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samedi 28 octobre 2023

Dylan LeBlanc : « Coyote »

 


Depuis 2019 et la réussite exceptionnelle de son précédent album « Renegade », on avait un peu perdu du vue le chanteur. Et à l’écoute de ce nouvel effort, le cinquième, on reste pantois devant l’écart entre la maturité affichée sur ce nouveau disque et le jeune age (33 ans) de son auteur. Si dans un premier temps une forme de déception se fait jour à l’écoute de ce nouvel album, le sentiment s’efface aussitôt. Comparativement à l’album précédent, ce « Coyote » souffre de s’écouter dans une dimension unique. En effet, l’album voit Dylan LeBlanc renouer avec ses racines folk et country. Le disque se conçoit donc comme une formidable collection d’arpèges délicats et de nappes de cordes rêveuses, assez loin donc des tentatives pop/rock et des riffs de guitares survoltés du disque précédent. Le présent album se veut beaucoup plus rêveur, voire planant dans une certaine mesure, c’est un peu les grands espaces qui s’ouvrent à son écoute, la bande originale d’un voyage imaginaire dans l’ouest américain. Quoi qu’il en soit, il constitue une preuve supplémentaire du talent de LeBlanc en termes acoustiques, qui s’impose, un disque après l’autre, comme une valeur sûre du songwriting.

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lundi 23 septembre 2019

Dylan LeBlanc : « Renegade »



Ce nouvel effort, le quatrième, de Dylan LeBlanc s'apprécie en deux temps, à l'instar d'un bon vieux vinyle d'antan. La première partie du disque voit l'artiste évoluer de manière significative : des nappes de claviers font en effet leur apparition posant une couche de vernis pop sur ces nouvelles compositions sans pour autant occulter la dimension rock du musicien. Ainsi sous la glace, le feu couve (cf. « Bang bang bang », « Damned »), comme une étincelle sur le point de s'embraser à l'image du riff stonien du morceau titre qui ouvre les débats. Chemin faisant, le son du guitariste évolue, ses influences se déplace sur l'échelle du temps, le rapprochant de ce que les songwriters tels que le regretté Tom Petty ou Bruce Springsteen pouvaient proposer au début des années 1980. La deuxième partie du disque, les quatre derniers titres (dont le sublime « Lone Rider » cosigné avec son père James), se veulent plus calmes en renouant avec sa veine acoustique habituelle, entre folk et country. C'est un excellent, et très équilibré, disque qui s'achève ainsi sur une note apaisée. 

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lundi 29 février 2016

Dylan LeBlanc : « Cautionnary Tale »



Troisième album pour ce jeune auteur-compositeur (23 ans) au patronyme « bien de chez nous » trompeur puisque originaire de Muscle Shoals (Alabama) ville où était sis les mythiques studios Fame. Alors que les premières notes s'échappent des enceintes, LeBlanc s'inscrit dans la grande tradition des songwriters, on parle là de Neil Young (cf. « Easy way out »), de Bob Dylan, des artistes de ce calibre. Acoustique chatoyante, LeBlanc nous transporte au « crossroad » de plusieurs cultures ancrées dans le terroir étasunien. La guitare sèche délicatement arpégée, nous ramène immédiatement au folk légèrement teinté d'arrangements country (cf « Man like me »). La voix, elle possède ce charme rare, délicate, mélodique mais transpirant le vécu, il y a quelque chose de soul dans le chant de LeBlanc qui, en dépit de son jeune âge, a déjà dû surmonter ses démons et son mal être. Pourtant, la note soul chez LeBlanc est sophistiquée et assez éloignée du style survolté généralement pratiqué dans sa ville natale (cf. Candi Staton). Un bel album, représentant dignement le sud des Etats-Unis, ce terroir où les styles s'entrecroisent et se mélangent. A découvrir…
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