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samedi 23 avril 2022

Rivkah : « Duet »

 


Désormais mère de famille (on entends son bébé sur le disque) et installée dans le Loiret, une grande sérénité habite désormais Rebeka (Rivkah), qui pose, sereine, en compagnie de son chien sur la pochette. Et c’est un sentiment calme et apaisant qui habite ce nouvel effort. Une sorte de simplicité bienveillante ensorcelle ces chansons douces à l’accompagnement acoustique, guitares folk et contrebasse, une batterie à peine effleurée soutenant rythmiquement les compositions. Dans ce contexte, la voix délicatement haut perchée de Rebeka se glisse comme une goutte d’eau entre les arpèges de guitares, trouvant naturellement sa place dans ce flot délicat. Les chansons en elles-mêmes (on avoue un faible particulier pour l’excellente tentative jazz manouche « For You ») semblent relever d’un miracle échappé d’une faille temporelle, sans affectation particulière pour le passé mais avec un sentiment d’intemporalité prégnant. Un classique immédiat, écoutez-le, il apaise et fait du bien.

En concert le 19 mai à la Péniche Antipode.

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mercredi 9 août 2017

Rivkah : « Shara »



Le petit monde de Rivkah, que l'on découvre avec cet album, sorti en 2013, se révèle, au fil des écoutes, doux et cosy, propice à la rêverie. Si la musique s'articule principalement autour du piano, et des instruments à cordes (violon, violoncelle, contrebasse) parfois l'artiste s'aventure parfois hors des sentiers battus, expérimentant des rythmiques autour de la voix (cf. « Now and I », « Harmonically », « Coconut »). L'écoute ressemble à un moment suspendu, à part, la musique ne semble ni d'hier, ni d'aujourd'hui, simplement hors du temps et des modes, intemporelle (magnifique "Take Care" dans la lignée des songwriters 70's). Le disque ressemble à un petit cocon confortable, dans lequel on se love, bercé par la voix haut perché de Rivkah et certaines chansons sont particulièrement émouvantes (« Mi Amor »). Pris dans sa globalité, l'album dégage un sentiment langoureux, nostalgique à l'occasion (« The beauty of your face »), souvent féerique ("Racoon"). Mais un groove de batterie bienvenu (« Fight off ») apporte un peu de piquant empêchant la léthargie de s'installer. Les plages défilent et Rivkah emporte l'auditeur dans son univers qu'elle a réussi à mettre en sons et en mélodies. Parfois intriguant voire baroque, l'album attise la curiosité de l'auditeur, exhalant un parfum de revenez-y, afin de saisir toutes les nuances qui se dévoilent par couches, une écoute après l'autre. La bande originale de l'insomnie, à écouter avant de sombrer dans de doux rêves…