Après un premier album, chouette mais inabouti, mettant surtout en valeur ses qualités de guitariste, Pacôme Rotondo revient avec un deuxième effort nettement plus conséquent et abouti. Commençons par dire que le disque baigne dans une délicieuse ambiance seventies, au goût électrique fort prononcé entre blues heavy à la Led Zeppelin (« Lying in the desert ») et lourdeur métallique plus proche de Black Sabbath comme sur « Moonlit Beams ». Ce dernier titre mérite qu’on s’y attarde car il représente (de par sa position dans le tracklisting) une porte d’entrée dans le nouvel univers de Pacôme, qui a élargi la composition de son groupe, pour y intégrer un clavier, et offre une coda tout en groove à ce même morceau. A partir de ce moment, le champs des possibles est grand ouvert pour le guitariste de plus en plus enclin à embrasser des ambiances psychédéliques, la magnifique reprise de « For what it’s worth » (Buffalo Springfield) en compagnie de Raoul Chichin, parfois teintée de folk (« A man needs ») et culmine enfin avec le sublime « Crimson Rêverie » (titre en forme de clin d’œil à King Crimson et à son guitariste Robert Fripp), 7 minutes en apesanteur entre les Doors et Pink Floyd, quasiment progressive. Loin d’être un détail, l’ajout du clavier offre donc une dimension supplémentaire au groupe, créant un écrin tout en groove, propre à faire briller de mille feux la guitare, toujours aussi habile, du jeune musicien (« Back From The Storm »). Ce disque est une belle réussite.
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