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samedi 13 avril 2013

James Hunter, La maroquinerie, 8 avril 2013.




Quelle classe ce James Hunter tout de même ! Tout chez lui respire l’élégance. Les instruments utilisés tout d’abord : contrebasse, orgue hammond B3, deux saxes, batterie et la Gibson Les Paul de Sir James. Tirés à quatre épingles, en costumes, les musiciens se présentent sur scène. Le batteur arbore un magnifique chapeau. Evoluant entre jazz, blues et soul, l’Anglais se distingue de la concurrence par sa capacité à faire le show. Il y a tout d’abord son petit pas de danse sur un pied pendant le solo de guitare. Ensuite on a le glissé/tombé de guitare qui non seulement assure le spectacle mais est en plus, signifiant sur un strict plan musical. Et enfin, dernier move au répertoire, le solo de guitare à terre. Triomphe assuré. Vous l’aurez compris, James Hunter, c’est un véritable entertainer. Dans le cadre intime de la maroquinerie, c’est absolument parfait, avec les poteaux de briques rouges dans le fond de la scène, on se serait cru à New York voire à Londres, partout sauf à Paris. Pour ne rien gâcher le concert est superbement mis en lumières. Le groupe ultra soudé swingue, groove à point, les saxes donnent la note jazz, la guitare celle du blues et du rock n’roll. Seul petit regret, James semble un peu enroué et ne chante pas aussi bien que d’habitude. Ce qui ne l’a, ceci dit, nullement empêché d’assurer le spectacle avec beaucoup de professionnalisme mais aussi d’humour, de petites blagues parsèment la soirée, il a l’air d’un type vraiment agréable. Une excellente soirée placée sous le sceau de l’élégance.

dimanche 19 octobre 2008

José James + James Hunter, New Morning, 17 octobre 2008.


Deuxième coup de cœur de la semaine, cette fois-ci pour le quartet du chanteur José James, que l’on a pu admirer en première partie. Quartet jazz tendance free composé du pianiste Gideon Van Gelder, du bassiste Neville Malcolm et du batteur Rich Spaven. Le pianiste a débuté seul, livrant une longue intro assez free avant d’être rejoint par José puis le reste de la bande. Le chanteur José à une voix assez mélodique mais ce qui le distingue c’est son sens du rythme. Son chant est très rythmé, probablement l’influence du scat et peut-être aussi pourquoi du hip hop, José étant suffisamment jeune pour avoir été amateur. Le quartet est très soudé et tous ont du « niveau ». Ils le prouvent d’ailleurs, y allant chacun l’un après l’autre de son petit solo. Mais une fois encore, c’est le batteur qui m’a réellement soufflé, tenant le rythme avec brio, jouant avec maestria de ses cymbales et maîtrisant le chabada à la perfection. Il impulse son énergie aux autres. Une excellente entrée en matière saluée comme il se doit et une bonne introduction pour la suite des événements.
La suite des événements, c’est le soul man britannique James Hunter qui nous la raconte. James Hunter, j’ai toujours, à tort, tendance à le considérer comme la révélation de l’année alors qu’il a déjà plus de dix ans de carrière en solo derrière lui. Mais bon il n’est jamais trop tard pour un coup de cœur. Car si l’album m’avait emballé, le concert ne fait que renforcer l’attrait exercé par le personnage. Sur scène l’homme est réellement sympathique et le plaisir de jouer et l’amour de la musique est contagieux. L’orgue tombe en panne. Aucun problème James prend la chose avec humour et simule aussitôt une panne de micro, provoquant l’hilarité générale. Puis glisse un discret « Damian » et ce le saxo, Damian Hand, qui assure le solo en remplacement de l’orgue en souffrance. Quels pros quand même. Carwyn Ellis l’organiste en galère, se rabat alors sur le piano et une nouvelle pique de James : « Mesdames et Messieurs, je vous présente Liberace ! ». Il fait très chaud dans la salle et Hunter tombe la veste : « Le pantalon vient ensuite ! », non, s’il te plaît James, restons potes… Enfin, avec un sens de l’humour pareil on ne peut pas s’ennuyer. Mais James est également un grand showman, le solo de guitare, joué sur une jambe avec petite chorégraphie à la clef, un autre solo joué avec la guitare posée par terre avant de brandir cette dernière en direction du public. Mais tout cela serait vain, si derrière la musique n’assurait pas. Citons le reste de la troupe en hommage, le contrebassiste Jason Wilson, le batteur Jonathan Lee, les saxophonistes Lee Badau et Damian Hand, le pianiste Carwyn Ellis et enfin James Hunter à la guitare et à la voix. A l’écoute de ce concert et l’énergie contagieuse qui en a découlé il m’apparaît de plus en plus clair qu’Hunter est le lien manquant (et fantasmé) entre rock n’roll, soul et rhythm n’blues, et ce grâce à son talent de guitariste. Malheureusement tout, y compris les bonnes choses ont une fin, et le temps des rappels est déjà arrivé. Le temps pour Hunter d’une dernière facétie puisqu’il jouera ce dernier grimaçant tout ce qu’il peut et affublé de fausses dents à la Frankenstein. Sacré farceur, va !!!!
http://www.jameshuntermusic.com/
www.myspace.com/jameshuntermusic
http://www.myspace.com/josejamesquartet
http://josejamesmusic.com/

José James

James Hunter

samedi 20 septembre 2008

James Hunter : « The Hard Way »


Dingue de rock n’roll 50’s, de soul music et de rhythm & blues, le britannique James Hunter œuvre dans les styles précédemment cités depuis le milieu des années 90, dans un anonymat total. Les choses pourraient cependant changer pour lui avec la sortie de son nouvel album « The Hard Way », tant ce dernier fait preuve de maturité sur cet excellent opus. A l’instar d’une Sharon Jones ou d’une Nicole Willis, James Hunter sonne plus « vintage » que nature au point que si l’on peut facilement imaginer que « The Hard Way » est l’œuvre d’un artiste obscur et oublié du début des années 60. Le swing sur ce disque est impeccable, la section de cuivres juste à point. Quant à Hunter et bien ma foi, son chant convoque les fantômes d’Otis Redding et de Sam Cooke. Oui rien que ça et c’est assez troublant quand on se rappelle cinq minutes qu’Hunter est Blanc. James Hunter n’est pas qu’un excellent chanteur, c’est aussi un excellent guitariste qui parsème son disque de solos inspirés entre autres par Bo Diddley ou Chuck Berry comme sur « Don’t do me no favours », l’une des meilleures chansons de l’album. Ce dernier regorge également d’arrangements de cordes somptueux (« Carina ») évoquant la Motown de la grande époque. Enfin, cerise sur le gâteau, James a invité le grand Allen Toussaint, à se joindre au festin. Grand manitou de la Nouvelle-Orléans, génial producteur des Meters (entre autres), Allen Toussaint fait groover les pianos (classiques ou électriques) sur ce disque comme lui seul sait le faire. Le son est estampillé, reconnaissable entre mille, et fini de donner à cet album un charme unique. Considérer que ce disque nous arrive au terme d’une année qui a déjà vu débarquer en trombe sur nos platines Baby Charles, Eli « Paperboy » Reed et Jamie Lidell et on est à deux doigts de considérer tout cela comme un petit miracle…
http://www.jameshuntermusic.com/
http://www.myspace.com/jameshuntermusic
Et un grand merci à Saab et à son wonderful blog "with music in my mind" pour cette nouvelle découverte !!!!!!

James Hunter : « Carina »


James Hunter : « The Hard Way »