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mercredi 16 juillet 2008

Jill Scott, Le Grand Rex, 15 juillet 2008.


Performance de grande classe, hier soir dans un Grand Rex en fusion, chauffé à blanc, pour le retour de la grande Jill Scott (voir mon post du 3 mai 2008) dans la capitale.

Le big band au grand complet, trois choristes, trois cuivres, claviers, guitare, basse, percussions et batterie est là. Les musiciens prennent place, les uns après les autres, et sont en position, dans l’attente du starter. On a de suite, l’impression que l’on va assister à quelque chose de grand… Les lumières s’éteignent et la musique commence. Après quelques mesures, Jill Scott fait son apparition portée par un tonnerre d’applaudissements, de cris, de hurlements, ce que Jill qualifiera de « Love Fest ». Le public ne restera pas assis très longtemps, pourtant les fauteuils en cuirs du Grand Rex, sont plutôt confortables, trop pour Jill qui ne manquera pas de le faire remarquer, invitant le public à se lever. L’audience se lève alors comme un seul homme, c’est vrai que c’est quand même plus vivant. Viendra ensuite « Let it be », qui ouvre le dernier album « The Real Thing », avec une frappe totalement dingue du batteur et du percussionniste, enchaînée ensuite avec le très bluesy « The Real Thing » (extrait de l’album du même nom) et sa guitare lancinante. Malgré la très bonne ambiance, Jill poussera pourtant une petite gueulante contre les appareils photos, invitant le public à les éteindre pour mieux profiter de l’instant présent. Gueulante qui même si elle restera sympathique (et justifiée) ira jusqu'à faire cesser la musique pendant quelques minutes devant un public médusé. Et oui, Jill Scott est une femme de caractère.

Le show durera plus de deux heures et autant de bons moments, citons la nouvelle version de « The Way », plus axée sur les cuivres que sur les guitares, et celle, raccourcie, de « Golden » amputée de son final jazzy. « Hate on Me » fut énorme, les cuivres monstrueux. On a également eu droit à un medley de soul old school, et en rappel, « What i heard », commencée puis finie a cappella avec pour seule accompagnement le battement de mains du public alors que les membres du groupe élaboraient une sortie de scène très chorégraphiée. Le lien entre Jill Scott et son public est alors très fort, total, et sa voix plus forte et émouvante que jamais…

http://www.jillscott.com/
www.myspace.com/whoisjillscott
http://www.hiddenbeach.com/

Jill Scott : « The Real Thing » (live)

jeudi 5 juin 2008

Can’t you hear me knocking ?

Avant de partir en vacances (bien méritées), je vous ai préparé une playlist, à mon humble avis, aux petits oignons ! En tout cas, voici les MP3 de mes vacances. Can’t you hear knocking on your window ?

1) Jill Scott : The Way (live)
Extrait de la bande originale du film/concert/documentaire Block Party (à voir d’urgence si ce n’est pas déjà fait) voici une version live du tube « The Way » de Jill Scott, à mon avis encore meilleure que celle figurant sur le récent album live de la miss. Jill Scott nous pose içi LA question : « Is this the way you love me, Baby ? ». Est c’est comme ça que tu m’aimes, Bébé ? Et je connais plus d’une fille, pas spécialement heureuses en la matière, qui se posent cette question quotidiennement. Evidemment, je pense très fort à elles. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais moi je vous adore. Cette chanson est pour vous…

Jill Scott : "The Way"

2) Jill Scott : Golden (live)
Toujours extrait de la BO de Block Party, voici « Golden » le premier tube de Jill Scott et son extraordinaire revirement jazzy en plein milieu de la chanson. Jill est ici accompagnée (comme sur la chanson précédente) par The Roots. Alors autant vous dire les amis ça déchire !

Jill Scott : "Golden"


3) The Sweet Vandals : « I got you man ! »
Petite bombe soul-funk en provenance de Madrid. La dernière trouvaille du label Differ-ant (Nicole Willis). Une excellente chanteuse, Makya Edjole, accompagnée par un gang de teigneux prêts à se jeter corps et âmes comme la misère sur le monde. Un son assez sale, j’adore.

The Sweet Vandals : "I got you man"


4) The Sweet Vandals : « Runaway People »
Obscure reprise pour nos amis espagnols. Attention aux brûlures c’est chaud comme de la braise. Que Calor !

The Sweet Vandals : "Runaway People"


5) Wraygunn : « Don’t you know ?»
Restons sur la péninsule ibérique un instant. Les portugais, originaires de Coimbra, de Wraygunn sont l’un des groupes qui m’ont vraiment scotché ces dernières années. Tout un agrégat d’influences rock n’roll, soul, blues et gospel se mélangent ici avec une rare maestria, un son de guitares assez roots, des scratches, cet album au titre biblique « Ecclesiastes 1.11 », est un chef d’œuvre en puissance.

Wraygunn : "Don't you know"



6) Wraygunn : « There but for the grace of god go i »
Reprise, débordante de sensualité, du tube disco de Machine. La chanteuse Raquel Rahla est ici en état de grâce.

Wraygunn : "There but for the grace of god go i"


7) Little Barrie : « Just wanna play »
Le trio Little Barrie est l’un des groupes les plus cool à l’heure actuelle en Grande-Bretagne, bien plus en tout cas que toute cette bande d’ados montés en épingle grâce à myspace. Voici donc un mélange rock n’roll, groove et swing. Et un très bon batteur.


Little Barrie : "Just Wanna play"




8) The Noisettes : « Cannot even (Break free) »
Dans la lignée des BellRays, voici le trio anglais The Noisettes, mené par la chanteuse Shingai. Le morceau commence par un rythmique jazzy qu’ils se font ensuite un plaisir de lacérer à grands coups de guitare…


The Noisettes : "Cannot Even Break Free"


9) The Dirtbombs : « Livin’for the city »
Reprise du classique de Stevie Wonder par une bande de cintrés venus de Detroit. Vous êtes prévenus, ça arrache !

The Dirtbombs : "Livin for the city"


10) Shake your Hips ! : « High on the hog »
L’un des meilleurs groupes de blues en France, la guitare rythmique semble échappée de « Payback » de James Brown.


Shake Your Hips ! : "High on the hog"





11) Blues Power band
Titre éponyme d’un autre excellent groupe de blues hexagonal. Un son unique limite disco.


Blues Power Band





12) Gossip : « Dark lines »
Et si au cœur de la tornade disco/punk/soul Gossip, il y avait tout simplement des « Mangled Hearts » (des cœurs estropiés), des âmes en souffrance comme en témoigne ce poignant « Dark Lines »…


Gossip : "Dark Lines"




13) Silent : « Poison »
Le duo électro s’attaque ici au funk, scratches à l’appui. Et une batterie en filiation directe avec les Meters. Ca vaut le coup d’être écouté…

Silent : "Poison"





14) Pamela Hute : « Parachute »
Une petite sucrerie pop pour la française Pamela Hute, qui est en ce moment en plein enregistrement de son premier album
Pamela Hute : "Parachute"

15) Stevans : « Monday’s wedding »
Et pour finir une dernière petite gourmandise pop acoustique, signée du trio Suisse Stevans.








Stevans : "Monday's Wedding"
Remerciements : Pamela Hute, Yvan (Stevans), Frank et Nico (Silent), Hervé (Blues Power Band), Jean-Marc (Shake Your Hips !)

samedi 3 mai 2008

Jill Scott

Il est temps de réparer une grave omission. En effet, je n’ai pas jusqu’ici pris le temps de vous toucher deux mots du dernier album de Jill Scott lorsque celui-ci est sorti à la rentrée dernière. Pris dans le flot des sorties, j’ai, honte à moi, oublié cette Grande Dame, pourtant inoubliable à bien des égards.
Jill Scott, et sa copine Erykah Badu (voir le message précédent), je l’avais repéré dans le film Dave Chappelle’s Block Party réalisé par Michel Gondry. Après une petite pause, voici donc son nouvel album « The Real Thing Words and sounds Vol. 3 ». Disons le d’emblée ce qui la singularise par rapport à nombre de ses consoeurs c’est sa capacité à aborder frontalement des sujets assez intimes, de parler de sexe de façon assez crue. Mais pourtant tout au long de cet opus, elle le fait avec tellement de grâce, d’élégance, de sensibilité et même d’humour qu’elle en devient irrésistible. Prenez « Celibacy Blues » (le blues du célibataire, titre génial pourquoi personne n’y a pensé avant ?) par exemple. Jill évoque un endroit qu’il convient de « gratter convenablement » (Scratching it right) ainsi qu’un certain accessoire dont elle « change les piles pratiquement tous les soirs » (I get some new batteries almost every night). Certaines de mes copines vont se reconnaître dans les paroles (je n’en dirai pas plus ni ne citerai de noms). Bon, trêve de grivoiseries. Jill Scott vaut bien plus que ça, ce nouvel album dresse le portrait d’une femme à la sensibilité à fleur de peau qui « Wanna be loved », pour reprendre le titre d’une des meilleures plages du disque. « My love », « Come see me », « Crown Royal » sont délicates à l’oreille, on pense notamment à Millie Jackson. Mais la palme revient, à mon sens, au morceau qui donne son titre à l’album « The Real thing », je fonds à chaque écoute !


Jill Scott est une grande voix nu soul. On le savait, mais cette impression se confirme à l’écoute de ce nouvel album et se confirme avec le tout nouveau disque « live in Paris » enregistré à l’Elysée-Montmartre qui vient de sortir. Commentaire de mon frère après que je l’ai invité à visionner le DVD qui accompagne le disque : « Pourquoi on n’y est pas allé ? ». C’est une très bonne question et j’avoue que je n’en ai pas la moindre idée. Et pour tout vous dire à voir et écouter « Jilly from Philly », j’ai même des regrets. Le set commence avec une longue intro qui s’enchaîne avec le tube « The Way » (C’est comme ça que tu m’aimes Baby ?). Le climax du concert c’est la chanson « Rasool » où Jill peine à retenir ses larmes lorsqu’elle évoque sa communauté et ses amis trop tôt disparus. Encore une fois c’est une artiste sensible mais en même temps tellement forte… Et quelle voix ! Elle donne une véritable démonstration sur « He loves me » ou elle tâte de l’opéra. C’est même cruel si on compare avec quelques autres pépettes en vogue à l’heure actuelle, mais très largement surcotées. Et je sens que vous vous posez la question, mais oui « Golden » et son incroyable final jazzy est bien présente sur le disque, vous voilà rassurés. Et cela vous donne une raison supplémentaire de vous le procurer en attendant sa tournée européenne prévue pour cet été.

http://www.jillscott.com/
www.myspace.com/whoisjillscott
http://www.hiddenbeach.com/


Jill Scott : "Hate on me"


Jill Scott : "My love"