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lundi 8 avril 2024

Rosaway : « Girl(s) »

 


Déjà repéré avec un premier EP en 2020, le duo atypique composé de Rachel Ombredane (voix et flûte) et Stéphane Avellaneda (batterie) est de retour, avec un premier album en bonne et due forme. En choisissant un motif boule à facettes pour orner son disque physique, le duo donne une indication certaine sur ses intentions. Festif et enjoué, ensoleillé, une manière de contrebalancer la profondeur du propos, l’album, conçu comme un hommage à la gent féminine, remet au goût du jour une période mésestimée, et régulièrement oubliée des amateurs de soul : les années 1980. S’il est majoritairement question de groove disco, funk et électro (« Simplement moi » ; « Corinna »), l’album explore également une facette jazzy (« Blue Skies ») alors que le chant de Rachel ancre définitivement la chose dans la soul. A noter enfin deux curiosités : une reprise méconnaissable de « Saint James Infirmary », un clin d’œil de Stéphane à son passé sur la scène blues (qui ne manquera probablement pas de faire bondir les puristes) et le français qui fait une apparition impromptue (mais appréciable) sur trois titres : « Simplement moi », « Blue Skies » et « Midnight ». Voici en tout cas le disque idéal pour groover sur la plage au soleil, l’album de l’été est en avance.

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vendredi 16 octobre 2020

Rosaway : « Dreamer »


Scellant la rencontre improbable entre la flûte traversière (Rachel Ombredane) et la batterie (Stéphane Avellaneda), le duo Rosaway se fait fort de sortir des chemins battus. A commencer par ceux tout tracés des deux musiciens venus du classique (Rachel) et du blues (Stéphane). Et au final l'EP ne ressemble à rien de tout cela, mais tends vers une pop d'obédience électronique (Stéphane s'est mis au synthé) où le chant soul gospelisant de Rachel trouve une assise dans les claviers vintage (Rhodes, Hammond). Ainsi la musique fait un bond entre les époques où la flûte évoque un je ne sais quoi des films blaxploitation ou de kung fu des années 1970 alors que les sons synthétiques nous ramène vers quelque chose de résolument contemporain. L'assise rythmique groovy de Stéphane est fondamentale et porte la musique mais la chose prend une tournure délirante sur l'excellent « Mama Used to Say », d'inspiration New Orleans, portée par quatre batteurs et non des moindres ! Déroutant, inattendu mais intrinsèquement attachant. 

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