A eux deux, les frères Marcos (prénommés Guilhem et Martin) forment un duo pour le moins atypique. Tous deux chanteurs, guitaristes, batteurs, bassistes et claviéristes, la fratrie s’échange régulièrement les instruments et jouent l’intégralité de l’album en duo. Deux Eps avaient déjà permis de découvrir l’étendue de leur talent que vient confirmer ce premier album assez ambitieux, que les deux frères ont eu l’audace de produire eux-mêmes, sans vraie expérience préalable de l’exercice. Et pourtant point de tâtonnement à l’écoute du résultat ! C’est même l’exact inverse. Partant d’une base relativement commune rock garage et d’un gros son inspiré par d’autres fameux duos (Black Keys, White Stripes ou Royal Blood), les deux frères atteignent une ampleur sonore inédite, assument la prise de risque de leurs arrangements, pour finalement atteindre un firmament pop donnant une toute autre dimension à leurs compositions. L’album est certes riche de guitares saturées et brûle de cette urgence garage, les amplis dans le rouge. Une abrasivité qu’ils tempèrent immédiatement par des sifflotements que l’on jurerait issus du corpus d’Ennio Morricone ou des claviers digne des Beatles. Un grand écart constant qui constitue le sel de cet effort particulièrement consistant. A souligner enfin pour finir l’apparition surprise du français sur le titre « C’est la vie ».
En concert au Supersonic le 30/01
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https://thetwinsouls.bandcamp.com/album/highs-lows

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