lundi 13 octobre 2014

Boogers : « Running in the flame »



Adapte forcené du Do It Yourself, bricoleur invétéré, démarche que l'on retrouve jusque dans le graphisme, particulièrement hideux, du disque, attention, tremblez dans les chaumières : Boogers sort son troisième album. Un troisième effort, qu'il a cette fois pris le temps de mûrir, contrairement à ses habitudes. Amoureux fou de la pop, probablement nostalgique des années 1990, Boogers a l'obsession du gimmick qui tue, de la mélodie assassine. Une sorte de champion de la démangeaison cognitive, cet effet pervers de la pop, qui nous fait siffloter une mélodie que l'on n'arrive pas à se sortir de la tête quand bien même on déteste la chanson en question... Donc, sur ce nouvel effort, Boogers assume totalement son amour immodéré pour la (power) pop qui prend différentes formes. « Goin downtown » résume à elle seule la chose passant d'une intro folk/country à un final rock à guitares à base de gros son. En la matière « Showtime » vaut également son pesant de décibels punk. Nostalgique, la reprise reggae d' « Oh my love » est teintée d'effets électroniques rappelant les saveurs douces amères de l'enfance. Protéiforme dans son expression, Boogers va même jusqu'à assumer un penchant peu avouable pour la danse music sur « Don't want me », plage finale du disque. Notons également pour finir, une première tentative de chant en Français sur le punk déglingué « Dis-moi pourquoi ». Un artiste décidément inclassable, c'est ce qui fait son charme...
En concert le 20 octobre à Paris (Divan du monde)


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