mercredi 20 août 2008

Paul Weller : 22 Dreams




Le nouvel album de Paul Weller nous donne une fois de plus l’occasion de souligner l’incroyable vivacité de ce musicien après trois décennies passées au service du rock n’roll. J’avais déjà évoquée sa carrière l’année dernière (voir mon message du 24 février 2007) et ce nouveau disque ne fait que confirmer ce que l’on sait déjà : Paul Weller est un grand ! Avec l’aide du fidèle Steve Cradock (Ocean Colour Scene), du légendaire Robert Wyatt (Soft Machine), de ses potes d’Oasis (Noel Gallagher, Gem Archer), des nouveaux venus Little Barrie (voir mes messages des 4 mars, 8 juin 2007 et 5 juin 2008) et Graham Coxon (ex-Blur) ; le « Modfather » nous gratifie d’un grand cru. A l’instar des doubles albums classiques des années 60, le menu est particulièrement copieux cette fois-ci : 21 titres (petite référence au titre dudit opus) et autant d’occasions de varier les plaisirs et les prises de risques. Bien loin de se contenter de ce qu’il sait faire à la perfection, Paul Weller joue sur différents registres. L’album s’ouvre avec « Light Nights », chanson acoustique aux relents de Nick Drake qui est bien loin de donner le ton de cet opus. En effet dès le deuxième titre « 22 dreams » on change de registre pour retrouver le Paul Weller dingue de soul et de rhythm n’blues bien aidé pour l’occasion par le trio Little Barrie, pas spécialement manchot en la matière. Notons également un hommage à John Coltrane sur l’instrumental jazzy « Song for Alice » ; « Invisible » titre interprété seul au piano sous influence Beatles ; la pop rêveuse de « Black River » et « The dark pages of september lead to the new leaves of spring ». Avec « Lullaby für Kinder » Weller ose même s’attaquer à la musique classique, arrangements de cordes à l’appui. « 111 » offre la facette la plus expérimentale de Weller à base d’orgues Moog et Mellotron. Mais la palme revient à mon avis à « Cold Moments », chanson la plus classique du disque mais diablement efficace. Il ne s’agit là évidemment d’un petit aperçu car ce disque n’offre aucun temps mort ou faible, chaque morceau nous emmène vers des nouveaux horizons et mérite d’être écouté tant Weller fait montre d’un impeccable savoir-faire en matière de songwriting. Un album bouillonnant, foisonnant et au final passionnant. La bande-son de vos rêves.

http://www.paulweller.com/
www.myspace.com/paulweller

Paul Weller : "22 Dreams"

Paul Weller : "Have you made up your mind"


Paul Weller : "Echoes around the sun"

3 commentaires:

sabine a dit…

Merci pour la découverte, j'ai écouté les extraits sur Myspace et c'est de la balle, il a une énergie du tonerre !

PS : je n'ai pas eu le temps d'en parler mais si comme tu as aimé les Golden Animals, je te donne un autre tuyau The Black Angels
http://www.myspace.com/theblackangels
eux je suis sûre tu vas adorer, le psychédélisme dans tous ses états !

My Head is a Jukebox a dit…

Saab, c'est toi ? Merci pour le conseil, The Black Angels ça a l'air pas mal. Apparement ils sont potes avec Roky Erikson, le légendaire leader du 13th floor elevator, ca ne peut que me plaire ça !

@+
Régis

saab a dit…

Oui c'était bien moi avec un autre compte google, tête en l'air que je suis !