Absent des salles de concert pour les raisons que l'on sait, Catfish n'en reste pas moins hyper actif sur la toile avec une nouvelle vidéo/chansons, la deuxième en quelques semaines, en collaboration cette fois-ci avec Télégram et le peintre Fred Kleinberg. "Ali" en hommage au boxeur du même nom mêle musique et dessin en prélude à une exposition transversale intitulée "We can be heroes".
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jeudi 11 juin 2020
lundi 25 mai 2020
Catfish & Andy Balcon : "Oh, Me"
Le confinement a, peut-être encore plus que d'ordinaire, renforcé le désir de collaboration, même à distance, des musiciens. Ainsi, nous est arrivé il y a quelques jours cette vidéo du groupe Catfish accompagné d'Andy Balcon, l'ancien Heymoonshaker, que nous sommes heureux de retrouver dans un contexte plus rock que sur son premier EP en solo. Il est quoiqu'il en soit amusant d'observer les musiciens, oublier, le temps de l'interprétation, la caméra, ce qui donne l'impression d'observer le groupe en catimini devant le trou de la serrure. Voila une belle façon de redécouvrir "Oh, Me", la composition des Meat Puppets, que certains se rappelleront avoir découverte sur l'album "MTV Unplugged in New York" de Nirvana...
mardi 5 février 2019
Catfish : « Morning Room »
Depuis longtemps, le début en fait, on sentait poindre le feu punk qui anime le duo derrière ses atours blues ; notamment en live où la chanteuse Amandine se révèle assez impressionnante. Le propre des artistes étant de faire évoluer leur univers, il est assez rassurant de voir le duo en pleine mutation. Ainsi, cette nouvelle mini livraison de cinq titres (un format décevant alors que le groupe a déjà sorti deux albums) voit le groupe se laisser aller à son goût pour les décibels (cf. le titre d'ouverture « Mama got the devil eye ») mais également pour le rock garage voire psychédélique (cf. « The Morning Room ») prenant corps sous les coups de butoir d'un orgue farfisa baroque, une autre nouveauté dans l'univers du groupe, en décalage avec le chant puissant et abrupt d'Amandine. Sauvage et brûlant, Catfish excelle dans un rock’n’roll oblique, où les compositions labyrinthiques prennent de nombreux détours, et où la forme, les arrangements, sont suffisamment soignés (cf. la très dark « Death Army ») pour éviter l'écueil épuisant du rock joué sans mesure ni nuances. Un seul regret, on aurait aimé un album complet.
https://www.catfish-music.com/
https://www.facebook.com/Catfish.Officiel/
https://twitter.com/catfishofficiel
dimanche 20 novembre 2016
Catfish : « Dohyo »
Le Dohyo désigne le
cercle au sein duquel se retrouvent deux sumos avant d'entamer la
lutte. C'est également le titre du deuxième album de Catfish, comme
un aveu de la part du duo qui pratique la musique comme la résultante
d'une confrontation entre deux univers. Le titre trouve tout son sens
le long de ce deuxième album qui voit cet attachant groupe évoluer
en douceur. Toujours fidèle au blues, l'album démarre avec
« Landmarks », un premier titre aux relents garage rock
où l'influence bleue se fait sentir dans la guitare inspirée de
Damien Félix. L'introduction est quoi qu'il en soit parfaite. Mais
bien vite, Catfish se joue des étiquettes et des codes embarquant sa
musique dans des directions inattendues, invitant des synthés dans
la danse, toujours utilisés à bon escient et avec parcimonie pour
un résultat évoquant la new/cold wave des années 1980
(« Rebirth », « No reason »). Ailleurs, le
duo lâche les chevaux, flirtant avec le punk (cf. « The
Feather »), contexte dans lequel la chanteuse Amandine se
révèle particulièrement à l'aise et laisse exploser toute sa
puissance vocale (elle est, de plus, assez impressionnante sur
scène). Mais Catfish sait aussi jouer sur la retenue et délivre
coup sur coup avec « The Tree » et « Take your
time » deux superbes ballades, caverneuses à souhait et
suintant le blues. Si le groupe s'essouffle un peu en fin de
programme avec quelques titres un peu plus anecdotiques, l'ensemble,
à la fois homogène et varié, voit le duo évoluer à un niveau
assez élevé. Un excellent disque, produit avec soin confirmant
Catfish dans sa posture de groupe avec lequel il faudra désormais
compter.
En concert le 24/11
à Paris (Divan du Monde)
mardi 31 mai 2016
Catfish : "Rebirth"
"Rebirth", le nouveau titre du duo Catfish, extrait du deuxième album à venir du groupe, fait montre d'une ambition musicale revue à la hausse où les discrètes influences électro s'intègrent parfaitement dans le blues maîtrisé et moins sauvageons que par le passé du groupe. Vivement la suite !
http://www.catfish-music.com/
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jeudi 9 octobre 2014
The Legendary Tiger Man + Catfish, La Maroquinerie, 7 Octobre 2014
Superbe plateau d'une rare cohérence
blues en ce mardi soir dans la superbe petite salle de la
maroquinerie. On commence par le duo jurassien Catfish. Sacré
alliage de personnalités entre le placide Damien et l'explosive
Amandine. Les regards échangés entre deux morceaux par les
protagonistes en disent long sur le respect mutuel qui les anime. Et
cela s'entend ! Bien loin de se confiner à la simple formule
guitare (jolie Gretsch demi-caisse) + batterie, Catfish multiplie au
contraire les configurations Amandine passant de la basse à la
batterie, laquelle est divisée en deux (la grosse caisse et la
charleston pour Damien, le reste pour Amandine). Il en résulte un
son de batterie assez mat avec très peu de cymbales. A cette formule
très roots, Catfish ajoutent quelques notes électro grâce à un
petit synthé aux interventions rares mais judicieuses. Un frottoir
et quelques percussions gadgets complètent la panoplie. Catfish
maîtrise tous les fondamentaux, le bottelneck, l'harmonica et la
puissance vocale de la diva Amandine vous transporte au fin fond des
marais. Enfin le groupe est aussi à l'aise en électrique (et vive
le lâché de watts!) version garage qu'en acoustique, arpèges et
émotion à fleur de peau. Même une simple configuration harmonica
et voix vous donne des frissons dans le dos. Notons que beaucoup de
nouveaux titres furent joués, probablement en rodage avant un
deuxième album dont on est en droit d'attendre beaucoup. Assurément,
un groupe à suivre...
On continue ensuite avec The Legendary
Tiger Man, le projet solo de Paulo Furtado, par ailleurs leader de
Wraygunn. Fait exceptionnel, le Tiger Man qui d'ordinaire se produit
en solo intégral est cette fois-ci accompagné de deux acolytes :
un batteur et saxophone baryton. Le sax apporte une note jazzy,
remplaçant la basse, et d'un coup c'est le fantôme des regrettés
Morphine qui vient hanter la salle. Le batteur, exceptionnel de
puissance, apporte beaucoup de profondeur, propulsant le trio dans
une sorte de transe impossible à atteindre en solo (on se souviendra
longtemps du final rock n'roll!). Pas encore tout à fait au point,
le trio se paye une bonne tranche de rigolade lorsque les deux
musiciens additionnels se plantent régulièrement sur un pont. Le saxophoniste
jette alors un billet de 20 euros à son leader en guise d'amende !
Cependant c'est Paulo en solo qui assure la majorité du show. Assis,
sa Gretsh demi-caisse sur les genoux, derrière sa grosse caisse de
batterie, Paulo égraine ses compositions entre blues et garage rock
n'roll sans oublier de rendre hommage à quelques grands noms (« 20
flight rock » d'Eddie Cochran). Également conteur, récitant
des textes entre chaque titre à l'instar d'un Tom Waits, Paulo
intègre une dimension cinématographique dans son travail : un
écran dans le fond projette des petits films illustrant les
chansons. Ecran qui permet à Lisa Kekaula et Asia Argento de faire
une petite apparition virtuelle. Paulo a surtout eu la bonne idée de
faire un peu de ménage dans l'attirail qui l'équipe d'ordinaire sur
scène (exit le kazoo et l'engin bizarre qui servait à faire des
distorsions sonores) pour un résultat beaucoup plus roots au final.
Il subsiste seulement un micro au son distordu qui apporte une note
étrangement intime. Ce fut une excellente soirée.
https://www.facebook.com/thelegendarytigerman
Libellés :
Catfish,
The Legendary Tiger Man
mercredi 30 juillet 2014
Interview avec Catfish
![]() |
| (c) J.PERRIAULT |
![]() |
| (c) Wendy Develotte |
Originaire du Jura, le duo Catfish dépasse de très loin tous les clichés véhiculés depuis le succès rencontré par les Black Keys et les White Stripes au début des années 2000. Au fil de différentes incarnations, guitare/batterie ou guitare/basse, en acoustique ou en électrique, le duo varie les plaisirs avec efficacité. Après un premier contact pris lors des dernières Eurockéennes de Belfort, Damien Felix, le guitariste de Catfish, a accepté de répondre à quelques questions envoyées par email...
Partager la batterie
en deux quelle drôle d'idée !
Damien Felix (guitare) : C'est le point de départ de Catfish, l'envie d' avoir un duo qui délivre une musique puissante, brute où le rythme, la percussion soit une composante importante.
Et visuellement, cette configuration intrigue, attire, c'est un atout.
Et visuellement, cette configuration intrigue, attire, c'est un atout.
Par rapport à vos expériences précédentes,
comment décririez vous la dynamique particulière du duo ?
D.F : Le duo permet d' aller au bout des choses, sans concession (pour peu qu'on s' entende avec son/sa partenaire!), les choix, les décisions sont plus facile à prendre. En même temps il y a forcément des contraintes puisqu'on est seulement deux, mais justement cela pousse à être créatif, à contourner ces contraintes, à chercher l' essentiel. Et en terme de complicité c'est vraiment bien.
Cette dynamique tient-elle du ping pong ?
D.F : Oui, mais dans ce cas nous sommes du même côté de la table! Nous sommes bien complémentaires.
Vous utilisez parfois sur scène un petit
synthé, cela peut paraître anachronique compte tenu de votre style
très roots ?
D.F :
Nous avons certes une base très roots mais nos influences sont multiples, nous aimons chercher, évoluer, surprendre. Je ne pense qu'il y ai d'anachronisme, le blues est une musique en constante évolution, qui permet de mixer nombres d'instruments, de sons, selon l'esthétique que l'on recherche.
Vous faîtes partie tous les deux des
signataires de la lettre ouverte des Eurockéennes sur
l'intermittence. Un petit mot là dessus ?
D.F :
C'est vraiment dommage de sous estimer l'impact économique de la culture sur un pays, mais en temps de crise c est bien souvent la première cible, en ce moment tout le monde essaie de défendre son morceau. J'espère simplement que ce statut qui permet aux artistes de présenter des projets travaillés, aboutis et de qualité va perdurer, c'est une chance pour nous comme pour les spectateurs.
Propos recueillis par
email le 25 juillet 2014.
http://www.catfish-music.com/samedi 26 avril 2014
Catfish : « Muddy Shivers »
Découvert il y a quelques mois avec un excellent EP, le duo Catfish est de retour avec un premier album en
bonne et due forme. Si Catfish trempe dans le blues, l'idiome
ternaire est loin d'être la seule composante de leur musique, au
risque de faire grincer quelques dents un peu trop puristes. En fait
Catfish ressemble à ces groupes garage étasuniens établissant des
ponts entre blues et rock n'roll. La présence d'une chanteuse, la
sublime Amandine, pourrait les rapprocher des Kills mais le raccourci
serait un peu trop facile. Car Catfish à sa propre personnalité et
cette dernière ne manque pas de charme. C'est la voix d'Amandine
(qui assure également la basse et les percussions) qui marque en
premier lieu : profonde, grave, le timbre semble venir d'un
autre âge et possède le coffre digne d'une chanteuse de jazz...
Damien aux guitares (mais également à l'harmonica, aux claviers et
aux percussions) dégage un jeu incandescent, aux fortes racines
blues (« Have a good time ») mais dont la puissance,
toute rock n'roll, se marie à merveille avec le coffre d'Amandine
(« Catch Me »). C'est une chimie rare à laquelle sont
invitées nos oreilles. Le disque regorge de feeling, on pourrait
parler d'un album « soulful » si le terme n'était pas
autant galvaudé. Enfin, tout au long de ces douze plages, Catfish
varie les ambiances entre furie (mais contrôlée) électrique et
acoustique chatoyante (« Black Coat ») teintée de
country. Bien que soignée, la production, évite d'en faire trop et
respecte les valeurs minimalistes et sauvages du groupe. Un peu à
l'image de la, très réussie, pochette le duo donne l'impression
d'avoir enregistré dans une grange abandonnée au fin fond de la
campagne. A n'en point douter cet album à une âme. Enfin
soulignons, fait assez rare, que seuls trois titres sont repris de
l'ep précédent, preuve de la richesse de leur répertoire.
jeudi 31 octobre 2013
Catfish
Certes, Catfish évolue dans une formation guitare/batterie, qui devient un poncif du rock n'roll depuis les années 2000. Un duo de plus alors ? Non dans la mesure ou Catfish développe un univers personnel original qui lui permet d'atteindre le haut du panier. Comme souvent, le blues fait partie des influences originelles Catfish le joue avec la sincérité du Delta et la rage des pionniers du genre, « Have a good time » ouvre ainsi l'ep de manière classique mais avec beaucoup de classe. A la note bleue Catfish ajoute l'influence du rock indépendant « Let me go », les voit faire d'incessants aller-retours entre ces deux univers. La dessus vient se greffer la folk music avec « Drag you down », jolie comptine acoustique chantée à deux voix. Navigant entre douceur et fureur, Catfish livre un bien bel ep en attendant le premier album prévu pour l'an prochain...
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