Affichage des articles dont le libellé est Uncle Acid and the deadbeats. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Uncle Acid and the deadbeats. Afficher tous les articles

mardi 25 août 2015

Uncle Acid And The Deadbeats : « The Night Creeper »



Groupe culte dans leur Angleterre natale (relire la folle aventure de leurs deux premiers albums par ici), l'oncle acide est de retour avec un, déjà, quatrième effort. Peu à peu l'univers du groupe s'affine pour s'affranchir de Black Sabbath, la figure tutélaire dont ils ont assuré la première partie à Bercy en décembre 2013. L'évolution se fait en douceur. L'amateur d'ambiance noire et interlope sera servi, le groupe évolue toujours en eaux troubles et malsaines. Les tempos sont lourds et obsédants, il y a toujours quelque chose de foncièrement hypnotique chez eux (cf. « Pusher man ») comme une sorte de psychédélisme sombre et inquiétant qui se développe à grands riffs de guitares saturées. Au fil des titres, Uncle Acid s'impose comme la face sombre des Beatles. L'affirmation peut surprende tant il est vrai que, par le passé, on a catalogué, un peu vite, le groupe de revivalistes post Black Sabbath. Sur ce nouvel effort, Uncle Acid ne cache plus son appétance pour les mélodies et la pop sixties (cf. « Yellow moon », « Downtown », « The Night Creeper »). Autant d'influences digérées par le groupe pour un rendu original et excitant : de jolies mélodies jouées sur un mode puissant et métallique, cf. la bien nommée « Melody Lane », quel pied ! A (re)découvrir.
Sortie le 4 septembre 2015.
En tournée française en octobre (La flèche d'or, Paris, le 14 octobre)
http://acidcoven.com/
https://www.facebook.com/uncleacid

mercredi 17 avril 2013

Uncle Acid and the deadbeats : « Blood Lust »




A peine cinq ans d’existence et déjà culte, c’est l’incroyable destin des très mystérieux anglais d’Uncle Acid and the deadbeats. Au début, il était un groupe qui vivotait comme il pouvait dans son Angleterre natale et vendant ses deux premiers albums « Vol 1 » et le présent album « Blood Lust » par l’intermédiaire de son site internet et sur CD-R uniquement. Le groupe réussi cependant à attirer l’attention du label Rise Above, qui décide, en 2011, d’éditer une édition vinyle de « Blood Lust ». C’est alors que l’histoire s’emballe, le disque à peine sorti est déjà épuisé. La toile s’enflamme pour Uncle Acid and the deadbeats, sur ebay il faut alors débourser la bagatelle de 7500 livres sterling (8773 euros) pour acquérir la version vinyle dudit album. Et tout cela pour un groupe quasiment invisible, très peu de photos circulent, les concerts sont rarissimes, et dont personne ne sait précisément qui sont les membres qui le compose. Jusqu’à ce que Rise Above ne décide, en fin d’année dernière, de rééditer « Blood Lust » et nous donne ainsi l’occasion de vérifier par nous-mêmes tout le bien que l’on dit d’eux par ailleurs. Situés au confluent de plusieurs influences, Uncle Acid mélange les influences dans un chaudron bouillonnant de magie noire maléfique. Du doom metal, Uncle Acid garde les tempi lourds et obsédants, une sorte de psychédélisme/progressif forcément très sombre (« Curse in the trees »). La science du riff de guitare nous ramène du côté du Stoner (« 13 candles ») et le côté un peu « sale » de la production et les quelques légères influences blues qui traînent de ci, de là rapprochent Uncle Acid de la scène garage (« Deaths door », « I’m here to kill you »). Le tout baigne dans une ambiance matinée du second degré des films d’horreur de série B (voire Z). Et même si tout cela est extrêmement ancré dans les années 1970 et rappelle Black Sabbath (ou Electric Wizard pour citer un exemple plus récent), cet album est une incontestable réussite de bout en bout.