Après un premier album, totalement francophone, The Reed Conservation Society effectue un spectaculaire mouvement inverse avec un deuxième effort renouant avec les textes en anglais. Il flotte ainsi un petit air de retrouvailles avec le groupe comme à l’époque des trois premiers Eps, dont ce nouvel album pourrait constituer la suite directe. Et pourtant que de chemin parcouru depuis... En effet, au duo composé de Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc s’est adjoint une section rythmique (Nicolas Pain, basse et contrebasse et Cédric Bermond à la batterie). La véritable nouveauté est que cette dernière a été pleinement impliquée dans le processus depuis les prémices de ce dernier. Enregistré tous ensemble dans la même pièce, l’album possède un aspect organique plus affirmé (Stéphane parle d’un disque plus « organique, instinctif et naturel ») et ouvre le champ des possibles vers une énergie plus rock (« Goldfish with Glitter Gleam »). Mais, pour le disque qui nous occupe, le quatuor retrouve cette tonalité si particulière mariant la mélancolie du folk britannique a une forme psychédélique plus américaine, voire californienne. Finalement, au-delà de l’écoute, c’est un album qui exige une forme d’abandon de part de l’auditeur. Ces nouvelles chansons emportent littéralement au gré des magnifiques soli de trompette (Mathieu), du tapis de cordes somptueuses déroulé sous nos oreilles (arrangé par Mathieu) ou des magnifiques harmonies vocales qui le parsèment. Magnifique ouvrage de la part d’un groupe qui gagnerait à être plus massivement connu tant il incarne un des plus précieux représentants de la pop française contemporaine.
En concert le 26 juin au Supersonic Records (avec The Gentle Spring)
https://www.facebook.com/TRCSfrenchband/

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