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lundi 6 avril 2026

Cecil L. Recchia : « Sings Django Reinhardt »

 


Lorsqu’on l’interrogeait sur la question, Stéphane Grappelli, le grand violoniste, avait coutume de répondre : « La musique de Django : un jazz sans tambour ni trompette ». Lorsqu’il s’est agît pour Cecil L. Recchia de rendre hommage au corpus de Django Reinhardt, la chanteuse a décidé de faire exactement l’inverse, c’est à dire un album avec (en autres), tambour (comprendre batterie) et trompette (cf. la sublime « Mabel »). On peut également y entendre de la contrebasse et du piano et, surtout, la voix de Cecil qui porte sa patte sur ce répertoire en signant l’intégralité des textes. C’est une démarche plutôt maline de la part des musiciens qui permet de réinventer totalement la musique de Django en y insufflant un dose de blues (« Are you in the mood ? »), de hard bop (« Mabel » ; "Vette") ou un soupçon de swing New Orleans (« Blue Drag »). Sans la moindre note de guitare (ni de violon), le lien avec Django Reinhardt apparaît plus que ténu. Tant mieux ! Nul n’a besoin de relecture à l’identique, les multiples rééditions permettent de se replonger, avec délice, dans le jazz manouche du guitariste. Le présent album se présente plutôt en complément du répertoire original. Une démarche à la fois judicieuse, charmante et réussie.

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vendredi 12 novembre 2021

Cecil L. Recchia : « Play Blue »

 


D’une chouette idée naît souvent un chouette disque ! La confirmation nous en est donnée une nouvelle fois avec ce nouvel effort qui voit la chanteuse s’attaquer au répertoire du label Blue Note (« Play Blue », CQFD). Dans ce corpus, pourtant archi-connu, Cecil a trouvé le matériau idoine pour faire éclater son charisme, la séduction vénéneuse qui émane de son chant ourlé, son sens du placement et du rythme et, d’une manière générale, le charme éclatant qui irradie de sa personnalité. Les compagnons de jeu de Cecil sont tous à l’avenant jouant un jazz classieux débordant de feeling et au sens du swing certain. Elégant est bien le maître mot ici. Jouant la carte de l’intimité avec l’auditeur, on ressent à l’écoute un sentiment de familiarité immédiat et une forte connexion intime à la musique (cf. « Sleeping dancer sleep on »). Tour à tour délicat ou enjoué, le disque se révèle un plaisir du début à la fin. Pas original pour un sou certes, mais que le jazz est bon quand il est joué ainsi !

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