Affichage des articles dont le libellé est Duplex. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Duplex. Afficher tous les articles

samedi 16 mars 2013

Duplex + Elliott Murphy & The Normandy All-Stars, New Morning, 15 mars 2013.




Voici venu le temps du pèlerinage annuel au New Morning pour fêter l’anniversaire d’Elliott Murphy… Mais comme l’année dernière, la soirée commence avec Duplex, le groupe mené par son fils Gaspard Murphy « surexcité mais un peu stressé », auquel il revient l’honneur d’assurer la première partie. Depuis un an, on avait eu peu de nouvelles de Duplex. Les musiciens mûrissent tranquillement leur projet qui a beaucoup évolué. Déjà comme le dit Gaspard : « On a pris des cours de piano ». De fait deux synthés ont fait leur apparition et apportent une touche à la fois pop et électro. Les deux guitaristes se faisant parfois face chacun sur son clavier. Pourtant Duplex reste un groupe de rock français (car Gaspard chante dans la langue de Molière), les guitares ont pris de l’épaisseur, le ton général s’est durci. Le batteur Tom en particulier n’avait pas fait une aussi forte impression il y a un an. L’assise rythmique est phénoménale, plus rien n’arrête le groupe ainsi lancé. Comme chez les Smashing Pumpkins, une jeune et jolie jeune fille tiens la basse avec beaucoup de talent. Plusieurs nouvelles compositions, assez chouettes, et comme l’an dernier, une reprise de Bruce Springsteen pour finir, le groupe jette cette fois son dévolu sur « Adam raised a Cain ». Grosse débauche d’énergie, c’est donc en nage que nos musiciens quittent la scène avant de revenir remballer le matériel, car c’est un peu le destin du rocker, devenir une superstar ou porter son ampli soi-même… Duplex un projet en voie de maturation auquel il ne manque plus qu’une sortie discographique pour valider le chemin parcouru en un an. Pour bientôt peut-être, on l’espère en tout cas…

On retrouve ensuite le papa, Elliott comme d’habitude entouré de ses musiciens français, le Normandy All-Stars, soit le guitar-hero Olivier Durand, Laurent Prado à la basse et le batteur Alain Fatras. Mine de rien, Elliott s’apprête à sortir son quarantième album, « It takes a worried man », ce qui au final donne la moyenne insensée d’un album par an depuis ses débuts en 1973. Incroyable. Compositeur fin et lettré (également auteur de plusieurs romans) Elliott Murphy est toujours autant marqué par Bob Dylan et évolue dans un registre un peu similaire entre folk et rock n’roll. Plusieurs nouvelles compositions furent jouées, avec toujours, cette qualité de composition qui le caractérise. On retrouve avec beaucoup de plaisir les classiques anciens « The last of the rock stars » ou plus récents « Take that devil out of me ». Pour la nouveauté, cette année on a enfin eu la confirmation que le groupe sait danser. Sur la fin Gaspard vient rejoindre son père sur scène et se lance dans de formidables chorus de guitares en duo avec Olivier. Le concert se termine dans un unplugged absolu, avec un chouette morceau country, Olivier à la mandoline (c’est une nouveauté) et une reprise magnifique de Neil Young : « Rockin in the free world ». L’avantage quand on a une notoriété assez réduite, comme Elliott, c’est de pouvoir entretenir des relations humaines avec ses fans, les salles sont de taille raisonnable, le public (souvent des habitués) répond présent chaque année et est particulièrement réceptif. Le concert se déroule dans une ambiance bon enfant, l’audience est comme emballée dans une sorte de vibration collective, on lève les mains en l’air, on danse. C’est beau de voir un type fêter ses quarante ans de carrière et rocker comme au premier jour. A des années lumières de ces performances ou le professionnalisme prime pour ne laisser aucune place à l’émotion. Ca fait du bien. Conseil, réservez votre week end pour l’année prochaine.
https://www.facebook.com/duplexduplex


dimanche 25 mars 2012

Duplex + Elliott Murphy, le new morning, 23 mars 2012.


Comme tous les ans, Elliott Murphy nous convie au new morning, le club de jazz parisien, pour fêter son anniversaire lors des fameux « Birthday Shows » qui sont devenus au fil des années un passage obligé pour ses fans. Certains n’hésitant pas à faire le déplacement depuis l’étranger.

Ce cru 2012 prend un tour assez particulier et émouvant pour Elliott puisque cette année c’est Gaspard Murphy, son propre fils, qui assure la première partie avec son groupe Duplex (voir chronique ici), formation qui fait pour l’occasion ses grands débuts sur scène. Le groupe se présente en quartet, deux guitares, basse et batterie, le clavier initialement prévu n’ayant pas fait le déplacement ce qui se traduit par un son plus rock que sur disque. Toujours aussi pop et chanté en français, mais toutes guitares dehors. Une bonne occasion pour Gaspard d’exhiber son nouveau jouet, une superbe Telecaster en plexiglas. La formation est menée par un Gaspard en forme olympique qui saute partout et finira en nage. Le concert se termine avec la
reprise du « Dancing in the dark » de Bruce Springsteen, Elliott rejoignant son fils sur scène pour l’occasion dans un duo improvisé et au final assez touchant. Gaspard remerciera le public présent pour sa générosité mais c’est oublier que lui aussi donne beaucoup lorsqu’il est sur scène.

On a ensuite retrouve Elliott Murphy toujours accompagné de ses Normandy All Stars, Olivier Durand à la guitare, Alain Fatras à la batterie et le bassiste Laurent Prado qui, pour rester dans le ton, a lui aussi une nouvelle basse en plexiglas. La formation est ce soir renforcée par le clavier Kenny Margolis que l’on ne voit pas souvent en Europe. Bonne humeur et plaisanteries sont au rendez-vous à l’image de la chorégraphie accompagnant « Rain Rain Rain », stratagème utilisé par Elliott pour se faire inviter à la nouvelle star. Le concert est jalonné de grands classiques d’hier « You never know what you’re in for », « The last of the rock star » et d’aujourd’hui « Take that devil out of me » (Olivier dans le rôle du diable), « Green river » revisité sur un mode intimiste et blues, tempo ralenti et superbe jeu aux balais du batteur Alain. On retrouve donc nos petites habitudes avec ce qu’il faut de nouveautés pour éviter la redite, Elliott profitant de l’occasion pour tester de nouveaux titres ou ressortir d’autres morceaux plus anciens joués plus rarement en public (« Everything i do (leads me back to you )». Généreux avec le public le groupe reviendra plusieurs fois sur scène pour les rappels appelant Gaspard en renfort (Gaspard, à table !) notamment pour une reprise acoustique de « Rockin in the free world » (Neil Young) jouée totalement unplugged. Les musiciens sont enjoués, le rythme est entraînant, le public est aspiré dans une spirale positive. Une soirée avec Elliott Murphy et les Normandy All Stars est en général réussie.  
www.myspace.com/duplex
www.vimeo.com/duplex
www.youtube.com/duplexvideos

mardi 27 décembre 2011

Duplex



Nouveau venu sur la scène française, Duplex est à l’origine un duo composé du batteur Tom Daveau et du guitariste/chanteur Gaspard Murphy, que les lecteurs réguliers de cette page connaissent bien pour avoir lu le compte rendu de ses œuvres auprès de son père Elliott ou bien au sein des Dukes (notons que dans sa version scénique le groupe est beaucoup plus important et est complété par de nombreux musiciens). Les comparaisons avec les Dukes sont inutiles tellement les deux groupes sont différents. Au niveau musical tout d’abord, Duplex est beaucoup plus pop et intègre de nombreux éléments électro. Et au niveau du chant ensuite puisque Duplex chante en français. La base du groupe reste cependant power pop, les riffs de guitares occupent une place importante au cœur de Duplex (écoutez les titre « Duplex » et « Ca ne me suffit pas »). Riffs de guitares sur lesquels se greffent des arrangements électro et un beat disco à la batterie et également une bonne dose de groove. « Nos cœurs battent » qui ouvre l’EP donne le ton, le son est ample et les arrangements sont riches. Mais « Je m’efface » est peut-être la plus réussie qui prend grâce à sa mélodie et son refrain accrocheur des allures de tube en puissance. Grâce à sa dynamique entraînante, Duplex devrait faire un carton sur scène et sur disque. A condition toutefois de tenir la distance sur la durée d’un album.   
En écoute sur le lien suivant :