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mercredi 9 février 2011

Carosel, L’international, 7 février 2011.


Si le maxi « Star » donnait du duo pop irlandais Carosel l’image d’un groupe coloré, la prestation de ces derniers lundi soir sur la scène du bar à musique l’international renforce cette tendance tout en tirant leur palette vers de teintes plus chaudes. Le groupe est renforcé pour l’occasion d’un excellent percussionniste apportant une couleur latine qui se marie à merveille avec la guitare, tendant parfois vers le flamenco, de Pete. Ce dernier, grand voyageur devant l’éternel (cf. l’interview), se lance aussi dans des soli explorant des gammes plus orientalisantes héritées de son séjour en Inde. Outre les titres présents sur le maxi, le trio livrera une superbe version du classique « Let’s stay together » d’Al Green ainsi que plusieurs titres de leur premier album au répertoire plus jazzy. L’occasion pour la chanteuse Michelle, les yeux mi-clos, de renouer, passionnément, avec la posture d’une chanteuse de jazz. Un set plutôt court, une demi-heure environ, donnant l’envie de découvrir, enfin, leur tant attendu deuxième album…

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lundi 3 janvier 2011

Rencontre avec Carosel (version française)


Rencontre avec Carosel (voir mon post du 8 décembre 2010) un charmant duo pop irlandais installé depuis peu à Paris.

Votre premier album a plutôt bien marché en Grande-Bretagne et en Irlande, quels sont vos espoirs pour ce nouveau disque ?

Pete : Notre premier album était plus relax, plus jazzy, tendre. On fait de la pop maintenant. Notre nouveau son est sur notre maxi « Star ».

Michelle : Notre premier album était différent. On est excité par notre nouveau son. Et par toutes les salles de concert dans ce nouveau pays. On voudrait se faire connaître en France et dans toute l’Europe.

Comment vous êtes-vous retrouvé à Paris ?

Michelle (rires) : Je passe mes vacances en France depuis mon adolescence. J’ai des cousins à Paris.

Donc en fait, tu n’as aucune excuse pour ne pas parler français ?

Michelle (rires) : Je prends des cours de français deux fois par semaine. Mais je n’ai jamais eu la chance de rester plus d’une semaine ou deux. Peut-être que j’ai toujours rêvé de venir vivre à Paris…

Pete : C’est peut-être différent pour toi, mais pour un Irlandais, c’est excitant de venir vivre à Paris.

Et est-ce que tout se passe comme vous l’aviez imaginé ?

Michelle : C’est différent quand tu es en vacances…

Pete : C’est plus difficile que l’on l’imaginait. Chercher un appartement par exemple. En Grande-Bretagne ou en Irlande c’est beaucoup plus simple. Tu appelles le propriétaire est soit il t’aime bien ou pas. Il n’y a pas de gros dossier. C’est ce genre de choses qui sont différentes, on ne s’imaginait pas…

Michelle : Quand tu es en vacances, tu visites. Les Champs-Elysées, Notre-Dame… En vivant ici tu découvres les autres aspects de la vie française. Les français protègent leur identité, c’est comme ça qu’ils vivent. On mange comme ça, on fait ceci. J’aime bien. La nourriture est incroyable. Je pense que j’ai tout essayé maintenant…

Pete : On est nouveaux ici, c’est encore assez excitant. Franchement la qualité de vie est meilleure ici. Spécialement maintenant avec nos problèmes économiques (il indique une chute vertigineuse de la main). En France, quand tu n’es pas content, tu vas dans la rue. Les français sont focalisés sur leur mode de vie. Et ils veulent le conserver. Les cafés, les déjeuners assez longs, les vacances… Et la musique. On savait que la France était un bon endroit pour la musique…

Vraiment, tu plaisantes ?

Pete : Non, non pas du tout. Sérieusement. Il y a plein d’endroits pour jouer ici, les clubs, les festivals…

Michelle : Le public français est vraiment, vraiment sympa. Ici, les gens t’écoutes quand tu joues. C’est agréable, c’est vraiment bon. Et ils viennent discuter après le concert.

Pete : C’est vrai. A Dublin, il y a tellement de bruit. Les gens sortent pour boire et se saouler. On est venu en vacances ici en novembre 2009. On a un ami irlandais qui vit ici et nous a trouvé plein de concerts dans des pubs ici. Je pensais que personne ne nous écouterait. En fait, l’expérience s’est révélée différente.

Michelle : On s’est tellement plu en vacances ici, qu’à peine rentrés en Irlande on est allé directement sur internet pour trouver un appartement et déménager. C’était en février dernier.

Pete : On a fait des allers et retours. C’était difficile de trouver un appartement de trouver un appartement sur le long terme. On début on était à Bastille. Maintenant on est dans le quinzième qui est beaucoup plus tranquille.

Et vous avez enregistré l’EP à Paris ?

Pete : Non à Dublin.

Et à propos de la musique, la scène française vous aimez la scène française ?

Michelle : Oui ! J’aime bien Zaz. On écoute la radio.

Pete : Et on entends les Black Eyed Peas à longueur de journée… J’aime bien Sanseverino et les « anciens » : Françoise Hardy, Serge Gainsbourg « La chanson de Prévert »…

Michelle : Je l’apprends en ce moment.

Pete : Je joue de la basse dans un groupe français. Et notre percussionniste est français. Plus on reste, plus on rencontre de monde. On commence notre réseau.

Vous avez le mal du pays ?

Michelle : De temps en temps. Ma famille me manque. Mes neveux et mes nièces. Ils grandissent… Et les frites. Les vraies frites. Ici elles sont différentes. En Irlande elles sont plus grosses, plus épaisses. C’est bon… Il y a beaucoup d’Irlandais qui vivent ici. Il y a beaucoup de…

…de pubs ?

Michelle : Je ne bois pas, alors les pubs…

Pete : On essaye de ne pas trop boire, seulement de temps en temps quand un ami vient nous rendre visite.

Michelle : C’est certainement la raison pour laquelle je suis en France. Je ne bois pas comme une Irlandaise. Je bois très peu.

Pete : L’Irlande ne me manque pas du tout. Jamais. Je suis très heureux ici. J’ai vécu dans plein d’endroits, L’Inde, New York, le Canada. J’ai passé beaucoup de temps hors d’Irlande.

Pete, est-ce que tu penses que tous ces voyages ont changé ton jeu de guitare ?

Pete : Bien sur. J’ai étudié la guitare en Espagne. Ma guitare vient d’Espagne. Il faut jouer avec des ongles assez longs (il me montre ses doigts). C’est un style beaucoup plus percutant (il prend sa guitare et commence à jouer). J’ai passé beaucoup de temps en Andalousie, près de Séville. J’ai étudié la guitare là-bas pendant six mois.

Et tu es allé là-bas spécialement pour étudier la guitare ?

Pete : Oui, oui. Aller en Espagne a vraiment fait une différence dans ma musique. Et après j’ai passé six mois en Inde et j’ai joué avec des musiciens locaux tous les jours. A Dharamasala, la ville au nord de l’Inde où réside le Dalai Lama en exil, il y a beaucoup de Tibétains et beaucoup d’excellents chanteurs. Et ce qu’ils chantent est tellement différent de ce que je connais ou comprends de la musique… J’ai passé trois mois là-bas dans des petits villages en dehors de la ville. On faisait de la musique tous les jours. Je jouais de la guitare classique, un ami anglais faisait de la flûte et ils chantaient des chansons locales. Le « mélange » (en français dans le texte) était très intéressant. C’est là que commence l’Himalaya. Il y a beaucoup de forêts, c’est magnifique. J’ai aussi navigué en Australie pendant longtemps. Sur le bateau on n’avait ni radio, ni télévision, ni internet. Je jouais de la musique dans ma tête. Cela peut être très intéressant aussi.

Michelle : Je pense que c’est très important. On n’a pas de télévision. En fait, cela fait des années que l’on n’en a pas. On se fait toujours face dans notre salon. On s’assoit en cercle. Il n’y a pas de distractions.

Michelle, est-ce que tu peux nous dire quelques mots sur le jukebox de tes parents, dans le restaurant familial ?

Michelle : Mon père est chef. Quand j’étais enfant, mes parents avaient un restaurant sur la côte Irlandaise, près de la plage. Un restaurant de fruits de mer. Mon père vivait là-bas. On avait une grande pièce, pour les danseurs. On avait un jukebox et des tonnes de boîtes remplies de disques. Quand j’étais petite, j’y allais pendant la journée et je passais des disques. Il y avait plein de disques des années 60 et 70. C’est comme ça que j’ai découvert les Beatles et les Carpenters. Je dansais toute seule. J’ai encore la platine et les boites de disques. Les années 60 et 70 sont vraiment importantes pour moi. Les chansons pop étaient courtes, concises. Burt Bacharach avait des mélodies très fortes. J’adorais, je les écoutais tout le temps. Mes amis étaient plus intéressés par ce qui se passait dans les charts.

Est-ce que vous pouvez nous décrire votre « upbeat happy sound » ?

Michelle : C’est moi. J’ai toujours été comme ça. Je ne suis pas affectée par ce qui se passe même si c’est moche. Je ne suis jamais triste. Je vis ma vie.

Pete : En concert, cela peut être enlevé, sur des tempos rapides, sans que cela soit forcément très fort. Et c’est sympa de le voir sur le visage des spectateurs dans le public.

Votre chanson « Something i need » sonne très Soul. Est-ce que vous écoutez beaucoup de Soul Music ?

Pete : En fait, non.

Michelle : Non, pas vraiment. Un peu. Je ne sais pas comment s’est arrivé. J’aime bien Marvin Gaye, Al Green et Bill Withers. Je suis accro à ses chansons. Mon frère avait un de ses albums.

Pete : En concert on fait régulièrement « Let’s stay together » (Pete prend sa guitare et le duo se lance dans une magnifique reprise acoustique de cette chanson). Peut-être qu’on la mettra sur notre prochain album. On veut l’enregistrer, peut-être dans une version acoustique.

La dernière chanson du disque « Take me » a une couleur plus années 80…

Michelle : Nous sommes des enfants des années 80. On a été influencé par tout ce qui passait à la radio. Tu connais les disques « Now » ? Tous les ans, il y avait une compilation. J’ai le volume n°2. C’est un disque des années 80. Mes parents l’avaient pour le restaurant.

Pete : Quand on a enregistré « Take me » on voulait ce genre de son dès le début. On a utilisé un petit ampli un très mauvais ampli mais j’aimais bien le son. J’ai branché la guitare électrique. On a mis l’ampli et le micro à l’extérieur. C’est comme ça qu’on a obtenu ce son.

Michelle, qu’est-ce qui est le plus important dans ta vie, la cuisine où la musique ?

Michelle : C’est dur ! J’ai étudié la nutrition à l’université. Et mon père est chef. La nourriture c’est quelque chose de très important pour moi. Tous mes bouquins sont des livres de cuisine.

Pete : Tu passes plus de temps à chanter qu’à manger. Donc la musique est plus importante…

Michelle : Je pense que c’est égal. J’aime les deux. Quand j’étais petite mon père m’emmenait dans les restaurants, juste pour visiter et regarder les menus. C’est de sa faute si je suis obsédée par la nourriture…

Propos recueillis le 16 décembre 2011.

EN CONCERT LE 22 JANVIER 2011 AU THEATRE TRAVERSIERE.

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A consulter également, le blog de Michelle sur sa vie parisienne et la cuisine :

www.greenteaandbiscuits.wordpress.com

An Interview with Carosel


An interview with the charming irish pop duo who recently moved to Paris.

Your first album did pretty well in the UK, what expectations do you have for the new one ?

Pete : The first album was more jazzy, relaxed and mellow. We’re into pop now. The Star EP is how we sound now.

Michelle : The first album was different. We’re excited about our new sound. And the venues in this new country. Our expectations ? Spread the word out in France and all over Europe.

How did the two of you end up in Paris ?

Michelle (laughing) : I spent holidays in France since i was a teenager. And i also have cousins in Paris.

So, basically, you have no excuses for not speaking french ? (I’m just kidding…)

Michelle (laughing) : I go to french class twice a week. But i never had a chance to stay for more than a week or two. Maybe i always dreamed to come live in Paris…

Pete : Maybe it’s different for you, but from an Irish point of vue, it’s exciting to come live in Paris.

And is it like you think it would be ?

Michelle : It’s different when you are on holidays.

Pete : It’s more difficult than we thought. For example, when you look for an apartment… In the UK it’s easier, you ring the landlord and either they like you or they don’t… There is no big file… Things like this are different, we had no idea but we like it.

Michelle : When you are on holidays, you just go visit, the Champs-Elysées, Notre Dame, you don’t go around… Living here you discover all the other parts of the french way of life. French people protect their identity, this is how we live. We eat this, we do that. I like that. The food is amazing. I think i’ve tried everything now.

Pete : We’re new here, it’s still very exciting. Honestly, the quality of life is better here. Especially now, with our bad economy… In France, when you’re unhappy, you get in the streets. People are very much into their way of life here. And they want to keep it that way. The coffee places, long lunches and good holidays. And all the great music. We knew France was good for music…

Really ? Are you kidding ?

Pete : No really. I’m serious. You have many venues for live music and all the clubs and festivals…

Michelle : Audiences here are really, really nice. People here, they listen when you play a gig. It’s enjoyable, it’s very good. People come up afterwards and talk to you.

Pete : It’s true. In Dublin, there is so much noise. People are getting very drunk. We came for holidays here in november 2009. We had a friend, an irishman living here who booked us many gigs in Paris pubs. I thought that nobody will listen to us. But the experience was different.

Michelle : We enjoyed that holiday so much that when we get back to Ireland we went straight on the internet to find an apartment and move here. That was last february.

Pete : We went back and forth. It was hard to find an apartment for a long time. In the begining we were in Bastille. And now we are in the 15th district, which is a lot more quiet.

Did you record the new track on the EP in Paris ?

Pete : No, Dublin.

And about the music, do you like the french scene ?

Michelle : Yeah ! I like Zaz. We listen to the radio here.

Pete : And all you can hear on the radio here is The Black Eyed Peas… I like Sanseverino and the old french music, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg « La chanson de Prévert »

Michelle : I’m learning it now.

Pete : I play bass for a french band. Our percussionist is french. The longer we stay, the more musicians we meet. The network begins.

Do you ever feel homesick ?

Michelle : Sometimes. I miss my family. I have small nieces and nephews, i miss them. They’re growing older. And I miss chips sometimes. Proper chips. They’re different here. In Ireland they make it bigger and thicker. It's good. There is a lot of Irish people here. There is a lot of…

…Pubs ?

Michelle : I don’t drink so…

Pete : We try not, but sometimes when we had a friend over…

Michelle : Maybe that is the reason why i am in France. I don’t drink like an Irish person. I drink very little.

Pete : I don’t miss Ireland at all. Never. I’m very happy to be here. I’ve lived in many places, in India, in New York, Canada. I spent a lot of my life outside of Ireland.

Do you think that all this travelling improved your guitar playing ?

Pete : For Sure. I studied the guitar in Spain. My guitar is from Spain. You have to play with long nails (he shows his fingers) because it’s very percusive (he takes his guitar and start playing). I’ve spent a lot of time in Andalucia, near Sevilla. I studied there for six months.

And you went there specifically to study guitar ?

Pete : Yes, yes. Going to Spain has really made a difference in my music. And then i was in India for six months and i played with local musicians everyday. In Dharamasala, this is the town where the Dalai Lama stays in North India. He’s in exile today. Lots of Tibetans live there in exile and some great singers. And what they sings is so different from what i understand or know about music. I spent three months in little villages outside this town playing music everyday. I was playing classical guitar, an english friend of mine played the flute and they were singing local music. The « melange » was very interesting. This is where the Himalaya starts. Many forests. It’s beautiful. I used to sail in Australia for a long time. We didn’t have radio, television or internet on the boat. And because of that i started to make more music in my head. And this can be interesting too…

Michelle : I think it’s very important. We don’t have a television at all. We didn’t have a tv in years. Our living-room is always centered around facing each other. There is no distraction. We sit around in a circle.

Michelle, can you say a few words about your parents’s jukebox in the family restaurant ?

Michelle : My daddy is a chef. When i was a child, my parents had a restaurant on the side of Ireland, by the beach. My dad lived there. It was a seafood restaurant. And we had a big room, a function room. For dansers. We had an old record player and many boxes of records. When i was small i used to go in during the day and play the records. They had so many things from the sixties and the seventies. It got me into The Beatles and The Carpenters. I used to dance around. I still have that record player and the boxes. The sixties and the seventies are really important to me. Pop songs were short and sharp. Burt Bacharach had such strong melodies, i loved it. I used to play them all the time. My friends were more into what was in the charts at that time.

Can you describe your upbeat happy sound ?

Michelle : It’s me. I’ve always been like that. I’m not the kind of person who gets affected by things, even if something bad happens. I never feel sad, i just go on with life.

Pete : When we’re playing live it doesn’t have to be very loud but it can be upbeat. And it’s nice to see it in people’s faces in the audience.

On the ep the song « Something i need » have somekind of a soul quality into it. Do you listen a lot of soul music ?

Pete : Actually, no.

Michelle : Some, but no, not really. I don’t know how that happened. Maybe some Marvin Gaye, Al Green and Bill Withers. I’m addicted to his songs. My brother had one of his albums.

Pete : We play « Let’s stay together » at our shows. (Pete takes his guitar and they actually play a beautiful acoustic version of the song). Maybe we’ll put that song on our next album. We want to record it properly, maybe an acoustic version.

The last song on the EP « Take me » has more of an eighties feel...

Michelle : We are child of the eighties. Whatever influenced us was on the radio. Do you know the records « Now » ? Every year there was a compilation, i have the second one. That was from the eighties. My parents had this for the restaurant.

Pete : When we recorded « Take me » we had the idea we wanted that kind of sound for that track. For « Take me » we had a small amplifier, a very bad one but i liked the sound. I plugged in my electric guitar. We put the amplifier and the microphone outside and that’s how we got that sound.

Michelle, what’s the most important thing in your life, music or food ?

Michelle : That is tough ! In College i’ve studied nutrition and my dad being a chef, food is very important to me. All my books are about food.

Pete : Well you do spend more time singing that you do eating. So music is more important.

Michelle : I think they’re equal… I do both equally. Me dad used to take me to restaurants when i was a child, just to visit places and look at the menus. It’s his fault if i became obssessed with food.

IN CONCERT ON JANUARY 22nd AT THE THEATRE TRAVERSIERE.

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Read also Michelle’s blog about her life in Paris and food :

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mercredi 8 décembre 2010

Carosel : Star


Déjà auteur d’un premier album en 2009, le duo irlandais Carosel, composé de la chanteuse Michelle Phelan et du guitariste Pete McGrane, sera de retour en janvier 2011 avec un tout nouvel album dont le présent EP donne un premier avant goût. De l’aveu même du duo, Carosel évolue dans un registre qu’il qualifie de « upbeat pop music ». Et effectivement, c’est un sentiment joyeux qui habite les quatre titres de l’EP. C’est frais, doux, mélodique et taillé sur mesure pour la voix enchanteresse de Michelle. Si le disque présente une belle unité de son et semble taillé dans le moule sixties, imprégné par les Beatles, Carosel n’en profite pas moins pour varier les plaisirs. « Something I need » est teinté de soul soyeuse, l’acoustique « Easy » lorgne du côté du folk typiquement britannique avec arrangement de vents et enfin « Take me » propose un petit pas de côté et sonne plus 80s, Michelle retrouvant les intonations d’une Blondie. Ce petit EP a définitivement un goût de trop peu tellement cet air joyeux est agréable. C’est comme un mini miracle, il suffit de presser le bouton play et d’un seul coup les soucis s’envolent et l’auditeur se trouve comme pris dans une vague d’optimisme. Et maintenant que le duo est installé à Paris, on va avoir la chance de pouvoir profiter d’eux souvent…

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A consulter également le blog de Michelle Phelan racontant sa vie à Paris et sa passion pour la cuisine :

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