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samedi 26 octobre 2024

Boogie Beasts : « Neon Skies & Different Highs »

 


Déjà repéré avec son album précédent, le quatuor belge est de retour, bien décidé à passer à la vitesse supérieure, et faisant honneur à sa réputation de « blues éclectique ». Ainsi l’écoute de l’album relève d’une expérience tout à fait euphorisante pour l’auditeur. C’est un sentiment particulier qui s’empare de vos oreilles dès la première plage « Save Me », l’harmonica (omniprésent sur l’intégralité du disque) nous place en territoire connu, celui du blues. Mais débarrassé des afféteries inhérentes aux années 60 et 70, qui en général habillent la musique de la plupart des groupes de blues-rock actuels, les Boogie Beasts se placent en position inédite. « Different Highs » nous indique le titre de l’album. Différente est donc la musique du groupe. Au côté roots de l’harmonica, la guitare imprime un son contemporain, la dynamique tout à fait moderne du groupe qui se prolonge sur le traitement de la voix et de la batterie. Néanmoins, et c’est là que réside le tour de force réussi par le groupe, à aucun moment des effets malvenus ne viennent polluer la musique, tout autant de risquer de la faire vieillir prématurément. Nous sommes donc en présence d’un véritable album de blues-rock où le fantôme de RL Burnside entre en collusion avec les Black Keys. Inspiré et dynamique, moderne et énergisant. Une réussite.

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jeudi 13 janvier 2022

Boogie Beasts : « Love me some »

 


Troisième album pour le quatuor belge, aussi moite que la pochette le laisse supposer. Guitares saturées, entre slide et fuzz, bien mises en avant, groove lourd et puissant de la section rythmique, c’est une version du blues très influencée par le rock qui est pratiquée ici, et propre à faire hurler les puristes du genre. Et pourtant, le passionnant dialogue qui s’installe entre l’harmonica omniprésent et le glissement bien senti de la slide sur les cordes (cf. « Run you down ») n’a de cesse à ramener le quatuor à ses origines bleues et constitue l’élément le plus séduisant de leur proposition musicale. C’est lorsque les watts baissent en intensité, ouvrant grand la porte du blues torride (cf. « Get Away ») que le groupe se révèle le plus convaincant. L’approche pop, le pied au plancher et le groove accrocheur et hypnotique de la batterie leur sied également à merveille et réserve quelque grands moments d’excitation à l’écoute (cf. « Favorite Scene » ; « Get me out of here » ; « Like a Snake »). Avec leur excellents compatriotes de Triggerfinger, à l’esthétique voisine, voici une formation de plus à suivre sur la bouillonnante scène belge !

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