Le sublime packaging pourrait rappeler celui d’un groupe gothique. Que nenni ! A l’écoute il ne reste rien de cette première impression visuelle. Venu de Sydney, Australie, Necko se fait fort de renouer avec une tradition séculière du rock’n’roll : le power trio. Ainsi, ce premier album des Australiens est une collection de riff dévastateurs (« Sinner » ; « Wicked Woman ») servis par un sens du groove tout à fait particulier, propre au trio. Tout ceci est bien évidemment éminemment sympathique et donne envie à l’auditeur de sauter au plafond, comme un ado plongeant pour la première fois avec délices dans les affres du rock’n’roll. Mais conscients des limites de la formule, le groupe a le bon goût de varier les plaisirs tâtant de la psychédélie (« Beggar on the throne of gold ») mâtinée de lourdeur métallique (« Bathed in glory » ; « What Remains ») ou sort, par surprise, les guitares folk le temps d’un couplet entre deux amplis en surchauffe (« Hymn of the broken ») faisant ainsi preuve d’une véritable ambition en matière de composition, d’arrangement et de production, dépassant très largement tous les clichés revival 70s que le groupe ne manquera pas d’attirer par ailleurs. C’est une excellente surprise.
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