Affichage des articles dont le libellé est Birth of Joy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Birth of Joy. Afficher tous les articles

dimanche 25 février 2018

Birth of Joy : « Hyper Focus »



Le trio hollandais sort son nouvel album (le quatrième) et c'est une nouvelle déflagration d'ampleur pour l'auditeur. Avec ce nouveau disque Birth of Joy continue à redéfinir les contours du rock psychédélique dans la lignée de leur effort précédent (« Get Well »). Chez Birth of Joy il n'est, en effet, nullement question d'un quelconque passéisme nostalgique. A l'écoute on sent bien pourtant que le groupe a épuisé ses classiques en vinyle 60s mais toutes ces influences engrangées sont au service d'une musique en prise avec l'époque, une question de dynamique (les guitares stoner de « Riff Raff » à rapprocher de Triggerfinger) et ouverte sur le monde (les percussions qui ouvrent « You are many », les effluves latines de « Witches Hammer »). Ainsi ce nouvel effort s'écoute comme on visiterait une discothèque géante, l'intro jazz de « i » s'enchaînant avec le lourd et métallique « Riff Raff ». « Hyper Focus » est un disque dense (13 titres) et habité sous le sceau de la prise de risque prenant la forme de compositions longues et alambiquées (la jazzy « Forenoon ») ; le trio trouvant la juste distance entre classicisme ("Let it slide") et expérimentation sans que l'auditeur ne perde le fil. Un disque fait sur mesure pour les amateurs de rock psyché qui aiment la tradition, certes, mais qui ont aussi envie d'écouter autre chose. Une nouvelle réussite à mettre à leur crédit. 

En concert le 4 avril à Paris (La Maroquinerie)
http://www.birthofjoy.com/
https://www.facebook.com/birthofjoy
https://twitter.com/birthofjoy

samedi 20 février 2016

Birth of Joy : « Get Well »




Album après album, Birth of Joy affine son identité musicale. D'abord classé comme un ersatz du rock psychédélique retro, sous influence sixties et seventies, le trio franchit une nouvelle étape avec ce nouveau disque, un peu comme si les Hollandais quittaient la sphère nostalgique pour inventer la psychédélie du 21ème siècle. Les amateurs de rock ne seront pas déçus, le disque est rempli de guitares du sol au plafond. Mais le trio innove en incorporant de nouvelles sonorités à sa palette intégrant des éléments venus du punk ou du métal stoner tout en gardant intact ses intentions planantes : une gageure ! Ainsi le trio se fait une spécialité du coup de chaud musical. Les compositions sont pleines de surprises, partent dans des directions inattendues, pratiquant un art consommé de la tension/détente (« Blisters », « Meet me at the bottom ») passant d'un couplet planant à un déluge de guitares sur le refrain. Un petit tour de force qui se situe quelque part entre Pink Floyd et Nirvana, le trio évoquant pêle-mêle Hawkwind (de regretté Lemmy) pour le psychédélisme sonique (« Carabiner ») ou, plus près de nous, les Comets on Fire pour le mélange punk/psyché. La recette repose sur deux ingrédients essentiels : d'une part la guitare, bien sûr, urgente et crade, les lignes sont étonnantes et c'est un véritable délice pour qui aime la six-cordes. A l'autre bout du spectre, les claviers et autres orgues incarnent la face planante et délicate (cf. « Numb ») de Birth of Joy. Située au milieu, la batterie se charge de dynamiter le tout d'une imparable scansion. Tellurique (« Midnight Cruise ») et dionysiaque.

jeudi 1 janvier 2015

Birth of Joy : « Prisoner »



Deuxième album pour ce trio psychédélique hollandais. Groupe aux contours difficilement définissables, il serait simple, bien trop simple, de classer les Birth of Joy dans la catégorie des simples revivalistes. Alors, oui certes, il y a un peu de cela dans la démarche du groupe, on y entends des réminiscences des années 1960 et 1970, un peu de blues, beaucoup de garage rock. Mais pas seulement. Adeptes d'une démarche à la limite de l'expérimentation, les Birth of Joy n'hésitent pas à traîner leurs compositions dans la gadoue, partant dans de longues improvisations instrumentales/bruitistes, où l'orgue et la guitare se disputent le haut du pavé. Poussé dans ses ultimes retranchements, le rock psychédélique n'en ressort que grandi. De nouvelles influences se font alors jour et on croit même déceler un peu de métal stoner chez ces Hollandais complètements frappadingues. Birth of Joy ouvre ainsi une nouvelle voie, fidèles à ses préceptes des années 1960 concernant l'instrumentation très organique (guitare, basse, batterie, orgue) mais avec une puissance d'exécution tout ce qu'il y a de plus moderne. Une réussite.
https://fr-fr.facebook.com/birthofjoy