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vendredi 30 octobre 2009

Noisettes, Le Trabendo, 29 octobre 2009.



La soirée commence avec une version à l’intro très lente de « Wild Young Heart », la voix de la chanteuse Shingai s’élève depuis les backstages avant que cette dernière, superbe dans son ensemble noir décoré de paillettes et de roses, ne fasse son entrée en scène sous un feu nourri d’applaudissements. Et oui, les Noisettes sont de retour ce soir avec un certain succès puisque le Trabendo est plein comme un œuf. Le groupe est renforcé ce soir par deux choristes et un roadie qui joue de la basse quand Shingai est trop occupée à danser. Le premier titre terminé, ils enchaînent directement avec leur single « Don’t upset the ryhthm ». Shingai passe aux choses sérieuses et enlève derechef ses talons pour pouvoir « danser confortablement ». Ah sacrée Shingai, qui a assuré à elle seule, une bonne partie du show en passant la moitié du concert en soutien-gorge (assorti avec sa jupe). Shingai debout sur la grosse caisse. Shingai dans le public, hélas pas en soutien-gorge mais, double hélas, accompagnée par deux molosses chargés de la sécurité. Shingai chantant debout sur la console. Shingai allongée, telle une effeuilleuse, sur les balustrades du Trabendo… Si j’ai un regret, c’est que seulement deux titres du premier opus ont été jouées : « Sister Rosetta » et « Don’t give up ». On a été particulièrement gâtés sur ce dernier avec un solo du guitariste Dan Smith avec les dents à la Hendrix et un final de feu du batteur Jamie Morrisson qui agite avec frénésie son impressionnante coupe afro de gauche à droite entre deux cymbales. Parmi les autres chouettes chansons citons la très motown « Never forget you » et « 24 hours », une chanson pour les « lovers », donc plus vraiment faîte pour moi en ce moment… La soirée se termine avec une reprise dans laquelle je crois reconnaître une compo de T-Rex (je pense qu’il faut que je révise mes classiques !) et l’occasion pour Shingai de refaire un petit tour de la fosse sur les épaules d’un spectateur. Un pur batteur, un guitariste très doué et une chanteuse qui possède une voix à se damner, les Noisettes sont décidément un excellent groupe en dépit d’un second album un peu fade et palot…
www.myspace.com/noisettesuk
http://www.noisettes.co.uk/

mercredi 12 août 2009

Noisettes : Wild Young Hearts

La métamorphose ! Quand nous avions quittés les Noisettes, ces derniers étaient un trio pratiquant un mélange furieux entre punk et soul dans la lignée des Bellrays. C’était en 2007. Aujourd’hui ils nous reviennent avec ce nouvel album « Wild Young Hearts », et, ne serait-ce que pour la toujours aussi jolie voix de la chanteuse Shingai, on doit se pincer les oreilles pour se persuader que l’on a toujours affaire au même groupe. Là où le premier disque débutait dans un déluge de décibels, ce nouvel opus commence avec « Sometimes », une jolie lullaby acoustique. Faut-il s’en réjouir ? En tout cas ce que le groupe perd en puissance brute il le regagne en groove, cf. le discoïde premier single « Don’t upset the rythm ». Le jazzy swinguant « Wild young heart » se charge de nous rappeler que les Noisettes savent toujours faire du bruit même si cela paraît bien léger rapport aux enregistrements précédents. Les très new-wave « 24 hours » et « beat of my heart » laissent par contre légèrement perplexe, un peu à l’image du disque dans son ensemble finalement. Tout cela est très charmant mais sans aspérités. Et si finalement ce nouvel album était tout simplement trop « clean » pour être honnête ?
http://www.noisettes.co.uk/

jeudi 5 juin 2008

Can’t you hear me knocking ?

Avant de partir en vacances (bien méritées), je vous ai préparé une playlist, à mon humble avis, aux petits oignons ! En tout cas, voici les MP3 de mes vacances. Can’t you hear knocking on your window ?

1) Jill Scott : The Way (live)
Extrait de la bande originale du film/concert/documentaire Block Party (à voir d’urgence si ce n’est pas déjà fait) voici une version live du tube « The Way » de Jill Scott, à mon avis encore meilleure que celle figurant sur le récent album live de la miss. Jill Scott nous pose içi LA question : « Is this the way you love me, Baby ? ». Est c’est comme ça que tu m’aimes, Bébé ? Et je connais plus d’une fille, pas spécialement heureuses en la matière, qui se posent cette question quotidiennement. Evidemment, je pense très fort à elles. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais moi je vous adore. Cette chanson est pour vous…

Jill Scott : "The Way"

2) Jill Scott : Golden (live)
Toujours extrait de la BO de Block Party, voici « Golden » le premier tube de Jill Scott et son extraordinaire revirement jazzy en plein milieu de la chanson. Jill est ici accompagnée (comme sur la chanson précédente) par The Roots. Alors autant vous dire les amis ça déchire !

Jill Scott : "Golden"


3) The Sweet Vandals : « I got you man ! »
Petite bombe soul-funk en provenance de Madrid. La dernière trouvaille du label Differ-ant (Nicole Willis). Une excellente chanteuse, Makya Edjole, accompagnée par un gang de teigneux prêts à se jeter corps et âmes comme la misère sur le monde. Un son assez sale, j’adore.

The Sweet Vandals : "I got you man"


4) The Sweet Vandals : « Runaway People »
Obscure reprise pour nos amis espagnols. Attention aux brûlures c’est chaud comme de la braise. Que Calor !

The Sweet Vandals : "Runaway People"


5) Wraygunn : « Don’t you know ?»
Restons sur la péninsule ibérique un instant. Les portugais, originaires de Coimbra, de Wraygunn sont l’un des groupes qui m’ont vraiment scotché ces dernières années. Tout un agrégat d’influences rock n’roll, soul, blues et gospel se mélangent ici avec une rare maestria, un son de guitares assez roots, des scratches, cet album au titre biblique « Ecclesiastes 1.11 », est un chef d’œuvre en puissance.

Wraygunn : "Don't you know"



6) Wraygunn : « There but for the grace of god go i »
Reprise, débordante de sensualité, du tube disco de Machine. La chanteuse Raquel Rahla est ici en état de grâce.

Wraygunn : "There but for the grace of god go i"


7) Little Barrie : « Just wanna play »
Le trio Little Barrie est l’un des groupes les plus cool à l’heure actuelle en Grande-Bretagne, bien plus en tout cas que toute cette bande d’ados montés en épingle grâce à myspace. Voici donc un mélange rock n’roll, groove et swing. Et un très bon batteur.


Little Barrie : "Just Wanna play"




8) The Noisettes : « Cannot even (Break free) »
Dans la lignée des BellRays, voici le trio anglais The Noisettes, mené par la chanteuse Shingai. Le morceau commence par un rythmique jazzy qu’ils se font ensuite un plaisir de lacérer à grands coups de guitare…


The Noisettes : "Cannot Even Break Free"


9) The Dirtbombs : « Livin’for the city »
Reprise du classique de Stevie Wonder par une bande de cintrés venus de Detroit. Vous êtes prévenus, ça arrache !

The Dirtbombs : "Livin for the city"


10) Shake your Hips ! : « High on the hog »
L’un des meilleurs groupes de blues en France, la guitare rythmique semble échappée de « Payback » de James Brown.


Shake Your Hips ! : "High on the hog"





11) Blues Power band
Titre éponyme d’un autre excellent groupe de blues hexagonal. Un son unique limite disco.


Blues Power Band





12) Gossip : « Dark lines »
Et si au cœur de la tornade disco/punk/soul Gossip, il y avait tout simplement des « Mangled Hearts » (des cœurs estropiés), des âmes en souffrance comme en témoigne ce poignant « Dark Lines »…


Gossip : "Dark Lines"




13) Silent : « Poison »
Le duo électro s’attaque ici au funk, scratches à l’appui. Et une batterie en filiation directe avec les Meters. Ca vaut le coup d’être écouté…

Silent : "Poison"





14) Pamela Hute : « Parachute »
Une petite sucrerie pop pour la française Pamela Hute, qui est en ce moment en plein enregistrement de son premier album
Pamela Hute : "Parachute"

15) Stevans : « Monday’s wedding »
Et pour finir une dernière petite gourmandise pop acoustique, signée du trio Suisse Stevans.








Stevans : "Monday's Wedding"
Remerciements : Pamela Hute, Yvan (Stevans), Frank et Nico (Silent), Hervé (Blues Power Band), Jean-Marc (Shake Your Hips !)

lundi 12 novembre 2007

Editors + The Noisettes, festival des Inrockuptibles, la Cigale, 11 Novembre 2007






Il pleut des cordes en cette fin d’après-midi, alors que l’on patiente le long du boulevard Rochechouart en attendant l’ouverture de la Cigale pour la dernière soirée du festival des Inrockuptibles 2007. On a connu des dimanches plus engageants. Pour les artistes invités, le festival des inrocks doit être un exercice aussi confortable que de marcher sur un fil. Le plateau est copieux (5 groupes ce soir) aussi le temps est limité à une demi-heure par groupe et pas de rappel. Entre chaque set le rideau se referme pendant que les roadies préparent la scène pour le groupe suivant. Pour les spectateurs, c’est un marathon d’environ cinq heures qui commence aux alentours de 18 heures pour se finir vers les 23 heures. C’est aussi, régulièrement, une formule assez frustrante où on passe du coq à l’âne, il faut supporter certains groupes alors que d’autres ne font qu’une apparition trop fugitive. Du goût de trop peu à l’overdose. Ce soir n’échappera pas à la règle alors que la chanteuse Marit Bergman déboule sur scène. Elle a l’air gentille comme tout et très mignonne dans sa robe rouge mais là je ne sais pas pourquoi la pépette a plutôt tendance à m’agacer. Bref, passons. Les choses sérieuses commencent avec Elvis Perkins, le fils de l’acteur Anthony, l’interprète du « Psychose » d’Alfred Hitchcock. Ca fait un petit moment que j’entends le plus grand bien de lui, sans encore jamais avoir eu l’occasion de vérifier. J’ai beaucoup aimé son set, folk roots, guitare acoustique, harmonica, contrebasse, batterie et deuxième guitare. La comparaison est éculée mais c’est Bob Dylan qui vient immédiatement à l’esprit. Avec quelques influences celtes et parfois quelques cuivres. Malgré un rappel en rab, on reste un peu sur notre faim et cet Elvis Perkins mérite bien que l’on s’attarde plus longuement sur son cas. A revoir dans un contexte plus favorable. A oublier par contre le groupe suivant, les gallois de Los Campesinos, plutôt limités et bruyants. Avec de trop rares bonnes idées. Vint ensuite le premier gros cube de la soirée les londoniens de The Noisettes. Ca fait quelques mois que j’ai flashé sur leur premier album « What’s the time, Mr Wolf » dont je vous ai déjà entretenu, sans avoir jusqu’à présent l’occasion de vérifier la chose en live. C’est désormais chose faite. Shingai Shoniwa, sexy en diable dans son body en tulle noire, est une chanteuse remarquable, c’est aussi une véritable liane, une bête de scène qui alterne la basse et la guitare. Qui n’hésite pas à sauter dans la fosse et grimpe sur le dos d’un des spectateurs (veinard !!). Grimpe sur la grosse caisse de la batterie, se roule par terre, chante allongée sur le dos. Plutôt physique les Noisettes. Le batteur Jamie Morrisson et sa tignasse pas possible se tord dans tout les sens derrière son kit parfois il joue à mains nues et frappe du poing les cymbales. Et enfin le troisième larron le guitariste Dan Smith qui part dans des solos sauvages. Par rapport à l’album, le concert me paraît plus brut de décoffrage. Cependant le morceau «Cannot even (Break free) » a pris une toute nouvelle ampleur sur scène : la musique commence avec une batterie jazz avant d’attaquer un pont lourd comme le métal. Un sacré mélange bien à l’image de ce groupe multiracial. Le batteur Jamie Morrisson, particulièrement en forme, fout en l’air sa batterie à coups de pieds. Ca a le mérite de clarifier les choses, c’est clair il n’y aura pas de rappel. Le trio quitte la scène en saluant la foule, se frappant la poitrine le pouce en l’air, ils ont l’air d’apprécier l’ovation du public. Pas facile après ça de passer à la new wave classieuse des Editors (voir mes messages des 6 avril et 18 juillet) et, j’aime beaucoup ce groupe mais on a une fois encore l’impression de passer d’une extrême à l’autre. La Cigale est désormais pleine comme un œuf et réserve au quatuor un accueil triomphal. Le groupe est mené par l’intrigant chanteur/pianiste/guitariste Tom Smith, qui est, paraît-il, plutôt timide et réservé dans la vie et qui se transforme dès qu’il pose un pied sur scène. Cet homme là vit intensément ses paroles et sa musique, fait de grands gestes des bras, grimpe sur le piano et tourne dans tous les sens. Il bouge comme un pantin désarticulé. Le groupe est parfaitement à la hauteur de l’événement et livre un set (à peu près complet) remarquable. Le son est énorme, assourdissant. C’est sur scène que les Editors délivrent leur pleine puissance. Une prestation d’anthologie à graver dans le marbre. Carrée et solide.

lundi 19 mars 2007

The Noisettes : « What’s the time Mr Wolf ? »


Trio venu de Londres, The Noisettes tourne depuis quelque temps déjà en première partie de Bloc Party, Baby Shambles ou de Muse entre autres. Ce qui fait d’eux de sérieux outsiders avant même la sortie de leur premier album. Premier album « What’s the time Mr Wolf ? » qui vient justement d’arriver dans nos bacs. Si vous aimez King Khan & The Shrines, The Dirtbombs et (surtout) The BellRays ou plus généralement les chanteuses soul perdues dans la jungle garage/punk, alors vous allez adorer The Noisettes. L’album part sur les chapeaux de roues, les deux premiers morceaux « Don’t give up / Scratch your name » s’enchaînent sans temps mort, ça arrache direct ! Le troisième titre « The Count of Monte Christo » et ses jolis arpèges folk permettent de souffler un peu. Les influences blues voire jazz sont là, cachées sous le déluge sonore. Shingai Shoniwa est une bassiste très solide et une diva sauvage. Sa Voix élastique me rappelle Diamanda Galas, capable de monter très haut dans les aigus et de descendre très bas dans les graves (« Nothing to Dread »), avec cette petite cassure typiquement soul au fond de la gorge. Le guitariste Dan Smith joue au sprint et prend feu ; le batteur Jamie Morrisson est hystérique. Ecoutez « Scratch your name » ou « Bridge to Canada », ce n’est plus de la musique, c’est de la boxe ! Une des grandes réussites du disque est « Mind the Gap », manière de cauchemar prog/psyché dérivant vers des rives métalliques. Complètement barré. « Cannot Even (Break Free) » lorgne ouvertement du côté soul/blues avant d’être traversé de part en part par des éclairs de guitare. Les derniers morceaux de l’album plus calmes voire pop pour « Hierarchy », prouvent que ces Noisettes ont plus d’un tour dans leur sac et planent bien au-delà du tout venant punk. Hélas la chanteuse s’efface un peu sur l’avant-dernier morceau sans batterie et en duo avec le guitariste qui s’en sort avec les honneurs, bien qu’il faille être inconscient pour oser prendre le micro après une furie pareille. Du boucan de haute volée et mon coup de cœur de ce début d’année (avec Little Barrie).