Affichage des articles dont le libellé est Les Soucoupes Violentes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Soucoupes Violentes. Afficher tous les articles

jeudi 16 février 2017

Flying Padovani's + Les Soucoupes Violentes + Daltons, Festival How to love, Petit Bain, 15 février 2017.



Chouette festival mélangeant rock et BD, How To Love se tient dans la salle du Petit Bain redécorée pour l'occasion. Cette soirée se tient sous le signe de la nostalgie du rock français des années 1980 et les cheveux gris sont aussi nombreux dans la salle que sur scène.

On commence par les Daltons, carré et efficace, le groupe distille un rock puissant dont les paroles semblent venues d'une autre époque : « Dans mon costume de merde », « J'ai trouvé un CDD »… Assez classique dans la forme, la formation assure le job avec classe et détermination. Rien de bien original certes, mais on passe un bon moment, le quatuor nous met en jambes pour la suite avec entregent. La suite est assurée par les Soucoupes Violentes, dont on avait bien aimé le disque l'année dernière mais dont la déclinaison scénique déçoit quelque peu. Accompagnateurs peu impliqués, le regard vague, Stéphane le leader, admirable d'abnégation, se démène tant qu'il peut derrière sa superbe guitare, l'affaire ne décolle jamais vraiment en dépit de la considérable énergie qu'il a déployé à titre personnel. Ce n'est qu'à certains moment que l'on peut entrapercevoir le potentiel du groupe, certains morceaux sont vraiment excellents, quelques trop rares éclaircies dans cette morne plaine.


Mais rien ne nous préparait vraiment à la déflagration qui allait suivre. Mené par le mythique Henri Padovani (le guitariste original de Police), The Flying Padovani's sont de retour après des années d'inactivité. Trio instrumental, le groupe trouve sa source parmi certains de nos genres préférés, du rock n'roll, de la surf music, du blues surpuissant (« Pin up blues »), du western inspiré par l'art de la musique de film. Le trio déboule en faisant le grand écart dans la plus pure tradition du rock n'roll. On est d'emblée scotchés par la formidable puissance développée par le groupe. Derrière sa batterie, lunettes d'Elvis sur le nez, Chris Musto prend des allures de tornade. Groove hyper puissant, agile et rapide, Chris ne se contente pas de bûcheronner mais fait montre d'un véritable feeling. Solo joué à mains nus : ce type est une machine ! Chauve, le bassiste Paul Slack est à l'avenant. Ses lignes sont à la fois fines, précises et puissantes, délivrées avec une précision métronomique. Wow ! Enfin, le terrain est largement balisé pour que M. Padovani laisse éclater toute la classe de sa Gibson demi-caisse rouge. Pas de pédales d'effet, que du son brut, direct et un remarquable maniement du vibrato Bigsby. Quelle classe ! De plus, Henri se révèle un showman de tout premier ordre régalant le public de ses anecdotes, récoltées au cours de ses quarante années de rock n'roll, entre les chansons. Une prestation de haute volée !

samedi 7 novembre 2015

Les Soucoupes Violentes : « Fort Intérieur »



Leader historique des Soucoupes Violentes depuis les fort lointaines années 1980, Stéphane Guichard garde toujours la foi. Récemment, on le croisait encore devant le new morning, avant un concert de Little Bob, tractant vaillamment, le sourire aux lèvres, pour promouvoir le nouvel album de son groupe, relancé il y a quelques temps. Après des années de pause prolongée, les soucoupes reviennent survoler notre paysage rock. Et leur garage rock, chanté en anglais ou en français, n'a pas pris une ride ! Le nouvel album a ce petit quelque chose de rare, comme une allure de classique instantané. Pas uniquement grâce à des compositions de haute volée où la guitare se taille la part du lion (cf. « Lost weekend », « Ta légende », nerveuse et tendue) mais aussi grâce à des apports extérieurs bien trouvés et complétant idéalement l'univers musical du groupe. Désertant l'électricité rageuse, les Soucoupes Violentes explorent ainsi, avec succès, des territoires acoustiques. « Always Up » et « Johnny Tonnerre » (que l'on imagine dédiée à qui vous savez) sont deux magnifiques ballades folk agrémentées d'une lap-steel country, faisant voyager le trio et l'auditeur par la même occasion. Ailleurs, c'est un ukulélé qui fait une apparition inattendue (« le mec le plus cool de la terre ») ou des percussions fofolles qui donnent une nouvelle orientation à la musique, loin de se cantonner à un énième revival garage. Tout ceci n'empêchant cependant pas le trio de faire un petit clin d’œil discret au passé (cf. « I won't survive », « Ma tête sur un plateau »). Enfin impossible de terminer cette chronique sans souligner le succulent « Trop méchante » en duo avec un Didier Wampas en pleine forme. Une belle réussite.
https://fr-fr.facebook.com/Les.Soucoupes.Violentes/