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dimanche 21 juillet 2024

Lovataraxx : « Sophomore »

 




Cinq années se sont écoulées depuis la sortie de leur premier album et il s’en est passé des choses depuis. Une pandémie et on ne sait plus trop combien de confinements plus tard, on retrouve le duo que l’on a l’impression d’avoir quitté hier tant son premier effort a continué de nous accompagner dans l’intervalle. Très justement intitulé « Sophomore » ce deuxième album continue l’ensorcellement dark du premier. Le tout premier titre « Heidi Montauk » commence comme la bande originale d’un film d’horreur, une nappe de synthé angoissante, une constante durant toute la durée de l’album. L’ombre de la cold wave des années 80 plane sur cet album, on n’en attendait pas moins, une influence que le duo se charge de conjuguer au présent sur un mode plus électronique que par le passé. Loin de sentir la naphtaline le disque galvanise et envoûte, emporte l’auditeur dans des contrées inconnues (« Tilda Vaast »), hypnotise et le travail rythmique remarquable fait palpiter les sens (« Earl Condition »). Entre autres nouveautés on note l’apparition de nouvelles langues (l’allemand entre autres) et un chant choral où les voix d’Hélène et de Julien se mélangent. A écouter au cœur de la nuit.

https://www.facebook.com/lovataraxx

https://lovataraxx.bandcamp.com/album/sophomore




lundi 25 novembre 2019

Lovataraxx : « Hébéphrénie »



Alors que le grondement sourd de la basse s'élève, comme d'outre-tombe, difficile de ne pas penser aux différents artefacts synthétiques de la cold-wave des années 1980. Titre après titre, il semble évident que le duo maîtrise sur le bout des doigts son petit dico eighities/dark de Depeche Mode à Clan of Xymox (« Subjugué », « Prostration ») en passant par The Cure (le riff tournant de « Angst »). Influences largement digérées par le duo qui, sans se départir d'une unité de son synthétique, tente et expérimente, en matière d'arrangements, pour mettre au point une proposition musicale finalement bien plus variée que l'on ne l'imaginait à première vue. Ainsi l'album ressemble à une madeleine de Proust, évoquant de lointains souvenirs de nos premiers émois musicaux, tout en dépassant ces derniers pour un rendu addictif et hypnotique, pop dans son écriture, mais ripoliné d'une couche de noir profond. 

https://lovataraxx.bandcamp.com/
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