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lundi 10 août 2009

Willy de Ville (1953-2009)


C’est avec beaucoup d’émotion que l’on a appris vendredi soir le décès de Willy de Ville emporté par une maladie aussi grave que foudroyante à quelques jours seulement de son 56ème anniversaire. Au départ chanteur de Mink de Ville, groupe apparu dans les remous de la scène punk new-yorkaise, Willy, d’origine portoricaine, avait parfaitement réussi son intégration à la Nouvelle-Orléans, dont il était devenu l’un des fleurons. Le 13 juillet 2006, dans le cadre de festival Jazz à Vienne il avait donné un concert magnifique en trio accompagné d’un pianiste et d’un contrebassiste. Ce concert était une petite partie d’une soirée consacrée à la Nouvelle-Orléans, donnée en soutien à la ville après le cyclone Katrina, avec notamment Dr John et Eddie Bo, un autre grand disparu de l’année qui nous a quitté le 18 mars dernier. Il y a à peine un peu plus d’un an, le 8 juillet 2008, Willy a arpenté pour la dernière fois une scène parisienne, celle de la Cigale, pour un dernier concert avec un nouveau groupe (cliquez ici pour lire le compte-rendu). Le grand public se souviendra de lui pour son étonnante reprise du Hey Joe d’Hendrix en version mariachi. RIP.

samedi 12 juillet 2008

Willy Deville, La Cigale, 8 juillet 2008.


Drôle d’itinéraire que celui de Willy Deville. D’origine portoricaine, né à New York, il fût l’une des figures du Bowery, le quartier des alcooliques, là ou se trouvait jadis le CBGB, communément défini comme le lieu de naissance du punk. Pourtant Deville à depuis une dizaine d’année quitté New York pour la Nouvelle-Orléans, où la griffe a pris à merveille. Aujourd’hui sa musique est un mélange de toutes ses pérégrinations, rythmes latins -il a fait un carton avec une reprise d’Hey Joe (Jimi Hendrix) à la sauce mariachi-, influences cajun et, toujours, le blues chevillé à l’âme. Grand gaillard squelettique, boucles d’oreilles, tatouages, sapé comme un corbeau chemise à jabot blanche veste ample et pantalons noirs, Deville envoûte de sa voix nicotinée. Car loi sur le tabac ou non, Willy n’en a cure et fume sur scène comme au premier soir. Ceci pour l’ambiance. Côté musique, Deville a abandonné la séduisante formule trio pour un groupe plus étoffé : guitare, batterie, percussion, basse, piano et deux chanteuses gospel qui assurent les chœurs.

Willy DeVille : "You better move on" (solo acoustic)


Willy DeVille : "Cadillac Walk" (solo acoustic)