Affichage des articles dont le libellé est Bottle Next. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bottle Next. Afficher tous les articles

vendredi 6 mars 2020

Bottle Next : « Drift »



Sur le catalogue de leur label, Le Cri du Charbon, le duo apparaît sous la dénomination hard folk. Une association pour le moins audacieuse pour un groupe qui ne l'est pas moins tant il est rare de croiser ce genre de projet hybride allant d'une extrême à l'autre ; du folk au métal. Il était fois une batterie (Martin Ecuer) et une guitare (Pierre Rettien). Jusqu'ici l'histoire est bien connue, ce qui l'est moins c'est l'étrange mélange des genres pour un duo aussi à l'aise avec ou sans ampli crachant un flot de décibels saturés et un guitariste/chanteur au timbre guttural, Pierre, jouant également du saxophone, dans un style inimitable de brio expérimental, histoire d'ajouter une note de fusion free jazz à la confusion ambiante. Car le groupe à également le goût de l'expérimentation des compositions à rallonge (seulement 9 titres sur ce deuxième album) aux multiples et labyrinthiques tiroirs, partant dans de surprenants développements. Il apparaît néanmoins à l'écoute que Bottle Next reste fondamentalement un groupe de rock/métal pur et dur agrémentant sa musique d'arrangements fous du folk au jazz. Si tous les éléments étaient déjà présents sur le premier EP du groupe (voir ici) ce dernier a, avec le temps et l'expérience, réussi à unifier le son dans un tout cohérent en dépit de la variété des ingrédients qui le compose. Un tour de force, osé et délectable, somme toute assez réussi, qui nécessite de ne pas avoir froid aux yeux. 

https://fr-fr.facebook.com/Bottlenext/
http://bottle-next.com/

vendredi 25 janvier 2013

Bottle Next




Par les temps qui courent, il serait aisé de croire qu’il n’y a rien qui ressemble plus à un duo guitare/batterie qu’un autre duo guitare/batterie… Bottle Next fait un peu figure d’exception à la règle, tout animés qu’ils sont par une volonté d’élargir le spectre quitte à se perdre dans les méandres d’arrangements alambiqués dignes du rock progressif. Ainsi, ce petit EP de cinq titres sonnent parfois jazz voire même métal et ce dans le même titre, « Help Yourself », dont le saxophone rappelle Morphine et le chant guttural le heavy metal. Le blues n’est bien sur pas absent des débats « Freedom in the water », « cafeine », « Bottlenecks » sous influence John Butler. On peut regretter toutefois un manque général de concision, des compositions parfois exagérément longues pour peu de chose au final ("Bottelnecks"). L’EP est cependant plus qu’honorable et s’écoute agréablement. Le temps et l’expérience gommera les petits défauts de jeunesse…  
http://www.lamastrock.com/bottlenext/