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samedi 12 décembre 2009

Richard Hawley : Truelove’s Gutter


Deux ans après un album en demi-teinte, « Lady’s Bridge », c’est un Richard Hawley régénéré et en grande forme qui nous revient avec un nouveau disque, son sixième, l’impressionnant « Truelove’s Gutter ». C’est un fait acquis, Hawley n’a jamais été un boute-en-train. Assez sombre ce nouvel opus ne fait qu’accentuer cette image. Lentes et hiératiques, les huit compositions de ce nouveau cd reposent sur des nappes synthétiques sur lesquelles se greffent des arpèges de guitare acoustique. Les chansons sont assez longues et dégagent un magnétisme assez étrange, hypnotique. On ressort de la chose assez éberlué comme après un doux rêve, quand l’être aimé vous chuchote dans le creux de l’oreille. Les batteries sont très légères voire complètement absentes. On est quelque part entre Nick Drake (l’héritage folk) et Roy Orbison (cf. la pochette) pour les voix. Doté d’une belle voix de gorge, Hawley est un stentor. Et un crooner. Sa voix traînante nous conte de tristes amours déçus et nous promet des histoires de caniveau. Mais c’est pourtant bien au chaud, dans notre cœur, que l’on a envie de garder ce disque, tout indiqué pour une écoute solitaire et nocturne. Et c’est bien, la nuit commence tôt en ce moment.
www.richardhawley.co.uk
www.myspace.com/richardhawley



La Session live: Richard Hawley
envoyé par liberation. - Regardez la dernière sélection musicale.

vendredi 21 septembre 2007

Richard Hawley : Lady’s Bridge.


Le monde de la musique regorge de ces héros anonymes, smicards de la six cordes, qui, anonymement, jouent peut-être sur quelques uns de vos disques préférés. On appelle cela des musiciens de studios. Vous venez de lire, peut-être sans le savoir, l’histoire de Richard Hawley. Ce dernier a passé une bonne partie des années 1990 au sein du groupe Pulp, où il officiait comme guitariste. Et personne ne l’a remarqué. Je ne sais pas qui l’a un jour persuadé qu’il avait une belle voix et qu’il devrait chanter. J’ignore qui est ce bienfaiteur mystérieux, mais une chose est certaine, mes oreilles lui en seront éternellement reconnaissantes. Et c’est donc en 2001, à l’age de 34 ans, que Richard Hawley, originaire de Sheffield dans le nord de l’Angleterre, a commencé à faire de la musique pour lui et non au service de la rock star de passage, en chantant ses propres chansons. « Lady’s Bridge » est son cinquième album. Enfin quatrième et demi, puisque son premier opus éponyme ne contenait que sept morceaux. Musicalement Richard, le crooner, navigue toujours plus ou moins dans les mêmes eaux, entre Elvis et Sinatra ; sauf que lui n’a pas décroché la timbale emportée par Chris Isaak. La grande réussite du disque est à mon sens la pièce « Roll river roll » et son solo de piano jazzy. Autre titre majeur du disque « Dark road » plus country. Sinon l’album se tient et est tout indiqué pour une écoute solitaire et nocturne lorsque la ville dort…

http://www.richardhawley.co.uk/