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mercredi 1 novembre 2017

Date with Elvis, Silencio, 31 octobre 2017.


Pour sa première date parisienne de la tournée, dans le cadre intime du Silencio (de moins en moins à la hauteur de sa réputation (cf. le plafond qui se casse la gueule, les marches qui s'effritent, le sol tout abîmé) les Marseillais Date with Elvis ont laissé une impression plutôt mitigée. On avait adoré l'album (cf. la chronique) on est plus circonspect sur la déclinaison scénique de ce dernier. Le duo a donné l'impression tout le set de se débattre avec son répertoire. Erreurs de manipulation du clavier, accélération subite du tempo entraînant un décalage, chant pas toujours maîtrisé, le duo a semblé improviser avec les difficultés toute la soirée sans jamais donner l'impression de se départir de cette sensation de sourdine qui a enrobé la musique. Et pourtant le potentiel est là, l'univers du groupe et cette confrontation entre claviers cold wave et guitare blues et roots est passionnante à écouter. Aussi, le concert fût brillant mais par intermittence seulement. Le tout dans le cadre relativement froid du fameux club privé où se croise la hype venue de tous les horizons.

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dimanche 22 octobre 2017

Date with Elvis : « First Date »



Ce premier album scelle notre première rencontre avec le duo marseillais Date with Elvis. Et plutôt que de rencontrer Elvis, le rencard en question, serait plutôt celui entre le blues séculaire et le futur. Car c'est bien de cela qu'il est finalement question ici. Une guitare, une batterie, depuis l'avènement des Black Keys et des White Stripes, il y a, déjà, 15 ans de cela, la formule s'impose comme un cliché de plus en plus éculé du rock dans sa version 21ème siècle. Sauf qu'en confiant la production de son album à Kid Francescoli, un autre membre illustre de la scène phocéenne plus réputé dans les cercles électro que rock, le duo change la donne. Plutôt que refaire, le duo remet à jour. Et c'est le groupe tout entier qui semble reboosté, les basses vrombissent donnant du volume et de l'impulsion à la musique (le départ pétaradant de « Evil or love », « Ain't got no ») sans jamais négliger l'aspect rock (« How deep is your love ? », « I get dizzy ») et les guitares tranchantes (« One way or another », « Not Enough »). Ailleurs, l'intervention, aussi discrète que déterminante, de synthés éthérés apportent une note psyché/progressive (l'intro de « So glad »). Enfin, le duo se permet également une incursion exotique en territoire reggae (« Cool and calm »). La pochette, aux allures d'un cabinet de curiosités rococo, donne une image assez fidèle de l'album, fourmillant de détails et d'idées, en forme de petits trésors cachés que l'on découvre une écoute après l'autre. A classer près du nouvel album des No Money Kids.

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