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dimanche 22 mars 2020

Christopher Paul Stelling : « Best of luck »



Ce nouvel album du songwriter étasunien ouvre un nouveau chapitre dans la carrière de son créateur. L'aventure a débutée sur scène alors que Christopher part en tournée, en première partie de Ben Harper. Ce dernier, enthousiasmé par son cadet, lui propose une collaboration. Et c'est ainsi qu'est né ce nouvel effort produit par M. Ben Harper en personne. La présence de ce dernier se révèle tellement prégnante que sa personnalité déborde sur celle de l'artiste qui n'a jamais sonné aussi cool et relax. Même façon de faire passer ses messages en douceur ; même l'intonation de son chant rappelle Harper. Délicat et alangui, nourri d'arpèges de guitare acoustique suffisamment évocateurs pour délocaliser l'auditeur au milieu des grands espaces. Il se dégage de ce nouvel effort un magnétisme quasiment cinématographique puissant et une évidence digne d'un classique immédiat. Un grand album qui fait du bien ! 

https://www.facebook.com/christopherpaulstelling/





vendredi 21 août 2015

Christopher Paul Stelling : « Labor against waste »



L'américain Christopher Paul Stelling fait partie de cette caste de musiciens folk qui s'inscrivent dans une longue tradition entamée naguère par Woody Guthrie. Ces musiciens de la vieille école qui écument les routes, avalent la poussière et qui, soir après soir, remettent l'ouvrage sur le métier. Tout est dit dans le titre : le travail plutôt que le gâchis. Ancrée dans le réel, la musique de Stelling est rustique et âpre. Les amateurs d'arpèges délicats passeront leur chemin. Chez Stelling, le folk se fait rude, rêche. Parsemé d'influences country et blues, Stelling applique au folk au traitement radical et attaque ses cordes comme si il avait un mur du son à disposition (« Horse », "Death of influence"). Il y a du punk en lui, ce qui va particulièrement bien à sa voix grave et profonde, un timbre qui respire le vécu à chaque vers. L'écoute de l'album se révèle ainsi particulièrement intense. Et pourtant, parfois, lorsque Christopher se calme, on trouve un peu de douceur dans sa musique (« Castle »,"Dear Beast") ce qui finit de nous charmer. Un univers singulier et un artiste à suivre.