Assez méconnu dans nos contrées, Chris Smither, 80 ans au compteur, a pourtant fait salle pleine dans l’écrin de l’Archipel, qui fait également office de salle de cinéma, un public nombreux se presse dans les travées où l’on parle beaucoup anglais, accent américain en prime. Ce qui n’est pas le cas du chanteur vétéran, parfaitement francophile et francophone. Chris Smither donc, a sorti ses deux premiers albums au tout début des années 1970, avant une longue éclipse et fait depuis le mitan des années 1980 une carrière d’une remarquable régularité. A peine moins rugueux que le regretté Calvin Russell, seul sur une chaise, sa guitare folk en mains, Chris Smither a donné un show intimiste et old-school, sans artifice aucun, sans loop ou autre gadget d’un autre âge. Chez le natif de la Nouvelle-Orléans, seul compte la chanson, tout en respectant la sainte trinité, folk, blues et country. Autant d’idiomes que le chanteur exhale de tout ses pores et qu’il sert de sa voix burinée par les ans. Son jeu de guitare se révèle remarquable, et ses arpèges dégoulinent de feeling tandis qu’il bat la mesure du pied. Sa voix et sa seule guitare suffisent pour remplir l’espace. Un grand moment d’Americana en plein Paris, remarquable !
https://www.facebook.com/ChrisSmitherMusic