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mardi 20 juin 2023

Fredda : « Phosphène »

 


Si l’on en croit le dictionnaire, le phosphène, qui donne son titre à l’album, désigne la sensation de voir une lumière ou des corps flottants. Un titre heureux donc, particulièrement bien trouvé, tant on ne saurait trouver mieux pour décrire la sensation qui s’empare de l’auditeur à l’écoute de ce nouvel effort de la chanteuse. Lumineux, cet album l’est assurément, du moins sur un plan strictement mélodique. C’est une sorte de ligne claire que trace la chanteuse au-dessus de laquelle plane sa voix dégagée des contingences, à cheval entre le folk qui constitue la base des compositions et les arrangements pop qui agrémentent ces dernières, comme autant de petites notes électro ou cuivrées, chargées de pimenter le tout. Ainsi Fredda nous transporte et nous ravit avec ce disque, pourtant assez sombre quant aux thématiques abordées dans les textes, entretenant une savante dichotomie avec la sérénité musicale qui habite l’ensemble.

En concert le 23 juin au Zèbre de Belleville

https://www.fredda-music.com/

https://www.facebook.com/officiellepageFreddamusic






samedi 26 juin 2021

Fredda, Studio de l’Ermitage, 25 juin 2021.


Venue de la chanson française, Fredda a évolué vers des sonorités plus rock après un séjour prolongé dans l’Arizona, tout en conservant l’habitude d’écrire ses textes en français. Sur scène, elle se présente en duo en compagnie du guitariste Pascal Parisot (et de sa magnifique guitare vintage ressemblant à une jazzmaster) pour défricher ces espaces musicaux entre pop et chanson sur lesquels souffle le vent du désert de l’Arizona, surtout quand un harmonica fait son apparition. Une sonorité chaude assez indéfinissable où résonnent les fantômes du blues ou de la musique western mais qui, bien évidemment, ne ressemble à rien de tout cela. C’est une note intrinsèquement rock’n’roll qui habite la musique du duo. Régulièrement, la musique est entrecoupée de lectures, de poèmes, renforçant l’essence littéraire (et surtout poétique) de la musique de Fredda. La complicité entre les deux musiciens, pratiquant tous deux la guitare et les claviers, saute aux oreilles des spectateurs. Une approche intime qui sied particulièrement bien aux compositions et qui trouve l’écrin idoine dans l’ambiance cosy du Studio de l’Ermitage. Le retour dans les salles de concert fut magnifique, merci !


lundi 14 juin 2021

Fredda : « Bisolaire »

 


Les yeux mi-clos sur la pochette, la chanteuse apparaît mystérieuse, présente et absente en même temps, mais quels tourments peuvent-ils bien habiter l’artiste ? L’album s’intitule « Bisolaire », terme inventé pour l’occasion et qui, en l’occurrence, lui va ravir. Car, chez Fredda, la mélancolie brille, scintille, et la musique réchauffe (les cœurs surtout) deux fois plus qu’ailleurs. Onze titres donc, tous chantés en français, habités d’une évidence mélodique rare, pop, folk et, surtout, intime. Le nombre des intervenants est volontairement limité, le tout forme un petit cercle restreint auquel l’auditeur est invité avec délice. Sans être ascétique, le disque est arrangé, avec soin. Chaque intervention doit se justifier, chaque note doit faire trembler la corde sensible. En équilibre, toujours, le chant oscille et manque de basculer à de nombreuses reprises (cf. « Primitive »). Finalement, seule l’émotion compte. Et elles affluent en nombre à l’écoute d’un tel disque.

En concert (!!!) le 24 juin à Paris (Studio de l’Ermitage)

http://fredda-music.com/

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