dimanche 29 juin 2008

Michael Powers, Terra Blues Club, New York City, 16 juin 2008.





Il y a quelques mois, grâce à la lecture, toujours passionnante, du magazine Soul Bag, j’ai appris l’existence de Michael Powers, l’un des meilleurs bluesman en activité à New York City. Sachant que j’allais bénéficier de quelques jours de « vacances » (est-il possible de prendre des vacances et du repos à NYC ?) dans la big apple, je m’empressais de noter l’adresse du Club ou Powers se produit régulièrement, le Terra Blues Club et de vérifier le tout en ligne…

C’est donc comme ceci que l’histoire a commencé. Elle s’est terminée, outre-Atlantique, par une longue marche à pied à travers Manhattan et les quartiers du theater district et de Chelsea, pour finalement arriver à Greenwich Village, là ou se trouve le Terra Blues, là ou jadis, dans les années 60, battait le cœur jazz et folk de New York, dans le sillage de Bob Dylan et de Karen Dalton.

Greenwich Village, c’est un village au cœur de la mégalopole, c’est à la fois vert, calme et reposant quand on sort de l’agitation proprement affolante de Times Square. Le touriste se fait plus rare et c’est ici qu’on réalise qu’une vie à New York ne se résume pas à une horde de businessmen qui toisent la foule d’estivants. La vie y semble bohème, on trouve des boutiques de disques, d’instruments, de fringues, le tout est « vintage ». Et puis, il y a des bars et de la musique un peu partout…

Pour ce qui sera, hélas, ma seule soirée de libre, je m’arrête donc à Bleecker Street, où est sis le Terra Blues, qui est, comme me le confirmera le propriétaire des lieux, le dernier véritable club de Blues à Manhattan, c’est ainsi, les choses changent, parfois pas dans la direction désirée… Une fois la porte du club poussée, j’ai compris ce que j’étais venu chercher et pourquoi cela valait la peine de se donner tant de mal. L’atmosphère est intime, on se sent rapidement à l’aise, l’endroit est plutôt sombre, des bougies trônent sur les tables. L’accueil est chaleureux, la serveuse charmante à tout point de vue.

Seul petit point noir, le show tarde à commencer, la faute à un orage aussi soudain que violent qui s’est abattu sur Manhattan, provoquant des embouteillages sans fin, dans lesquels est coincé Michael Powers qui arrive avec une bonne heure de retard puis par un ampli récalcitrant qui provoque chez Michael un profond soupir : « Oh Boy ! Gimme strenght… » (Donnez-moi la force…).

Accompagné par son bassiste sur quelques morceaux ou seul à la guitare folk ou électrique, Powers fascine dès son entrée en scène. Un jeu de guitare percutant, une voix chaude et profonde, de bonnes compositions. Son blues est très fortement teinté de rock 60s comme le prouve ses reprises (sur disque) de Jimi Hendrix, Count Five, Love et de folk de la même époque, il reprend également Bob Dylan et Leonard Cohen. Pour ses compositions personnelles, Michael s’inspire souvent de ses voyages avec de très beaux instrumentaux dédiés à Madrid et à la magnifique ville d’Istanbul (que j’ai eu la chance de visiter il y a un an).

« Il y avait un gars, qui était là vendredi dernier, un Français. On essaye de monter une tournée en Europe, de venir faire quelques festivals ». Jusqu’à présent, Michael Powers n’a jamais eu trop l’occasion de venir faire un tour de ce côté-ci de l’Atlantique, à l’exception de quelques concerts en Italie et en Finlande. Espérons que cela change bientôt, car il mérite vraiment d’être découvert. D’ici là, il vous faudra traverser un océan pour avoir l’occasion de le vérifier par vous-même. Il occupe la scène du Terra Blues club tous les lundis en acoustique à 19 heures ou avec son groupe, Michael Powers Frequency, le vendredi pour le set électrique de 22 heures.

http://www.michaelpowers.com/
www.myspace.com/powersblues
http://www.terrablues.com/

9 commentaires:

Eric D. a dit…

Bravo pour ce blog et content que vous ayez pu découvrir Michael Powers... En espérant que qu'un festival se décide à l'inviter enfin en France, il le mérite!

My Head is a Jukebox a dit…

Merci Eric pour votre visite et ce commentaire sympa.

nancycampus a dit…

Bonjour,

Je voudrais utiliser une photo de lisa kekaula chanteuse de bellrays qui est sur votre site.
C'est assez urgent. Je peux vous expliquer plus précisément ma demande.
Voici mon mail :
t.bellia@free.fr

merci !

Thierry

saab a dit…

Superbe découverte de blues, j'aime bien écouté les titres sur son Myspace.

PS j'ai parlé d'un nouveau groupe Golden Animals c'est de la pop psycghédélique avec un chanteur qui possède une voix proche de celle du leader des The Doors, peut être aimeras-tu ?

My Head is a Jukebox a dit…

Hello Miss Saab,

Je suis un peu largué en ce moment, il faut que j'aille découvrir ça rapidement.

Cafe Castor a dit…

merci pour cette belle visite de New-York et la découverte de ce musicien

My Head is a Jukebox a dit…

Cher Café Castor,

Merci de ta visite.

Régis

mpbas1 a dit…

Contente que vous l'ayez decouvert! C'est vrai il fau qu'il vienne en France!! Je payerai n'importe quel prix pour le voir, et tout les gens que je connai c'est pareil...C'est quand que les programmeurs de festivals vont se reveiller?

Sarah a dit…

J'ai remarquer que tout les gens a qui je parle veulent que Michael Powers vienne en France...
Une bonne facon de le faire venir serait de contacter des festivals!
Par example jazz a vienne (www.jazzavienne.com) le numero a appeller est sur le site. Demandez leur Michael Powers de New York. Son site est www.michaelpowers.com
Si assez de gens font ca, un festival contactera surement le manager de Michael et on l'entendra en fin en France!