Au début était Julii Sharp, chanteuse évanescente de balades cotonneuses. Puis est arrivé ce premier album, conçu et enregistré, dans les conditions du live, comme celui d’un véritable groupe (et non plus comme un ensemble de musiciens accompagnant la chanteuse). Un véritable effort collectif donc, apportant relief et profondeur aux compositions de Julii qui a désormais adopté l’anglais. Un choix qui convient plutôt bien à l’univers de l’album, à la fois emprunt de délicatesse folk (« Phantom »), d’ambiances vaporeuses aux moult effets sonores sur les guitares (« Balconies ») mais aussi de poussées de fièvre rock’n’roll (« AB November » ; « Rainbow » ; « Chrysalis »), les amplis qui crépitent et les aiguilles dans le rouge. D’une extrême à l’autre, le chant de Julii plane au-dessus de la mêlée toujours emprunt de douceur, que cette dernière soit à l’avenant de la musique ou, au contraire, en contrepoint des guitares hurlantes, sans pourtant nuire à la cohérence de l’ensemble. Un album qui s’écoute comme un rêve éveillé, comme un écho lointain aux turbulences qui agitent Big Thief de l’autre côté de l’Atlantique.
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