sunset Sunside)

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