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jeudi 24 novembre 2022

Amythyst Kiah, Point Ephémère, 22 novembre 2022

 

Seule sur scène et avec en tout et pour tout trois instruments, une guitare électrique, un banjo et une guitare acoustique, Amythyst Kiah a fait une démonstration de grande classe sur la scène du Point Ephémère. Nous retiendrons d’elle tout d’abord son charisme, sa présence envahit l’espace, sa voix puissante résonne et remue les émotions. Son jeu empreint de feeling extirpe du blues partout et même là où on ne l’attends pas (cf. la reprise de « Love will tear us apart » de Joy Division, si, si…) Et c’est bien là que réside la grande découverte de ce concert, si, sur disque, l’artiste n’hésite pas à partir dans une direction néo-soul tout à fait contemporaine, le rendu sur scène reste brut et traditionnel, une voix et une guitare. Outre ses propres compositions, Amythyst Kiah revisite aussi ses influences, suivant un sceptre assez large allant de la pop (« Sugar » de Tori Amos) au traditionnel « Trouble so hard » (Vera Hall, 1937) popularisée par Moby sous le titre de « Natural Blues ». Quelque soit le contexte, le contraste entre la puissance de sa voix et la délicatesse de son jeu emporte l’adhésion. Grand moment !

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lundi 23 août 2021

Amythyst Kiah : « Wary + Strange »

 


A l’instar de la pierre précieuse évoquée par son prénom, la musique d’Amythyst Kiah scintille de mille feux là où ne l’attendait pas forcément. Afro-américaine, et dotée d’une voix puissante de laquelle ruisselle le vécu par vagues successives toutes plus émouvantes les unes que les autres, on attendait Amythyst dans un registre soul (bien que cette dernière composante ne soit pas tout à fait absente de l’album) auquel son talent naturel la prédestinait. Mais, dégommant les clichés les uns après les autres à grands coups de pieds dans la fourmilière, Amythyst évolue dans un registre entre americana, country (« Soapbox » ; « Firewater »), blues (« Fancy Drones » ; « Tender Organs ») et rock garage (« Hangover Blues » ;« Black Myself » cette dernière rappelant les BellRays) genres auxquels elle apporte un incontestable supplément d’âme. Méfiante (wary) et étrange (strange), donc. Le constat s’applique également à la production de l’album à la fois respectueuse du passé tout en ayant le regard résolument tourné vers l’avenir, débordante de trouvailles sonores étonnantes. Il est finalement vain d’essayer de classifier sa musique. Le pari est perdu d’avance tant la chanteuse transcende tous les styles auxquels elle s’attaque.

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