mardi 3 mars 2015

Carl Barat & The Jackals : « Let it Reign »


Il est temps de se libérer d'un terrible tabou dans notre existence : les succès rencontré par les Libertines, Pete Doherty en solo et autres, est toujours resté mystérieux à nos oreilles. On a beau avoir essayé, il y a toujours eu quelque chose que l'on n'a pas réussi à saisir chez ces Anglais. Mais la donne pourrait bien changer avec ce nouvel effort de l'infatigable Carl Barat. En attendant la réunion tragi-comique desdits Libertines, Barat s'est profondément remis en question et a trouvé l'exil en Californie. Le disque est né de façon peu commune, enregistré à Van Nuys, lointaine banlieue de la Vallée de Los Angeles, et capitale du cinéma porno étasunien : « En face du studio, il y avait ce cabinet médical où tous ces acteurs pornos venaient chercher leurs résultats de MST. Je me retrouvais sur le trottoir d'en face quand je sortais fumer une cigarette, eux étaient là le regard hagard. On s'épiait à tour de rôle. La situation était très cocasse, comme un documentaire de Louis Theroux ». Tout ceci nous donne l'impression que Barat s'est réellement mis en danger sur ce disque, collaborant avec des musiciens inconnus réunis par le producteur Joby Ford (par ailleurs guitariste du groupe punk The Bronx). Résultat, un album assez différent des productions récentes de Barat, axé sur les guitares abrasives et marqué du sceau de l'urgence (« A storm is coming », « Glory days »). Un peu comme si les jolies compositions pop de Barat avait été vitriolées avec minutie, car la paire n'a pas laissé les mélodies sur le bord de la route (« Beginning to see », « March of the Idle », « We want more ») au milieu de ce tourbillon d'électricité. Barat n'a peut être pas signé ici le disque du siècle, mais un simple album de rock n'roll, remarquable d'efficacité et à l'écoute immédiate.

En concert le 4 mars à Paris (La Maroquinerie).

1 commentaire:

Blogger a dit…

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