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dimanche 31 mai 2020

Artús : « Cerc »



Le groupe gascon est de retour avec un nouvel effort qui, comme d'habitude, n'a de cesse de renouveler les musiques traditionnelles de son sud-ouest natal. Album au long cours, tous les titres flirtent voire dépassent les dix minutes, « Cerc » constitue une proposition musicale ambitieuse et expérimentale mariant instruments traditionnels (vielle à roue, tambourin à cordes) à la lourdeur étouffante du heavy-metal mêlée d'aspirations progressives. Usant de mille détours, la violence qui se dégage du disque est mise sous cloche, comme étouffée, et contrebalancée par le chant, mélodique, en langue vernaculaire. Inspiré par le massif calcaire de Pierre Saint Martin, et ses 430 km de galeries à explorer, Artús livre un album à l'avenant : labyrinthique, constitué d'impasses et de détours, au fil de ses compositions fleuves faites, aussi, de silences, de coupes brusques, de décharges d'adrénaline suivies d'accalmies. La tension, qu'elle soit sous-jacente, explosive, retenue, crescendo ou non, est ici une valeur cardinale. La clé pour dompter, puisque c'est bien de cela qu'il s'agît, ce disque sauvage dont les nuances ne se révèlent qu'après une écoute intégrale et répétée. Le résultat est passionnant. 

http://familha.artus.free.fr/
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jeudi 30 mars 2017

Artús : « Ors »



Entre tradition et modernité ce nouvel album d'Artus se révèle pour le moins étonnant. Enraciné et proche de son terroir, Artús chante en occitan et pratique une musique scellant la rencontre entre le heavy metal et les instruments inventés par le groupe (tambourin à corde?) ou traditionnels tels que la vielle à roue (le groupe a d'ailleurs collaboré avec un luthier pour la fabrication de cette dernière). Le concept de ce nouvel album s'appuie sur l'ours. A travers l'animal et notre rapport avec ce dernier, le groupe questionne notre humanité et par extension la société dans laquelle nous vivons. Musicalement, la chose se traduit par un rendu complexe, des compositions très longues, on ne peut plus éloignées des standards issus du diktat des radios, et un angle métal/progressif où règne une tension extrême et où les coups du butoir cinglants de la guitare succèdent aux passages plus ou moins apaisés. Intense.