dimanche 31 mai 2026

The Lords of Altamont + The Highmarts, La Maroquinerie, 16 mai 2025.

De The Bawdies (découverts aux Eurockéennes de Belfort) à Thee Michelle Gun Elephant en passant par Guitar Wolf et The 5.6.7.8’s, les Japonais ont maintes fois eu l’occasion de prouver leur savoir-faire en matière de rock’n’roll, inspirés par le punk, le rock garage et le rhythm’n’blues déjanté, une tradition entamée depuis les pionniers Flower Travellin’ Band en 1970. A ce florilège déjà bien fourni il convient d’ajouter The Highmarts, pour un très rare passage sur scène chez nous en première partie du soir. Parce qu’elles sont deux filles (à la batterie et à la basse/chant) sur trois (un garçon tient la guitare) il est facile de rapprocher The Highmarts de The 5.6.7.8’s (souvenez-vous « Kill Bill » de Tarantino). Le trio s’inscrit en tout cas dans la même lignée, joue vite et fort (et plutôt très bien) les reprises sont choisies avec soin (« Hound Dog » d’Elvis) et vitriolées avec cet inimitable grain de folie typiquement japonais. Ainsi le set se déroule comme une mayonnaise rondement menée, monte tranquillement les paliers de la folie électrique, pour finir dans un tonnerre d’applaudissements d’une foule totalement conquise. Belle découverte, nous espérons les revoir, il serait dommage que ce groupe ne finissent pas dans les limbes de notre mémoire.

https://www.facebook.com/thehighmartstokyo/

https://thehighmarts.bandcamp.com/


La salle chauffée à point et le terrain parfaitement balisé, comme on l’a vu précédemment, par le trio en première partie, nos Californiens préférés jouent sur du velours. On a déjà vu le groupe au look de bikers, tatouages, cuirs et lunettes noires, mettre l’audience à genoux, cette dernière finissant les concerts dans un état lamentable. La prestation du soir ne fera pas exception à la légende, l’excitation est à son summum à tel point qu’il devient dangereux de s’aventurer dans la fosse. Ca saute et slamme à tout va, le sol rendu luisant par la quantité de bière renversée. Loin d’être freiné par les soucis techniques, pied de micro et basse récalcitrante (il était dit que rien ne fonctionnerait correctement ce soir-là), le groupe s’en retrouve galvanisé, démarre son set le pied au plancher pour ne quasiment plus jamais le relever et enchaîne les morceaux sur un rythme effréné tel un gros cube lancé à fond sur l’autoroute. Quelques passages plus psychédéliques offrent cependant une respiration bienvenue. Quelle prestation ! On n’en finit plus de s’étonner que l’orgue survive au traitement de choc infligé par le chanteur Jake Cavaliere soir après soir…

https://lordsofaltamont.com/

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