La petite scène du Supersonic Records prend des airs de hootenanny avec une soirée placée sous le signe des guitares et des chanteuses. On commence avec Valentine Lambert qui, derrière son patronyme bien de chez nous, cache une artiste grandement influencée par le folk et l’americana. Le tout dans la langue de Molière ! Malheureusement gênée aux entournures par une guitare récalcitrante, la chanteuse égrène des accords arpégées avec talent et délicatesse, à l’instar de son chant velouté, et des textes inspirés par sa vie quotidienne, les rencontres, le tout constituant une sorte de fuite en avant, vers un imaginaire musical (« La tête ailleurs » chante-t-elle) magnifié. Une manière d’embellir la vie de tous les jours, d’enluminer le quotidien, comme un rayon de soleil mélodique. Belle découverte.
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On monte dans les tours, en intensité, les amplis chauffent dans le rouge, attention la tornade Cat Clyde arrive sur scène ! Méconnue dans nos contrées, en dépit d’un parcours discographique déjà conséquent, la Canadienne nous avait soufflé avec son dernier album au titre prophétique « Mud Blood Bone » soit, dans l’ordre, de la boue, du sang et des os. C’est, à peu de choses près, le programme de la soirée. De la boue, la chanteuse se situant dans une forme de ruralité musicale, le folk, la country, le blues et, forcément, du rock’n’roll, en tête de gondole de ses préoccupations musicales. Le concert fut absolument formidable, d’une énergie euphorisante (le sang et les os du titre) emprunt de feeling, et traversé de moments émouvants lorsque le pied se relève de l’accélérateur. Quelque soit le contexte la chanteuse adapte son chant aux accents country bien aidée dans sa tâche par un groupe (guitare, basse et batterie) aux petits oignons. On en redemande !
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