lundi 5 décembre 2011

Ana : Secret Garden


Composé de la chanteuse Annabelle Ariane et du guitariste Xavier Renault, le duo folk Ana sort son premier album « Secret Garden ». Un premier effort à l’ambiance particulièrement intime entre chaudes sonorités des arpèges acoustiques et le timbre profond de la chanteuse Annabelle dont la voix vénéneuse ne demande qu’à vous ensorceler. Parfois renforcée (voire dopée) par une section rythmique la musique d’Ana prend des allures pop (« Need a friend », « Take my hand ») et célèbre le mariage, réussi, entre énergie rythmique et mélodies délicates. A d’autres moments c’est un violoncelle qui s’invite (« So Love », « Je me noie ») et la musique d’Ana devient soudainement mélancolique. Un premier album délicat et sensuel à classer entre Nick Drake et Elliott Smith.

www.ana-folk.com

http://anamusique.bandcamp.com/

www.facebook.com/anamusique

MISE A JOUR : Deux exemplaires de l'album au format digital sont à gagner. Envoyez moi un mail à l'adresse suivante myheadisajukebox@gmail.com en précisant CONCOURS ANA dans l'objet et les deux plus rapides gagneront des codes pour télécharger l'album sur le lien suivant :

http://cd1d.com/fr/album/secret-garden

Souscription « Souvenirs de Jade »

Petit message personnel ce jour pour soutenir mon amie Ysabel Rousseau qui cherche actuellement à publier son premier roman « Souvenirs de Jade ». Soutenons la création littéraire !

Mon roman, « Souvenirs de Jade », sera édité par les Editions Amalthée (www.editions-amalthee.com) qui sont basées à Nantes.

J’ai signé un contrat de publication participatif et vais vous en expliquer les grandes lignes.

Les Editions Amalthée prennent en charge la fabrication du livre, ainsi que son enregistrement au fichier national (qui délivrera le n° ISBN) et la promo (librairies, Internet, salons…). De mon côté je dois financer la fabrication de la maquette (les épreuves et la couverture...). Pour ce faire, il faut que je parvienne à trouver 116 personnes qui voudront bien pré-réserver mon livre. Et c’est là que vous et vos amis, connaissances, etc intervenez !

Mon éditeur prévoit que mon roman sera édité en format 15cm X 24cm, sur 380 pages au prix de 21,00 €. Vous trouverez ci-joint un bon de souscription (en format .pdf) vous permettant de pré-réserver mon roman. Comment cela se passera-t-il ?

# 1 : remplissez le bon avec vos coordonnées,

# 2 : joignez un chèque de 24 € (21 € pour le livre + 3 € pour les frais d’envois)

# 3 : notez que vos chèques ne seront pas encaissés tout de suite, mais seulement lorsque la fabrication du livre sera lancée, soit dans environ 2 mois. Il faut que je vous précise que je n’ai plus que 2 mois pour trouver les 116 pré-réservations. Si toutefois, je n’y parviens pas, l’édition est annulée et vos chèques vous seront retournés.

# 4 : l’éditeur me tiendra informée de la date de l’encaissement des chèques et je vous passerai l’info dès réception.

J’espère avoir été claire. Si toutefois, vous avez des questions, n’hésitez pas à m’envoyer un mail : ysabel.rousseau@yahoo.fr

Vous trouverez sur le bon de souscription, la 4ème de couv’ qui vous donnera un résumé de mon roman, qui je l’espère, vous donnera envie de vous lancer dans l’aventure avec moi.

Pour obtenir le bon de souscription, la 4ème de couverture ou tout autre renseignement supplémentaire n’hésitez pas à contacter l’auteur Ysabel Rousseau à l’adresse suivante ysabel.rousseau@yahoo.fr

dimanche 4 décembre 2011

FM LAETI : « It will all come around »


Premier album de FM Laeti, « It will all come around » voit la jeune chanteuse jongler avec différentes cultures musicales, un peu à l’image de l’artiste qui a vécu plusieurs vies au Canada, à la Guadeloupe et en métropole. L’album trouve sa source dans la musique black américaine, la soul bien sur, la vraie, celle des années 70 et aussi un soupçon de jazz dans les batteries. Mais l’album s’offre aussi quelques pas de côté, du côté du folk accouchant au passage avec « Is it something new ?» d’une délicate petite perle mettant en valeur le grain de voix légèrement éraillé de Laetitia Bourgeois (son véritable paronyme). Les mélomanes le savent mais les racines du blues ne sont pas entièrement à Chicago ou dans le Delta du Mississippi mais chez les griots africains. Et c’est à l’Afrique que FM Laeti rend hommage parsemant son disque d’arrangements à base d’instruments traditionnels comme le n’goni (une guitare tétracorde). Une des grandes réussites de l’album, « Coco » se situe précisément dans ce style et donne l’occasion à Laeti de chanter en duo avec Fatoumata Diawara, chaque chanteuse se répondant dans sa langue vernaculaire. Enfin le périple ne serait pas complet sans quelques clins d’œil du côté des Caraïbes que Laetitia revisite au moyen de percussions locales disséminées ça et là. Il est vrai que les sorties soul se multiplient ces derniers mois, même Dave s’y est mis, bénéficiant d’un effet de mode un peu malsain. Mais il est certain que FM Laeti est une véritable soulwoman, de la trempe de celles qui auraient chanté ce style que ce dernier soit à la mode où non. Son album est un petit bijou délicat qui nous aidera à passer l’hiver. A ranger précieusement au côté des opus signés Sandra Nkaké et Sly Johnson.

www.myspace.com/fmlaeti

samedi 3 décembre 2011

Anoushka Shankar : « Traveller »


Sitariste reconnu, et fille de Ravi, Anoushka Shankar est allée chercher l’inspiration de son nouvel album (le sixième) dans le voyage comme l’atteste son titre « Traveller ». Et plus précisément en Espagne puisant dans le flamenco et faisant appel tour à tour à des vocalistes (Sandra Carrasco, Duquende), guitaristes (Pepe Habichuela), pianistes (Pedro Ricardo Mino) ou bien encore des percussionnistes (El Pirana). L’auditeur est invité à prendre place comme on embarque pour une traversée entre l’Inde et l’Espagne. La démarche n’est pas sans rappeler les jams acharnées des jazzmen. Les musiciens se regardent, s’épient et apprennent finalement les uns des autres pour arriver sur un terrain commun, particulièrement fertile, une musique libre comme l’air faisant fi des différences et prônant un langage universel. A ce titre l’une des plus belle réussite de l’opus est probablement l’instrumental « Boy Meets Girl » comme un résumé de la rencontre entre Anoushka et le guitariste Pepe Habichuela aboutissant sur un magnifique dialogue entre les deux instruments à cordes. Particulièrement copieux, le menu est complété par quelques plages plus typiquement Indiennes avec tabla, voix et flûtes comme accompagnement. Abrité par la vénérable institution Deutsche Grammophon c’est à un voyage en première classe qu’Anoushka Shankar nous convie.

www.anoushkashankar.com

vendredi 2 décembre 2011

Marie Fleur (MacGillis) and The Jazzabilly Blues : « Old Black Magic »


Alors que l’an 2011 arrive lentement mais sûrement à son terme, j’éprouve aujourd’hui le besoin de faire une pause et de vous faire partager l’un de mes énormes coup de cœur musicaux de l’année : Marie Fleur (Mac Gillis). Découvert en tout début d’année, Marie m’a accompagné toute l’année au fil de pérégrinations en Europe. Moi, dont la vie est rythmée par l’actualité musicale et les sollicitations diverses, j’ai toujours pris le temps de retourner vers Marie. Sa voix, chaude et sexy, m’est ainsi devenu une fidèle compagne, qui me réchauffe le coeur en hiver et me berce les nuits d’insomnie. Marie a enregistré trois albums et les deux derniers ont déjà été chroniqué sur cette page : « Sittin in the catbird seat » (chronique ici) et son chef d’œuvre « Bébé Licorne » (chronique ici). Ne restait plus que le premier alors que son groupe s’appelait The Jazzabilly Blues. Nous en sommes alors en 2006 et Marie coule des jours heureux à Los Angeles. Sa voix est (déjà) magnifique et Marie est alors une chanteuse très sûre d’elle bien que débutante et qui ne tardera pas à atteindre des sommets (cf. le chef d’œuvre Bébé Licorne). Musicalement parlant, le Jazzabilly Blues (qui compte parmi ses membres le légendaire Ron Dandi qui a joué sur Pet Sounds et la section rythmique Oliver Steinberg / David Raven) se cherche encore un peu, Marie n’a pas encore complètement versé dans le jazz manouche qui deviendra plus tard sa spécialité bien que quelques signes annonciateurs soient audibles ici (les violons de Paloma Udovic sur « Where or When » ou « Shine On, Shine On »). Cet album assez court, 7 titres, est son travail le plus « électrique » et permet d’entendre des choses très intéressantes. Du blues tout d’abord, la magnifique « Blues in the night » et « Trouble in mind », Marie s’avère une blueswoman très convaincante et j’ai toujours un peu regretté qu’elle ne chante pas plus souvent dans ce style. Cet album permet aussi de découvrir quelques chansons originales de Marie, car si Marie fait beaucoup de reprises c’est plus par timidité que par manque de talent et notamment « Johnny Beaux » où la belle laisse apparaître sa personnalité fantasque, son humour et le grain de folie qui la caractérise. J’ai beaucoup aimé le final et le clin d’œil discret (et totalement inattendu) à Jimi Hendrix quand le guitariste (le légendaire Danny B. Harvey) reprend l’hymne Américain à la manière du grand Jimi sur la scène de Woodstock. Au final un album solide, à défaut d’être foncièrement original (que sera « Bébé Licorne ») mais surtout joué avec beaucoup d’amour. Alors que vient l’heure de mettre un terme à cette chronique, je suis forcément un peu ému. Je ne peux m’empêcher de penser très fort à Marie dont la carrière musicale est un peu au point mort (pas d’actualité immédiate et aucun concert de prévu). Chante, Marie, chante ! Jette ton âme et ton cœur dans ce micro, sur cette scène. C’est comme ça que l’on t’aime.

www.mariefleur.com

dimanche 27 novembre 2011

Peter Frampton, Le Bataclan, 23 novembre 2011


C’est symptomatique d’une industrie à laquelle il ne reste guère plus que la carte de la nostalgie : on fête dorénavant les anniversaires d’albums, plus où moins marquant, par des concerts spéciaux dans lesquels l’intégralité desdits disques est jouée. Peter Frampton, puisque c’est de lui dont il est question aujourd’hui, n’échappe pas à la règle et fête les 35 ans de son « Frampton Comes alive », album qui l’a transformé en superstar, sur la scène du Bataclan. Sauf que ledit album étant déjà un disque live, Frampton nous ressort le même concert qu’il y a 35 ans. Ah nostalgie quand tu nous tiens… Cela a surtout comme désavantage de gommer d’avance l’effet de surprise (enfin presque), ce n’est pas tellement grave finalement puisqu’il y a trente cinq ans je n’avais personnellement pas l’âge de sortir le soir. Et puis cela reste de la bonne musique. Et Frampton (accompagné pour l’occasion du bassiste Stanley Sheldon qui était déjà là dans les années 70) est un perfomer qui sur scène retrouve l’enthousiasme de ses jeunes années. Et ça fait plaisir à voir ! Sur scène, Peter est cosy. Petit guéridon dans le fond, une tasse de thé, un petit bol de céréale dans lequel le guitariste picore entre les chansons (et au passage une pub éhontée pour un marque commençant avec un K, tu pousses le bouchon un peu loin là…). Derrière la scène un écran diffuse toute une série de photos retraçant sa carrière (Peter avec McCartney, Peter à l’arrière d’une limousine, une « naughty german girl »…) et un hommage aux disparus Bob Mayo et John Siomos. On garde surtout de lui l’image du virtuose de la talk box (cf. le tube « Show me the way ») mais Peter Frampton est bien plus que cela, un guitariste très fin, comme le prouve les rappels quasi-exclusivement instrumentaux, et surtout un chanteur folk (on l’avait un peu oublié) qui assure aussi en solo avec une guitare acoustique. Parmi les excellentes surprises, un titre d'Humble Pie, une version instrumentale de « Black hole sun » (Soundgarden) totalement inattendue et une autre reprise, plus convenue, du « While my guitar gently weeps » de George Harrison qui clôture un show de deux heures et demie. Car Peter Frampton est généreux avec son public et c’est tout à son honneur. Allez ne faisons pas la fine bouche, c’était quand même chouette de pouvoir replonger dans le son de l’époque.

samedi 26 novembre 2011

Patti Smith, L’Olympia, 21 novembre 2011.


Personnage absolument cardinal dans l’histoire du rock pour avoir fait le lien entre les années 60 et 70, Patti Smith était de retour sur la scène de l’Olympia en ce lundi soir pour deux soirées affichant complet depuis des lustres. Entourée par son groupe incluant les deux survivants des 70s le guitariste Lenny Kaye et le batteur Jay Dee Daugherty, Patti a donné un concert exceptionnel à la fois par son intensité et l’émotion s’en dégageant. Entamé avec un enchaînement « Barefoot Dancing » (1979) et « Redondo Beach » (1975) nous a replongé direct la tête dans les années 70. Personnalité particulièrement attachante et très humaine Patti a rendu de vibrants hommages en musique aux disparus Robert Mapplethorpe (photographe et compagnon de la première heure), Fred « Sonic » Smith (feu son mari et guitariste du MC5) et Lulu de la Falaise qui ont la particularité d’être nés ou d’avoir disparu au cours d’un mois de novembre. L’émotion est à son comble. Musicalement Patti se trouve à la croisée des chemins entre années 60, le folk psychédélique de « Ghost Dance » et punk 70s, le rageur « Rock n’roll nigger », dans une version particulièrement euphorisante allant crescendo en pression. Parmi les autres tubes joués citons « Pissing in the river », belle intro au piano, et bien sur « Because the night » co-signée par Bruce Springsteen. Pas ingrate Patti laisse la vedette et le chant à ses musiciens le temps d’une reprise du « Pushing too hard » des Seeds (une perle du rock garage des 60s). La soirée s’achève avec un explosif « People got the power » repris en cœur par la foule. Après toute ces années Patti Smith reste une des meilleures chanteuses de l’histoire du rock (quelle voix !) et une artiste à voir absolument en live au moins une fois… Essentiel.

samedi 19 novembre 2011

Mick Wigfall and The Toxics


Découvert récemment sur scène en première partie d’Imelda May, Mick Wigfall est un musicien anglais installé en France. Son premier album accompagné par son groupe The Toxics est une petite merveille dont les racines se trouvent dans les années 50. La formule est simple : un trio composé d’une contrebasse (assurée par Mr Wigfall himself), une guitare (Seb) et une batterie (Mister K). Comme bon rockabilly le tout est joué en ternaire, la rythmique transpire le swing. Parfois Mick et sa troupe s’éloignent un peu du sujet et adoptent des sonorités plus modernes, une dynamique plus punk s’empare alors de la batterie pour un résultat psychobilly claquant comme un coup de trique (« Teenage Kicks »). L’autre grand truc de Mick c’est d’aller débusquer le rockab’ là où ne l’attends pas, dans des reprises étonnantes comme celle de « Big in Japan » de l’immense Tom Waits. Mais Mick et sa troupe ne sont pas que des acharnés, comme le prouve la reprise de T.Rex « Born to Boogie » qui prend elle des allures de blues ou l’ « Egyptian Reggae », piqué chez Jonathan Richman et joué façon reggae acoustique (un autre titre acoustique est planqué en ghost track). Mick Wigfall est aussi un excellent songwriter et le disque contient trois originaux d’excellente facture. Comme à la grande époque, les compositions n’excèdent pas les trois minutes maximum, et l’album passe comme une lettre expresse à la poste sans temps mort ni longueur. Après Kitty, Daisy & Lewis, Les Hillbilly Moon Explosion et la star naissante Imelda May, sommes-nous au bord d’une immense explosion rockabilly ? Quoiqu’il en soit il faudra compter sur Mick Wigfall et les Toxics à l’avenir…

www.mickwigfallandthetoxics.com

vendredi 18 novembre 2011

The Dukes : « Victory »


Après des années à se traîner les guêtres dans le sous sol de la gloire, années qui ont fait d’eux des sidemen recherchés (chez No one is innocent et Superbus notamment) le tandem Shanka (guitare) et Greg Jacks (batterie) décide de mettre en musique ses envies personnelles. Complété par Gaspard Murphy, guitariste fils d’Elliott et ancien élève musicien de Shanka, et le bassiste Steven Galtera la formation ainsi née sous le nom de The Dukes se fait rapidement un nom partant en tournée sur toutes les scènes d’Europe (oui oui d’Europe et pas uniquement de France, fait exceptionnel pour les groupes de notre pays qui ont en général bien du mal à passer les frontières). Un premier EP a vu le jour l’année dernière (« Resilient Lovers » chronique ici) et enfin cet album inaugural « Victory » que l’on découvre maintenant avec une émotion particulière. Et les ex-fans des années 90 à la recherche des émotions perdues de leur jeunesse ne pourront que se réjouir d’avoir un nouveau groupe à écouter. Tout au long des treize plages de l’album The Dukes renoue avec une certaine idée du rock indé telle qu’on l’entendait à l’époque en croisant les influences entre mélodies pop (« Low Men », « The Mangler », «Where angels fear to tread »), grosse énergie venue du métal / punk (« The stooge », « Laughter ») et on peut même y entendre un peu de country (« Sugar Cut »). Tout cela pour atteindre au final une balance quasi parfaite. On y découvre aussi un chanteur (pas du tout ridicule en anglais), Shanka, qui a une très belle voix, éraillée juste à point sur les morceaux les plus abrasifs (« Heirs of Icarus ») et mélodique sur tout le reste, que ce petit cachottier nous avait caché toutes ces années. Victory comme victoire, celle d’un rock racé, rageur et sans concession.

Sortie le 5 décembre.

www.thedukesmusic.com

mercredi 16 novembre 2011

Lofofora : « Monstre ordinaire »


Vingt ans après ses débuts dans ce que l’on appelait à l’époque la fusion, Lofofora est de retour ; quatre années de silence se sont écoulées depuis le dernier album (Mémoires de singe, 2007). Un retour plus métal que jamais, gros son, et une belle dextérité musicale au passage, et voix gutturale. C’est la dynamique toute entière du groupe qui est renouvelée par l’arrivée d’un nouveau batteur. Le groupe sonne frais et régénéré comme si les années n’avaient pas de prise sur lui. La tension ne baisse jamais du début à la fin du disque, tout juste une petite pause apaisée en intro de « Le Visiteur » avant que les décibels ne reprennent de plus belle. Et toujours ces textes, dans la langue de Molière s’il vous plaît, ce qui se fait de moins en moins dans le domaine qui nous concerne, et ce regard acéré à la fois critique, désabusé et réaliste sur la société qui nous entoure. Deux décennies d’engagement et au final, les chansons des années 90 sont toujours autant d’actualité… C’est grâce à des types comme eux que le rock ne rentrera jamais dans le rang.

www.lofofora.com

www.myspace.com/lofofora

www.facebook.com/lofofora

mardi 15 novembre 2011

Damien Robitaille : « Homme autonome »


Aujourd’hui faisons connaissance avec un étonnant personnage, kitsch, pop et funky, Damien Robitaille dont l’album « Homme autonome » est enfin disponible en France. Car Damien nous démontre avec cet opus que la chanson francophone est bien loin de s’arrêter aux frontières de l’Hexagone et il est même probable que le français se porte mieux au Québec qu’en France où de nombreux groupes font le choix de chanter en anglais. Bref, Damien Robitaille est un artiste comme la scène française est (hélas) bien incapable d’en produire. Derrière son clavier vintage, Damien inocule une forte dose de groove, hérité des musiques Noires des années 70, dans la chanson francophone. Ecoutez « Homme autonome », « Mot de passe » ou « Casse-tête » (avec les cuivres en prime) le français a-t-il déjà été aussi funky ?? Parfois ce vernis clinquant s’efface et laisse apparaître une certaine forme de noirceur, une sorte de constat sur la solitude du monde moderne : « l’ermite dans la ville », « Homme autonome » ou sur la perte d’identité (« Mon nom »). Tour à tour rigolo (le gospel parodique « Jésus nous a dit »), touchant (« Plein d’amour ») ou dansant, l’univers attachant de Damien Robitaille est décidément plein d’excellentes surprises…

www.damienrobitaille.com

www.myspace.com/damienrobitaille

lundi 14 novembre 2011

Soirées De Bon Augure

Auguri Production inaugure un nouveau concept de soirées destinés à accompagner les jeunes talents français en organisant les soirées De Bon Augure. Venez découvrir les nouvelles pousses saison 2011/2012 les 2 et 3 décembre à Rennes (Bars en Trans) et les 14 et 15 décembre à la Boule Noire.

Lulu Gainsbourg : « From Gainsbourg to Lulu »


Hésitant entre jazz et pop, c’est album assez bancal que livre finalement Lulu Gainsbourg, après un premier « jazz ep ». Le tout manque cruellement de personnalité : la sienne. C’est une idée un peu étrange de sortir en guise de premier effort un disque hommage à son père. Accompagné par un casting de malade (Iggy Pop, Marianne Faithfull, Richard Bona, Scarlett Johansson, Rufus Wainwright entre autres…) Lulu Gainsbourg intervient tout au long du disque tantôt comme musicien (pianiste), tantôt comme chanteur (occasionnel) et comme producteur. C’est finalement dans ce dernier rôle qui lui va le mieux. Car pour tout inégal qu’il soit, le disque est superbement bien produit du début à la fin. L’autre écueil du disque est aussi de sonner parfois trop proche de l’original ce qui plombe notamment le premier single « L’eau à la bouche ». Soulignons par contre la prise de risque, « Intoxicated Man » repris en version free, et la volonté de reprendre des titres parfois peu connus (« La noyée », « Fresh news from the stars »). Ne soyons cependant pas trop durs avec Lulu qui est encore jeune (25 ans), qui visiblement se cherche encore, et doit de plus supporter sur ses épaules toute la pression liée à son patronyme. Le jeune homme est également compositeur, une musique casée chez Marc Lavoine notamment, un compositeur resté étrangement muet sur son propre disque. Aussi cet opus ne peut être considéré que comme une étape intermédiaire avant de sortir de l’ombre de son paternel. Souhaitons lui de sortir au plus vite un album qui soit vraiment le sien.

www.lulugainsbourg.com

samedi 12 novembre 2011

« Listen to me » Compilation hommage à Buddy Holly


Décédé alors qu’il n’avait même pas encore 23 ans, classique parmi les classiques, Buddy Holly fut une star du rock n’roll naissant entre le printemps 1957 et l’hiver 1958-1959. Le corpus de chansons laissées par Buddy Holly est d’autant plus impressionnant qu’il fût enregistré et composé, bien souvent par ses soins, en à peine 18 mois et reste aujourd’hui une référence pour de nombreux artistes. L’évidence mélodique d’« Everyday » (peut-être bien la plus grande chanson jamais enregistrée et je pèse mes mots), par exemple, est annonciatrice des futurs tubes des Beatles. Buddy Holly aurait fêté ses 75 ans cette année, et cet anniversaire est fêté un deuxième album hommage « Listen to me », après le très réussi « Rave on » sorti au début de l’été. Dans un cas comme dans l’autre, les stars ont répondu présent, et dans le cas qui nous concerne, Brian Wilson (« Listen to me »), Ringo Starr (« Think it over »), Imelda May (« I’m looking for someone to love ») sont tous auteurs de performances assez remarquables. La palme revient certainement à Chris Isaak (« Crying, Waiting, Hoping ») qui trouve ici un terrain d’expression idéal pour sa voix d’ange et ses arpèges délicats. Parmi les autres bonnes surprises Patrick Stump qui réinvente « Everyday » sur la base d’étonnantes percussions ou Linda Rondstadt qui entraîne « That will be the day » sur un chemin country. D’une manière générale les réussites sont assez nombreuses (citons quand même Lyle Lovett, Jeff Lynne, Jackson Browne…) mais cela n’empêche pas quelques couacs : The Fray (« Take your time ») et Cobra Starship (« Peggy Sue ») qui sonnent trop variété. L’album s’achève avec une surprenante reprise de « Raining in my heart » par Eric Idle (l’ancien Monty Python) et ce dernier n’étant ni chanteur ni musicien, sa relecture est pour le moins personnelle et frappadingue à défaut d’apporter quelque chose de neuf au niveau musical.

Sortie le 21 novembre.

vendredi 11 novembre 2011

Patrick Sweany+Southside Johnny & The Asbury Jukes, Paradiso, Amsterdam, 28 octobre 2011.



Aujourd’hui My Head is a Jukebox vous fait voyager et prends la route (enfin plus précisément le train) à la rencontre du vénérable Southside Johnny et de son groupe The Asbury Jukes. Southside Johnny ne tournant plus en France, faute de popularité, c’est à Amsterdam, au Paradiso, que nous avons assisté à sa tournée européenne annuelle. Un petit mot pour commencer sur Southside Johnny, le « king of the Jersey Shore », chanteur ayant débuté dans les années 70, grand ami de Bruce Springsteen qui lui a offert plusieurs chansons et avec lequel il a partagé le guitariste Little Steven.

La soirée se déroule au Paradiso, un lieu mythique d’Amstedam, une ancienne église transformée en salle de concert à la fin des années 60 après que l’endroit fut squatté par des hippies. Longtemps un haut lieu de la culture contestataire, le Paradiso est depuis rentré dans le rang. Assez vaste, l’ancienne église abrite un bar en sous-sol ainsi que deux salles de concert, la petite salle et la grande halle où se produit Southside. Avec ses vitraux et ses deux mezzanines, l’endroit a incontestablement une âme et du cachet sans être aussi belle que certaines salles parisiennes (La Cigale, Le Trianon). Néanmoins l’endroit est vraiment chouette et Amsterdam peut se targuer d’abriter une salle sortant de l’ordinaire.


La première partie est assurée par Patrick Sweany, un guitariste/songwriter originaire de l’Ohio et qui fût un temps produit par le Black Keys Dan Auerbach. Seul avec sa guitare et une mini estrade à ses pieds en guise de percussion, Sweany semble être un peu esseulé et à la peine. Son set révèle néanmoins de réelles dispositions de songwriter et son répertoire entre blues, folk et soul gagnerait à être joué en groupe malgré tout son talent de guitariste. Patrick possède également une voix qui porte et qui est justement trop forte pour être accompagnée par une simple guitare. Un excellent musicien et une belle découverte malgré tout pour commencer la soirée. Et comme il est assez rigolo et blague régulièrement avec le public, on a passé un bon moment en sa compagnie.

Et puisque l’on parlait de voix, c’est justement à cette dernière que Southside Johnny doit sa réputation. Vieilli avec élégance son timbre est maintenant un peu éraillé et convient de mieux en mieux à son style musical. Qualifié en introduction de « old fashionned Jersey Shore rock n’roll » Johnny oscille entre pur rock n’roll et rhythm n’blues. Un ou deux blues originaux fûrent même joués au cours du concert pour maintenir la balance. Johnny est entouré par un groupe assez nombreux, à l’ancienne, et ce depuis toujours : une section de cuivres, orgue hammond B3 (et la cabine leslie idoine), basse, batterie et guitare pour un résultat musicalement très énergique et soulful. Johnny est également un excellent harmoniciste, dont il jouera un peu pour un résultat assez mitigé. C’est le seul point noir de la soirée, les cuivres et l’harmonica se marient assez mal et le mélange donne un résultat confus, une sorte de bouillie sonore. Véritable showman Johnny est vêtu du maillot orange de l’équipe de foot locale, un truc pour se mettre le public dans la poche, sport qu’il pratiquera sur scène faisant quelques passes avec le bassiste, un tambourin en guise de ballon. Quel comique ! Johnny fait des blagues, s’amuse à perturber son pianiste en plein show, c’est aussi une petite boule d’énergie qui n’arrête pas de sauter partout. Généreux avec le public, Southside Johnny et son groupe reviendront par deux fois sur scène pour les rappels pour un show qui durera au total pratiquement deux heures et demie (quitte à faire le voyage autant que cela vale le coup). Un excellent concert, dommage toutefois qu’il faille traverser une frontière pour pouvoir en profiter.

www.southsidejohnny.com

www.patricksweany.com

dimanche 6 novembre 2011

Mick Wigfall and The Toxics + Imelda May, La Cigale, 26 octobre 2011.


Une petite poussée de fièvre rockabilly est à prévoir en ce mercredi soir sur la superbe scène de la Cigale. On commence avec la belle découverte de la soirée, l’anglais Mick Wigfall accompagné de son groupe The Toxics. La soirée ne pouvait mieux commencer en compagnie de ce trio. Leur leader Mick Wigfall possède une voix éraillée, reconnaissable entre mille et dont le timbre s’adapte aussi bien au rockabilly qu’au blues. C’est également un contrebassiste, qui n’hésite pas à martyriser son instrument dans le but d’en tirer des sonorités invraisemblables, du swing plein les mains. Véloce et rythmé c’est tout simplement excellent. Le visage caché par un masque de catcheur le batteur en rajoute également une couche et est à l’unisson de son chanteur. A eux deux ils forment une section rythmique redoutable. Ils sont enfin accompagnés d’un guitariste solide. Qu’ajouter de plus ? Qu’ils ont bon goût puisqu’ils reprennent le « Big in Japan » de Tom Waits (ils ont également des compositions originales à leur répertoire). Une excellente découverte. Il paraît qu’ils sont installés en France, aussi espérons les revoir bientôt.

Ancienne compagne de vaches maigres de Mick Wigfall, l’Irlandaise Imelda May prend la suite sur scène pour son premier passage en tête d’affiche à Paris. Repérée en première partie du Brian Setzer Rockabilly Riot en juin dernier, Imelda est déjà une star majeure dans son pays natal et vient tout juste d’être lancée sur le marché français. Avec succès semble-t-il puisque la date affiche complet. Sexy comme tout moulée dans sa robe léopard et les talons aiguilles aux pieds, Imelda fait chavirer les têtes de linottes de l’assistance masculine. Sa voix, grave, est à se damner et peut scotcher tout le monde aussi bien en mode électrique qu’accompagné d’un simple ukulélé, la belle Imelda possède plus d’un atout pour séduire le public. D’une maladresse charmante quand elle essaye de parler français, bien mise en valeur, c’est elle la star, le reste du groupe est plus en retrait, Imelda a fait sensation. Son groupe est particulièrement bien rodé, rompu a l’exercice et passe sans difficulté du rockabilly au jazz contexte dans lequel Imelda fait merveille grâce à son chant swing en diable. Remplacera-t-elle Amy Winehouse (dans un genre certes un peu différent) dans les petits cœurs des fans éplorés ?

samedi 5 novembre 2011

Steve Earle and The Dukes and Duchesses, La flèche d’or, 22 octobre 2011.


Retour sur une scène parisienne de la légende country Steve Earle, avec son groupe The Dukes à ses côtés. C’est un également un retour à ses racines une fois passée la phase expérimentale ou il était accompagné d’un DJ. Un changement toutefois, le groupe s’appelle dorénavant The Dukes and Duchesses puisqu’il compte dans ses rangs deux musiciennes y compris sa femme Allison Moorer. Au cours de cette soirée, qui s’est déroulée en deux temps, un premier set en remplacement de la première partie d’une heure environ suivi d’un deuxième set beaucoup plus long, Steve Earle a revisité sa carrière et les différents styles musicaux qu’il a visité au cours de cette dernière. De la country bien sur mais aussi du rock nettement plus lourd (« Copperhead Road ») et du folk (« My old friend the blues »). Pour ce faire Earle utilise toute une palette d’instruments qui va de la guitare au bouzouki (une guitare grecque) en passant par le violon, l’orgue et l’accordéon. Autre atout dans la manche de ce vieux barde de Steve Earle un excellent groupe et un particulier un talentueux guitariste, Chris Masterson originaire d’Houston (Texas). Retenez ce nom, ce type là est brillant. Pas chien, Earle laisse à chaque musicien le temps pour s’exprimer quitte à se retrouver au rang de simple sideman. Allison Moorer (par ailleurs auteur de jolis contre-chants) a pu caser plusieurs compos perso, idem pour le fameux Chris Masterson (qui œuvre aussi dans le groupe The Mastersons) et même le bassiste aura droit à son petit quart d’heure de gloire. Evidemment connaissant l’engagement du bonhomme, le show prend parfois des allures de tribune politique et en particulier quelques petites piques sur le sujet de l’immigration. Les artistes country étant assez rares de ce côté-ci de l’Atlantique, on ne peut que se féliciter d’avoir pu assister à cette bien dépaysante soirée.

mercredi 2 novembre 2011

Mark Knopfler + Bob Dylan, Bercy, 17 octobre 2011.


Le temps d’une tournée commune, le deuxième assurant la première partie du premier, le légendaire Bob Dylan retrouve Mark Knopfler qui fût son producteur durant les années 80 (pas les meilleures de l’artiste soit dit en passant).

On commence donc avec Mark Knopfler et cette fois-ci point de « Sultans of swing » mais une espèce de bouillie/soupe d’inspiration celtique, nouvelle obsession de l’ex-Dire Straits. Les compositions s’étirent en longueur, procurant un sentiment lénifiant chez l’auditeur, jouées par un groupe très (trop ?) nombreux. Ce n’est que lors d’un blues joué en trio, avec un batteur et une contrebasse pour simple accompagnement, que Knopfler retrouve une simplicité salvatrice. Excellent morceau que ce blues à la fois long et hypnotique durant lequel le guitariste prouve qu’il n’a rien perdu de son délicat toucher de guitare. Les sons que Knopfler arrive à tirer de son instrument sont à la fois purs et cristallins et viennent en partie de son jeu au doigt sans l’aide d’un médiator. Méthode qui a fait toute sa réputation auprès des guitaristes amateurs…

Il fallait voir la mine déconfite des spectateurs, dont plusieurs grappes ont quitté la salle avant même la fin du show… Comme il en a bien souvent pris l’habitude ces dernières années, Bob Dylan transforme complètement ses compositions sur scène au point que l’on reconnaît certaines grâce aux paroles et non la mélodie. Et ce Dylan qui ne joue pratiquement plus de guitare sur scène mais du clavier, sur le côté de la scène, histoire d’assurer une vue parfaite pour une partie du public (dont nous faisions partie) sur… le dos de l’artiste ! Cependant, accompagné par un excellent groupe, d’inspiration folk, country et un soupçon de rock n'roll estampillé 50's entre autres sources de la grande musique américaine, cette relecture du répertoire de Dylan vaut vraiment le coup d’être écoutée pour peu qu’on lui porte l’attention qu’elle mérite. A la fin du concert le débat fait rage, dans les couloirs de Bercy, entre fans de l’artiste. Entre autre pomme de discorde, le jeu d’harmonica, jugé trop fort par certains dans le but de cacher une supposée faiblesse en la matière. Soyons clairs Dylan n’est jamais passé pour un instrumentiste virtuose, tant à la guitare qu’à l’harmonica, à la Jimi Hendrix. Ce qui fascine chez lui c’est les compositions. Si le talent d’un artiste se mesure à la prise de risques de ce dernier alors Dylan en est un et un très grand qui plus est…

mardi 1 novembre 2011

Jeu Concours Blues sur Seine

Le festival Blues sur Seine et My head is a jukebox vous offre la compilation (hors-commerce donc collector) de l'édition 2011 du festival. Pour participer rien de plus simple envoyez un email à l'adresse suivante myheadisajukebox@gmail.com en précisant dans l'objet "Concours Blues sur Seine". Les plus rapides gagneront un cd. Attention les disques sont disponibles en quantité limitée. Good luck.

jeudi 27 octobre 2011

Lulu Gainsbourg : « Jazz EP »


En attendant la sortie de son premier album prévue pour le 14 novembre prochain, Lulu Gainsbourg, fils de qui vous savez, propose un premier avant-goût avec cet EP composé de 4 extraits du futur album. Revisitant le répertoire jazz de son père, genre qui était loin de laisser ce dernier indifférent (cf. l’album Confidentiel), Lulu multiplie les plaisirs passant du style manouche « Le poinçonneur des lilas » à des tentatives plus free, « Intoxicated man ». Intervenant comme producteur, Lulu livre ici une relecture instrumentale de l’œuvre paternelle, seule « La Javanaise » est chantée par Richard Bona. La suite de l’aventure musicale de Lulu est prévue pour le 14 novembre prochain avec la sortie de l’album hommage « From Gainsbourg to Lulu ».

www.lulugainsbourg.com

Hot Wild Party

Les Tambours du Bronx : « Fukushima mon amour »


Après 24 ans de carrière (le groupe est né en 1987), 20000 bidons détruits et 100 000 mailloches brisées, Les Tambours du Bronx sont de retour avec un deuxième album live dont le titre « Fukushima mon amour » sonne comme un étrange croisement entre Alain Resnais et l’actualité récente. Comme son patronyme l’indique Les Tambours du Bronx frappent fort, ils ne sont pas moins de 17 musiciens sur scène et pour la majorité des percussionnistes jouant sur des bidons de récupération. Cette force de frappe exceptionnelle par son ampleur est mise au service d’une musique entre heavy metal et techno. Adeptes d’une démarche plutôt expérimentale les Tambours du Bronx mélange rythmes industriels (un peu trop pour mes oreilles toutefois mais il s’agit d’une opinion personnelle) et tribaux, on pense notamment à l’afrobeat. Nos amis gothiques feraient bien d’y jeter une oreille car ils pourraient bien y trouver leur compte en matière d’ambiance…

Disponible en édition cd/dvd.

www.tamboursdubronx.com

mardi 25 octobre 2011

Concert Ablaye Thiossane

Attitude Net et My Head is a jukebox ont le plaisir de vous inviter au concert d'Ablaye Thiossane le 3 novembre prochain au New Morning. 3 invitations pour deux personnes sont à gagner. Pour participer rien de plus simple envoyez-moi un mail à l'adresse suivante : myheadisajukebox@gmail.com en précisant dans l'objet Concert Thiossane. Les plus rapides emporteront la mise. Good luck !

Smoking Smoking



Duo féminin composé des deux amies Audrey Ismael et Vanessa Filho, Smoking Smoking avait déjà été repéré en première partie d’Aaron propose l’image saisissante de deux jeunes filles debout derrière un unique clavier. Leur premier EP est d’une simplicité saisissante, un piano, un peu de guitare acoustique, un soupçon d’harmonica mais surtout des harmonies vocales à tomber par terre. Faisant de l’économie (volontaire) de moyens une force, Smoking Smoking peint une toile tellement intime qu’on a l’impression de la connaître depuis toujours. Parfois un peu sombre, jouant d’un registre qui part du versant obscur de la pop (« Whoever ») pour aller jusqu’au folk légèrement « countrysant » (« Young Cowboy ») Smoking Smoking dépeint tout au long de ces cinq titres un univers à la mélancolie contagieuse.


www.myspace.com/smokingsmoking


www.facebook.com/smokingsmoking



EN CONCERT LE 31 OCTOBRE A LA LOGE


Pour visionner le clip de "Are we lucky" cliquez ici

dimanche 23 octobre 2011

STARFUCKER 2011 EUROPEAN TOUR

Nov 18, 2011 - Club Control, Bucharest, Romania
Nov 19, 2011 - Postbahnhof, Berlin, Germany
Nov 20, 2011 - Michelberger Hotel, Berlin, Germany
Nov 22, 2011 – PMK, Innsbruck, Austria
Nov 23, 2011 - B72, Vienna, Austria
Nov 24, 2011 - Kino Siska, Ljubljana, Slovenia
Nov 25, 2011 - Royal, Baden, Switzerland
Nov 26, 2011 - Amalgame Club, Yverdon-Les-Bains, Switzerland
Nov 29, 2011 - White Heat @ Madame Jojo's, London, United Kingdom
Dec 1, 2011 - Schlachthof, Wiesbaden, Germany
Dec 3, 2011 - Hundertmeister, Duisburg, Germany
Dec 4, 2011 – Paradiso, Amsterdam, Netherlands
Dec 6, 2011 – V58, Aarhus, Denmark
Dec 7, 2011 - Debaser, Stockholm, Sweden
Dec 8, 2011 - Debaser, Malmo, Sweden
Dec 9, 2011 – Klubb Din Mamma, Linkoping, Sweden
Dec 10, 2011 - Parkteatret, Oslo, Norway

Mamas gun : « The life and soul »


Deuxième album pour ce quintet anglais qui œuvre dans le registre plutôt ingrat de la « soul pop ». Mélange des genres dont le but est de gommer le plus possible toutes les aspérités d’un style musical afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Une sorte de plus petit dénominateur commun musical qui a fait la gloire d’une Amy Winehouse ou, plus proche de nous, de Ben l’Oncle Soul. De fait on entend un peu de tout sur ce nouvel opus, de la soul motown, une guitare rock, de la pop music, un soupçon de funk mais rarement une vraie personnalité. Certes l’album n’est pas mauvais en soi, mais on mentirait en disant qu’il y a quoi que ce soit ici qui accroche vraiment l’oreille. C’est tout simplement plat et sans grand relief. Et il y aura certainement des dizaines de personnes pour expliquer en quoi l’album est génial. Forcément, la production cadrée au millimètre du « produit » devrait lui assurer un joli succès auprès d’une frange particulièrement bien ciblée du public et sur les ondes de la FM. Les amateurs exigeants retourneront écouter Sharon Jones…

www.myspace.com/mamasgun

samedi 22 octobre 2011

Paul Personne + A l’ouest : « Face B »


Comme à la bonne vieille époque du vinyle, Paul Personne décline son nouvel effort en deux temps, une face A (sortie au printemps dernier) et maintenant une face B toujours accompagné par l’excellent trio normand A L’ouest. Cette deuxième partie se situe dans la droite lignée de la première et tout au long de ces dix titres (dont deux instrumentaux qui clôturent le disque) Paul confirme son savoir-faire en matière de guitare et de songwriting. Le diptyque ainsi constitué forme une plongée dans les musiques roots américaines mais avec la langue française comme guide. C’est un festival de guitares blues « La route du temps » et rock, « Le bout d’la route », « Longue absence » qui ressemble un peu au « Down by the river » de Neil Young. L’album nous réserve également quelques beaux moments acoustiques comme l’excellente « Sweety » où la voix râpeuse de Paul fait des merveilles accompagnée par des arpèges folk et des percussions chaleureuses. Et puisqu’on parlait de Neil Young un peu plus tôt, Paul paraît régénéré par cette collaboration avec A l’ouest comme ce bon vieux Neil quand il retrouve Crazy Horse. Deux albums en forme de retour à l’essentiel.

www.paulpersonne.com

www.myspace.com/alouestleband


mercredi 19 octobre 2011

Slow Joe & The Ginger Accident : « Sunny side up »


Depuis un peu plus d’un an, les lecteurs fidèles de ce blog peuvent suivre les aventures et l’incroyable destin de Slow Joe & The Ginger Accident. Petit rappel des faits antérieurs à destination des nouveaux arrivants : après une vie passée en marge de la société, ancien toxicomane, l’indien Joe Rocha (a.k.a) Slow Joe croise la route d’un jeune musicien lyonnais en vacances, Cédric de la Chapelle. Aventure qui atteint son climax avec la sortie de ce premier album : « Sunny side up » alors que Joe fête son 68ème anniversaire. Et c’est avec émotion que l’on découvre cet effort inaugural. Un disque extrêmement riche et dense dont les racines sont à chercher dans la musiques des années 50 et 60 bien sur mais pas uniquement. L’alliage entre la jeunesse et la fougue du Ginger Accident combinée avec l’expérience d’un vétéran qui jusque là n’avait chanté professionnellement donne un résultat unique. Un disque à la fois pop psychédélique : « Money Mama », « Brunette Blonde » (sous influence Pink Floyd/Beatles) et roots les excellentes « Long long walk » et « Back home soon » sans oublier les ballades parfois jazzy « Cover me over » où non « Give me your love ». On a finalement qu’un seul regret l’étonnant mix a cappella de « Just one touch » dont la version sur l’ep sorti l’an dernier semblait meilleure. Le tout est porté par la sublime voix de Joe, à la fois crooner et/ou rocker qui peut, suivant les contextes, se glisser sans difficulté dans les chaussons d’Elvis, de Frank Sinatra ou de Jim Morrisson. Un classique en devenir.

www.slow-joe.com


dimanche 16 octobre 2011

France de Griessen, le nouveau casino, 14 octobre 2011.


(c) Frédéric Ambroisine

Environ un mois après la sortie de son excellent album « Electric Ballerina » France de Griessen foule une scène parisienne en compagnie du fidèle guitariste Shanka (par ailleurs membre des Dukes et de No one is innocent). Après un premier titre a cappella, ce dernier rejoint France sur scène. Le court set d’une demi-heure environ met en valeur le côté folk et country de la musique de France mais pas uniquement. Shanka attaque ses cordes comme si il disposait de watts par dizaine derrière lui, au point que l’on pourrait parler de punk acoustique. Le sentiment est particulièrement prégnant sur « I want to be you » qui ne perd rien en intensité par rapport à l’original. C’est tout le truc de France, de trouver de la douceur dans la violence et inversement, comme sur la bouleversante ballade « perce-neige », douce comme une berceuse alors que le texte évoque l’anarchie. France de Griessen, en bonne actrice de théâtre et performeuse, occupe l’espace avec grâce, reste féminine même en hurlant. Une première partie au goût de trop peu, souhaitons-lui de bientôt partir en tournée sur toutes les scènes de France et de Navarre en tête d’affiche accompagnée d’une formation complète. Son talent le mérite amplement.

www.francedegriessen.com

www.myspace.com/francedegriessen

mercredi 12 octobre 2011

The Dukes + The Subways, La Maroquinerie, 12 octobre 2011.


The Subways (c) Tom Oldham

The Dukes (c) Natydred

Alors là les enfants, s’il vous plaît, on arrête de rire deux minutes et on sort les guitares ! Avis de tempête sur la scène de la maroquinerie : du bon et du gros son est en effet attendu en ce mardi soir et en la matière on a affaire à de sacrés artilleurs.

On commence donc avec The Dukes, groupe découvert l’année dernière avec leur premier EP (chronique ici) et dans lequel on retrouve les guitaristes Shanka et Gaspard Murphy, le batteur Greg Jacks et le bassiste Steven Galtera. En attendant la sortie de l’album, prévu pour le 5 décembre prochain, le groupe sillonne actuellement les routes d’Europe. Pour cette escale à la maison le groupe rencontre un franc succès auprès du nombreux public (le concert affiche complet), et se déchaîne sur scène : les sauts de cabri de Gaspard, la séance de slam guitare en main de Shanka dont on a pu admirer les chaussures de près. Musicalement l’affaire fait plus que tenir la route : une dynamique rythmique héritée du punk, un gros son métal pour les guitares, des mélodies power pop et en plus un étonnant micro de guitare utilisé par Shanka pour chanter tout en déformant sa voix. La formule est classique mais ultra efficace, la prestation est en tout cas enthousiasmante. Ils sont de plus très influencés par le folk et la country (cf l’interview réalisée l’année dernière) leur album « victory » s’annonce donc particulièrement excitant. Une affaire à suivre de très près.

On continue ensuite dans un registre à peu près similaire avec The Subways, trio anglais un peu perdu de vue ces dernières années et de retour avec un troisième album sorti récemment, pour une prestation à forte valeur énergétique. Le groupe s’amuse visiblement beaucoup ne tient pas en place et envoi de belles avoinées de guitare. On peut toutefois leur reprocher un côté un peu monolithique ce n’est que lorsque Billy troque sa Gibson SG pour une guitare demi-caisse au son clair que le groupe retrouve un peu mélodie, du moins lors de premières mesures d’intro. Une formation attachante malgré tout et dans tous les cas un grand moment de défonce électrique…

http://www.thedukesmusic.com/

http://thesubways.net/

The Barettes Le 18 octobre au café la Cigale

lundi 10 octobre 2011

Ladylike Dragons : « Turn them into gold »


Le trio seine et marnais Ladylike Dragons est de retour quelques mois après la parution d’un ep, « Love and so on » (chronique ici) qui avait fait sensation un peu plus tôt cette année. Sur cet effort, le deuxième pour le groupe après « Heart Burst » en 2009, le groupe confirme les bonnes dispositions aperçues au printemps dernier. On y retrouve ce collage détonnant entre des mélodies (power) pop et un blues rock garage sale drivé tout en puissance par le batteur Yann. Mais ce n’est pas tout Ladylike Dragons peut aussi jouer sur la corde sensible le temps d’un « my dad » émouvant. La voix de la chanteuse Cindy est pour beaucoup dans le pouvoir d’attraction exercé par le groupe. Elastique pouvant à la fois atteindre des sommets d’émotions (« Compromises », « Sun dog trail ») comme plonger la tête la première dans la bagarre lorsque le guitariste Seb se met en tête de lâcher les chevaux exercice pour lequel le musicien montre des dispositions certaines (« He saved the son » ; « Love and so on »). La formule guitare/basse/batterie est certes classique et a été entendue maintes fois par ailleurs, mais la qualité du songwriting et la compétence des musiciens fait ici la différence. Efficace sans jamais être tape à l’œil, cet album ravira tous les amateurs d’un rock brut basé sur les guitares.

www.myspace.com/ladylikedragons

dimanche 9 octobre 2011

Flying Pooh : « Never slow down »


Sorte de gang d’irréductibles, les Flying Pooh sont à fond, toujours, et ce depuis 1992. Le temps passe, les groupes disparaissent les uns après les autres dans les limbes de la petite histoire du rock, les Flying Pooh eux restent et ainsi que le clame avec fierté le titre de ce quatrième effort n’ont aucunement l’intention de lever le pied. C’est donc un nouvel album pied au plancher que nous livre le sextet valdoisien, comme une manière de shoot d’adrénaline rock n’roll. Sur une base garage punk du meilleur goût, FP rajoute sa patte personnelle rajoutant ici des nappes de synthés « Cabaret », ou une guitare surf là « Dance with me my lov » qui entraîne l’auditeur sur une route désertique du Nouveau Mexique. Entre autres réussites de ce disque « O’Brother » voit le groupe toucher du doigt une grandiloquence baroque assez inattendue, comme si la plage avait été composée pendant une projection du « Rocky horror picture show ». Cependant les Flying Pooh ne perdent jamais de vue leur vertu cardinale, l’urgence, délivrant avec « The Lose » ou « So happy » des titres agressifs comme ils en ont le secret procurant un plaisir immédiat. Une petite réussite rock n’roll, comme quoi on peut s’appeler « crotte volante » et pour autant de pas faire de la musique de m…

www.flyingpooh.com

www.myspace.com/flyingpooh

www.facebook.com/flyingpooh

Moonjellies : « Inner anger feather »


Trente neuf minutes et vingt trois secondes. En trente neuf minutes et vingt trois secondes, Moonjellies nous prouve qu’il est encore possible, en 2011, de tomber en amour avec un disque. Quatuor originaire de Tours, les Moonjellies avaient pris l’habitude de se retrouver toutes les semaines dans la foret afin d’y trouver l’inspiration. Damien Morrisseau (guitare), Julien Schmidt (guitare, piano), Guillaume Padiolleau (basse) et Daniel Idrovo-Mora (batterie) ont certainement retiré de ces ballades une forme de sérénité qui irradie tout au long de ce disque. Pop ligne claire, sous l’influence raffinée des Beatles, « Inner anger feather » prends, dès la première écoute, des allures de classique instantané un peu comme un vieil enregistrement des sixties tombé dans l’oubli. Moonjellies s’impose dès lors comme une évidence, le groupe n’invente certes rien, mais le fait avec plus de talent qu’ailleurs. L’écoute réveille chez les fans de rock de vieux souvenirs, ceux des frissons procurés par la découverte de Neil Young, Nick Drake (pour la mélancolie), Elliott Smith ou Love. Leur réputation de pouvoir rivaliser avec les meilleurs groupes anglo-saxons (dixit Emmanuel Tellier) n’est en l’espèce absolument pas usurpée.

www.myspace.com/themoonjellies

samedi 8 octobre 2011

Brandt Brauer Frick : « Mr Machine »


Le très ambitieux ensemble Brandt Brauer Frick est de retour avec ce nouvel album « Mr Machine » sorte de symbiose entre musique symphonique et électronica. Reprenant la démarche de leur album précédent (chronique ici) BBF, dans une sorte de grande continuité musicale, mélange les sonorités classiques, piano, cordes, à des beats et autres bruitages électro. Passée l’inquiétante intro « Mr Machine », le groupe part généralement d’un motif, du piano souvent, répétitif et entêtant répété à l’envi, que l’ensemble développe ensuite de façon orchestrale pour arriver finalement à une sorte de grand final. Le procédé fonctionne sur des titres assez longs, l’album ne comprend que 8 plages mais toutes entre quatre et huit minutes. L’ensemble multiplie les climats et ambiances tantôt doux et apaisé, parfois inquiétants, la grande nouveauté du disque résidant dans l’apparition de voix sur « Pretend ». Malgré son caractère foncièrement novateur, Brandt Brauer Frick, fait penser aux compositeurs des années 1970. L’album est en tout cas fortement conseillé à tous les mélomanes exigeants.

www.brandtbrauerfrick.de

www.myspace.com/brandtbrauerfrick

New Look



Duo canadien composé de la chanteuse Sarah Ruba et du claviériste Adam Pavao, New Look s’était déjà fait remarquer avec un premier EP en 2008. Pour ce premier album, le duo ne propose pas vraiment un « regard neuf » comme promis mais plutôt un coup d’œil nostalgique dans le rétroviseur de nos souvenirs. D’inspiration 80s, le duo compose une new wave atmosphérique et synthétique fortement chargée en claviers vintage et autres bruitages un peu kitsh. La chanteuse Sarah Ruba apporte la touche humaine de l’affaire sa voix ample et douce emballe l’auditeur le plus aguerri. Feutré et sexy, définitivement un disque du soir…

http://www.myspace.com/newlooknewlooknewlook

En concert :

10 octobre 2011, Soirée Custom au Nouveau Casino (Paris)

12 octobre 2011, Silencio (Paris)

mercredi 5 octobre 2011

Thomas Dutronc : « Silence on tourne en rond »


Si il y en a un qui ne tourne pas en rond, c’est bien lui. Après un premier effort au succès grand public considérable, Thomas Dutronc est de retour, toujours en français, mais opérant un virage musical vers une destination plus pop/rock. En fait Thomas Dutronc est l’héritier, dans tout les sens du terme, des grands artisans de la chanson française des années 1970 (et notamment ses parents). Un album qui évite intelligemment les effets de manche et de mode pour jouer la carte d’une simplicité salvatrice : des guitares, des batteries, un peu de clavier et parfois du violon. L’accent est mis sur l’écriture, les textes sont emprunts d’un humour parfois un peu désabusé, les mélodies sont soignées. Mais Thomas reste un musicien aguerri, grandi au son du jazz, qui retrouve le temps des quatre instrumentaux qui émaillent l’album les accents gypsy des débuts. C’est bien sur un album de guitariste mais surtout de la belle ouvrage.

www.thomasdutronc.com

lundi 3 octobre 2011

Vernissage France de Griessen

AC/DC : « Let there be rock »



9 décembre 1979. En pleine tournée européenne, AC/DC fait escale au Pavillon de Paris, donnant un concert qui sera immortalisé par une équipe française. Après une première sortie en VHS le 1er septembre 1980 ce concert filmé mythique sera tombé dans les oubliettes de l’histoire avant de renaître de ses cendres cet automne en format DVD et Blu ray. Il s’agit d’un document exceptionnel la captation ayant eu lieu quelques semaines seulement avant le décès tragique du chanteur Bon Scott, qui surviendra le 19 février 1980, lequel ne vivra pas assez longtemps pour voir le film fini. Entrecoupé d’interviews d’époque des membres du groupe, évidemment celles de Bon sont les plus émouvantes, le métrage met en lumière ce qui fera le succès planétaire du quintet australien à savoir l’exceptionnelle connivence entre les deux frères guitaristes Malcolm et Angus Young, le feu et la glace. Car si l’on a de cesse de vanter, à juste titre d’ailleurs, l’exceptionnelle qualité des solos d’Angus et la dimension visuelle incontestable que ce dernier apporte au show, il faut le voir faire des pirouettes dans son costume d’écolier sans jamais foirer une seule note, tout cela ne serait rien sans la solidité rythmique de son frère Malcolm. Car on ne le dira jamais assez mais Malcolm, bien que dans l’ombre de son frère, est un des plus remarquables guitaristes de l’histoire du rock, et peut-être bien le meilleur guitariste rythmique du monde. Imperturbable, droit dans ses bottes, rien ne peut faire dévier de sa trajectoire de tank du son (remarque qui peut également s’étendre à la section rythmique toute entière, Cliff Williams à la basse et Phil Rudd à la batterie). Et d’autant plus, on a un peu tendance à l’oublier, mais Malcolm cosigne la quasi-totalité du répertoire du groupe. Un serial-riffeur en quelque sorte. Servi dans son édition deluxe, le joli coffret en métal contient également une série de photos et l’affiche originale en haute résolution, un médiator et un livret de 32 pages signé Anthony Bozza, un spécialiste reconnu du groupe. Si pour une raison inexplicable vous n’êtes toujours pas fan, vous n’allez pas tarder à le devenir…

www.facebook.com/LetThereBeRock1979