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samedi 3 mai 2025

Jeremie Albino + Augusta, Supersonic Records, 30 avril 2025.



La soirée débute tout en douceur avec la folkeuse franco-britannique Augusta, qui, d’après ses propres dires, « chante et joue tout doucement, ça va bien se passer ! » Effectivement, tout s’est passé au mieux, les arpèges délicats et la voix diaphane de la chanteuse constituant une bulle de douceur, teintée d’une émouvante mélancolie, dans laquelle il fait bon se lover, située dans la lignée de Joni Mitchell, c’est une belle découverte !

Deux guitares (dont une inutilisée), trois harmonicas, un capo et quelques médiators, il n’en faut guère plus au Canadien Jeremie Albino pour captiver le public ! Enthousiaste et charismatique, rigolo à l’occasion, Jeremie Albino, pour son premier passage dans la capitale, n’a eu aucun mal à se mettre le public dans la poche. Et ce fut encore plus flagrant quand, une fois en confiance, il a avoué au public : « Je parle français, je suis québecois », salve d’applaudissements et définitivement adopté par un public français qui adore que les artistes internationaux fassent l’effort de s’exprimer dans la langue de Molière. Seul, Albino dégage une puissance phénoménale, folk, électrique, l’harmonica autour du cou à la Dylan, teinté de blues et d’americana. Une prestation d’une liberté folle, l’artiste n’ayant pas de setlist définie, demandant régulièrement des suggestions au public, tout en se montrant surpris par les demandes pointues de ce dernier. Un set fluctuant, évoluant au gré des envies et marqué par de nombreuses surprises, en particulier lorsque Augusta rejoint Jérémie Albino le temps d’un duo, au contre-chant poignant évoquant la dynamique Gram Parson/Emmylou Harris. Définitivement un talent à suivre !

https://www.facebook.com/jeremiealbino

https://www.facebook.com/augusta.music1


dimanche 2 mars 2025

Jeremie Albino : « Our time in the sun »

 


C'est au confluent de plusieurs musiques et influences que se nichent bien des trésors. Le dernier en date pourrait bien être ce sublime album de Jeremie Albino, son quatrième, qui prend définitivement son envol avec ce disque, produit d'une main de maître par Dan Auerbach. Une fois de plus, ce dernier réussit totalement à sublimer la musique en lui conférant cette patine classique et intemporelle qui fait que le disque sort aujourd'hui comme il aurait pu sortir en 1972, sans pour autant singer le passé à tout prix. Pour en revenir à notre confluent qui ouvrait cette chronique, au départ notre homme Jérémie se présente en chanteur folk, un sublime cliché en noir et blanc instrument en main illustre la pochette intérieure, auquel la palette des arrangements ouvre en grand de nouvelles perspectives. Des percussions endiablées, un son de basse rond et confortable et quelques giclées de fuzz bien senties fond de ce disque un régal de soul psychédélique abouti et remarquable de bout en bout. Le chant d'Albino se prête particulièrement bien à l'exercice lui conférant cet indispensable supplément d'âme dans la lignée de Nathaniel Ratteliff.

En concert le 30 avril au Supersonic Records

https://jeremiealbinomusic.bandcamp.com/music

https://www.facebook.com/jeremiealbino